Villes sûres et inclusives

Un groupe qui parle en publicVilles sûres et inclusives (SAIC) est une initiative de recherche menée à l’échelle mondiale et financée conjointement par le CRDI et le Department for International Development du Royaume-Uni. Elle vise à documenter les liens entre la violence, la pauvreté et l’inégalité en milieu urbain. Des équipes de recherche dans 16 pays travaillent dans 40 villes de l’Amérique latine, de l’Asie du Sud et de l’Afrique subsaharienne pour mettre à l’épreuve l’efficacité des théories, des stratégies et des interventions en matière de réduction de la violence en milieu urbain.

Les résultats de la recherche du projet SAIC en Côte d’Ivoire portant sur le rôle croissant des jeunes à l’égard de la violence, dirigé par l’Université Alassane Ouattara, a suscité l’intérêt du ministère de l’Enseignement supérieur, des représentants de la Cour suprême, de l’Assemblée nationale, de différents ministères et de la société civile. Suite à un événement de sensibilisation sur les politiques qui était axé sur l’amélioration de la gestion de la violence urbaine, particulièrement parmi les jeunes, le gouvernement ivoirien a créé un projet national intitulé Programme d’intégration des jeunes vulnérables. Le programme vise à resocialiser les jeunes de 14 à 21 ans qui appartiennent à des gangs de rue afin de favoriser leur intégration dans la société, en leur fournissant les compétences ainsi que la formation civique et à la citoyenneté nécessaires à l’inclusion. De plus, le gouvernement a ordonné au ministre responsable de la promotion de la jeunesse et à tous les autres ministères concernés de prendre des mesures d’urgence pour mener à bien ce projet. Depuis juin 2016, le nombre de jeunes ciblés a augmenté de 300 à 1 000 enfants. Le CRDI explore actuellement d’autres occasions de collaborer avec des partenaires en prenant appui sur ce programme novateur.

Les constatations de la recherche découlant de l’étude appuyée par le projet SAIC sur le Programme de travail communautaire en Afrique du Sud, dirigé par le Centre for the Study of Violence and Reconciliation, ont attiré l’attention des fonctionnaires nationaux responsables de l’emploi du secteur public, y compris du vice-président du pays. Le Programme de travail communautaire est un programme de réduction de la pauvreté qui donne la possibilité aux Sud-africains sans emploi ou sous-employés de travailler deux jours par semaine. Les résultats ont démontré non seulement une réduction de la pauvreté, mais également un plus grand sentiment d’appartenance à la communauté chez les participants, dans les endroits où le Programme est en place. Plus de 200 000 participants (dont 75 % étaient des femmes) ont été employés, et les chercheurs ont trouvé que le programme a contribué à renforcer les liens sociaux et à réduire la criminalité. Les résultats ont incité le gouvernement national à approuver une deuxième phase de la recherche afin de mettre à l’essai des façons pratiques visant à intensifier les interventions au sein des 186 sites du Programme de travail communautaire. Les leçons tirées seront appliquées aux sites du Programme dans l’ensemble du pays et seront communiquées à l’échelle internationale.

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