Renforcer l'engagement du secteur privé en ce qui concerne l'adaptation aux changements - David Wei

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Intervieweur :   Bonjour, David.

David Wei :         Bonjour.

Intervieweur :   Pouvez-vous nous parler un peu de vous et de Business for Social Responsibility (BSR)  ?

David Wei :         Je m’appelle David Wei. Je suis le directeur du climat de BSR et je dirige nos activités relatives au climat, lesquelles comprennent des travaux portant sur la recherche, la collaboration et la consultation. BSR (Business for Social Responsibility) est une organisation sans but lucratif mondiale. Nous avons un réseau de 250 entreprises membres, et la plupart d’entre elles sont de très grandes entreprises. De plus, nous travaillons avec elles à l’avant-garde de la durabilité. Essentiellement, au cours des 25 dernières années, nous avons travaillé avec ces entreprises afin d’intégrer de nouvelles idées et de nouvelles mesures à la durabilité. En fait, nous pensons que la résilience aux changements climatiques est l’une des choses pour lesquelles les entreprises devraient maintenant prendre des mesures.

Intervieweur :   Pouvez-vous nous mentionner brièvement les choses dont vous nous parlerez aujourd’hui au cours de la discussion  ?

David Wei :         Aujourd’hui, je suis ici, au CRDI, pour participer à une causerie-midi sur un projet que le CRDI a très généreusement financé pour nous. Il s’agissait d’un projet de recherche sur la façon dont nous pourrions augmenter les investissements du secteur privé dans l’adaptation ou la résilience aux risques climatiques physiques. Bien sûr, ce projet comprenait une composante de recherche. Par exemple, nous avons élaboré un cadre sur la façon de travailler avec le secteur privé en vue de renforcer la résilience. De plus, nous avons produit un document d’orientation sur les différents moyens par lesquels le secteur privé fournit ce financement, et nous avons mené des évaluations des politiques nationales pour six pays. Au final, je crois que ce que je veux réellement dire au CRDI, en partie avec beaucoup de reconnaissance, c’est que ce travail de recherche a eu une d’énormes répercussions qui se sont fait sentir sur deux plans.

Premièrement, la recherche a éclairé nos engagements envers nos entreprises membres, qui sont de très grandes multinationales. Le fait de changer un peu leur orientation pourrait changer beaucoup de choses sur le terrain. Ainsi, nous avons travaillé avec l’une des plus importantes entreprises dans le domaine de l’alimentation, des boissons et de l’agriculture; l’une des quatre plus grandes entreprises américaines de télécommunication; et l’une des plus importantes banques d’investissement. Maintenant, nous commençons à travailler avec un grand fabricant d’instruments médicaux, et nous avons un autre engagement à l’égard d’un important fabricant d’ordinateurs personnels et d’imprimantes. Dans chaque cas, ces entreprises sont venues nous demander de les aider à assurer la résilience de leurs activités et de leurs chaînes d’approvisionnement, ainsi que celle des collectivités dans lesquelles leurs chaînes d’approvisionnement sont intégrées. Cela nous donne l’occasion d’appliquer cette recherche afin qu’elle ait des répercussions sur les collectivités, tout au long de ces chaînes d’approvisionnement. II s’agit donc de la première partie des répercussions; cette recherche a des répercussions grâce à notre engagement avec nos entreprises membres.

La deuxième partie, qui s’est en fait avérée une surprise pour moi, est qu’il s’agissait de l’un des premiers projets menés par notre organisation qui étaient exclusivement axés sur la résilience aux changements climatiques. Auparavant, nous avions accompli beaucoup de travail sur l’atténuation ou la réduction des émissions, mais nous avions peu travaillé sur cet aspect. Je crois que, en partie grâce à ce travail, notre organisation, BSR, a choisi la résilience aux changements climatiques comme étant l’un des principaux thèmes pour un nouveau programme visant à créer une entreprise durable. Ainsi, dans le cadre de notre stratégie, notre équipe responsable des changements climatiques considère que la résilience aux changements climatiques sera l’une des trois priorités jusqu’en 2020. En octobre dernier, notre organisation a produit un rapport pour souligner son 25e anniversaire qui s’intitule « L’avenir de l’entreprise durable ». Dans ce rapport, nous présentons un nouveau programme comportant trois points, dont le premier est la résilience aux changements climatiques. De la même façon, Aron Cramer, notre président-directeur général, siège au comité consultatif du Sommet mondial de l’action climatique. Ce dernier aura lieu en septembre et sera organisé par le gouverneur de la Californie, Jerry Brown. L’un des points que nous soulèverons lors de ce sommet est la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux changements climatiques, et les nouvelles mesures que pourraient prendre les entreprises pour assurer la résilience des chaînes d’approvisionnement. Dans ce sens, presque à ma grande surprise, je pense que le travail qui est fondamentalement axé sur la recherche a eu des répercussions sur les entreprises sur le terrain, mais qu’il aura aussi des répercussions durables et à plus long terme car il a déterminé notre orientation en tant qu’organisation.

Intervieweur :   Laissez-moi prendre un peu de recul pour vous poser la question suivante : pourquoi la résilience climatique est-elle importante  ? De plus, pourquoi croyez-vous qu’il est important que le secteur privé participe à la résilience climatique  ?

David Wei :         Je crois qu’il y a deux façons d’aborder cette question. La première est que les entreprises du secteur privé sont maintenant obligées de participer à la résilience climatique. Elles ne pourront plus choisir de ne pas y participer car les changements climatiques présentent des risques matériels aux entreprises. Je crois également que les récents phénomènes météorologiques extrêmes qui ont eu lieu au cours des dernières années, ou même l’année dernière lors de l’ouragan Harvey, le montrent très clairement. Par conséquent, le temps est venu pour les entreprises de tenir compte du fait qu’elles devront composer avec les répercussions physiques du climat et devenir résilientes face à celles-ci; toute entreprise qui aura du succès dans le futur sera résiliente face aux changements climatiques.

Je crois que la deuxième raison pour laquelle les entreprises doivent participer à la résilience climatique est qu’il n’existe aucun moyen de la développer à l’échelle mondiale sans l’aide du secteur privé. Le rapport sur les lacunes d’adaptation mentionne clairement que la différence entre le financement qui est fourni publiquement et le financement nécessaire pour développer la résilience aux répercussions des changements climatiques est très importante, peut-être 10 fois moins élevé. En ce sens, pour être très honnêtes, si nous ne pouvons pas mobiliser ou orienter le financement du secteur privé à grande échelle, nous ne pourrons peut-être pas devenir résilients dans le futur, et cela sera au détriment des communautés vulnérables dans le monde.

Intervieweur :   Donc, les entreprises doivent participer à la résilience climatique, mais croyez-vous qu’elles ont la responsabilité de le faire  ?

David Wei :         Voilà une excellente question, celle de la responsabilité. Honnêtement, je pense que la majorité des personnes croient que, en raison du fait que la résilience face aux répercussions physiques du climat est un bien public, c’est le secteur public qui doit s’en occuper et que le secteur privé ne doit y jouer aucun rôle. En vérité, ce n’est pas le cas, que l’on examine la question du point de vue du secteur public ou du secteur privé.

Premièrement, je pense que la responsabilité sociale de l’entreprise s’élargit et qu’elle doit maintenant jouer un nouveau rôle. Chez BSR, nous examinons en quelque sorte la nature de ce nouveau rôle, c’est-à-dire le rôle élargi que joue l’entreprise dans le contrat social. Dans ce sens, nous croyons que le rôle de l’entreprise change et qu’il change dans un contexte perturbateur. De plus, je pense que, même en examinant le secteur privé (ou l’entreprise), en l’examinant pour lui-même, dans le passé, les entreprises auraient pu examiner uniquement leurs propres activités ou leurs propres infrastructures. Ils auraient pu dire qu’elles étaient responsables de leur usine, de ses murs et des choses qui se trouvaient à l’intérieur de l’usine. C’est de moins en moins le cas, surtout lorsqu’il est question des changements climatiques. En raison des répercussions des changements climatiques et des chaînes d’approvisionnement mondiales qui sont distribuées partout, dans les cas où l’on constate un faible niveau de stocks et des retombées qui se font sentir partout dans le monde très rapidement, un événement qui se produit peut perturber une entreprise très, très rapidement. L’ouragan Harvey perturbera les centres de distribution ainsi que les clients, et il affectera les entreprises de nombreuses façons. Dans ce sens, pour être honnêtes, nous pourrions aussi dire que c’est dans l’intérêt d’une entreprise de développer la résilience tout au long de sa chaîne d’approvisionnement et, pour y arriver, d’examiner la question dans ses grandes lignes, au-delà des murs de l’usine et de la ligne de clôture. En effet, je sais qu’il s’agit de l’un des exemples les plus fréquents, mais il est inutile de renforcer les murs de votre usine si la route est inondée et que vos employés ne peuvent pas se rendre à l’intérieur de l’usine. C’est un simple fait, mais il souligne que la résilience des communautés ainsi que celle de la chaîne d’approvisionnement font de plus en plus partie intégrante d’une entreprise résiliente, c’est-à-dire d’une entreprise fructueuse.

Intervieweur :   En général, comment croyez-vous que les entreprises du secteur privé peuvent travailler avec le secteur public pour s’assurer que tout fonctionne bien, si l’on peut dire  ?

David Wei :         Il s’agit d’une excellente question et, en fait, les partenariats public-privé ont fait l’objet d’excellentes discussions au cours des dernières années. Ce qui est merveilleux, c’est qu’il existe bon nombre d’initiatives qui ont été lancées par le secteur public et dans le cadre desquelles des plans de résilience sont en cours d’élaboration. Je vais vous donner un exemple. Nous faisons un peu de travail concernant la résilience en Asie, lequel est financé par la Fondation Rockefeller. Cette dernière a créé un réseau de villes appelé « 100 villes résilientes », dans lequel chaque ville possède un agent principal chargé de la résilience ainsi qu’une stratégie en matière de résilience. Dans le cadre de notre collaboration avec eux, nous arrivons progressivement au point où nous cherchons maintenant à établir un lien entre l’entreprise et la ville, en vue de faire avancer conjointement la mise en oeuvre de ces stratégies de résilience. Il existe certainement un grand intérêt à cet égard de la part des villes, et nous sommes très intéressés à susciter ce même intérêt de la part des entreprises. Selon moi, il faudra mener une action concertée, particulièrement, et encore une fois, la résilience se produit à l’échelle locale, donc une action concertée à l’échelle locale entre, par exemple, une ville ou un district particulier et une entreprise dans cette ville ou ce district, afin de développer la résilience au bout du compte.

Intervieweur :   Selon vous, qu’est-ce qui est nécessaire, même en tant que bailleur de fonds, pour inciter le secteur privé à travailler avec le secteur public pour s’assurer que les communautés sont résilientes  ?

David Wei :         Habituellement, la façon dont les bailleurs de fonds encouragent les projets qui visent à développer la résilience est liée en quelque sorte au fait de travailler avec le projet en préparation qui se classe au deuxième rang en ce qui a trait au niveau de risque. Il s’agit du modèle traditionnel de financement relatif aux changements climatiques. Par ailleurs, je crois que notre travail, qu’il y ait ou non une façon de changer le comportement des entreprises, ne signifie pas simplement d’exploiter un projet en demandant à un bailleur de fonds de le financer et d’assumer cette part de risque; cela n’est pas viable sur le plan commercial. En fait, notre travail consiste à trouver une façon de travailler avec les entreprises afin de changer leurs propres stratégies, de sorte qu’elles pourront assimiler l’idée de développer la résilience climatique et de la mettre en oeuvre dans l’ensemble de leurs programmes. Cela multipliera son impact, selon la portée potentielle d’une entreprise. Je crois également qu’il tente d’exploiter différents types de financements, pas simplement le financement consacré à chaque projet, mais également, par exemple, les dépenses en capital d’une entreprise, ses acquisitions, ou le financement consacré à la gestion de ses risques. Dans ce sens, nous tentons de trouver une façon élargie d’examiner comment le financement pourrait être mobilisé par l’entremise des entreprises afin de développer la résilience climatique, lequel ne serait pas uniquement déployé sur une base transactionnelle, projet par projet.

Intervieweur :   Vous voulez dire que nous devons voir au-delà de la portée d’un projet [00:12:36].

David Wei :         Oui, c’est une façon de voir les choses. Évidemment, lorsque vous essayez de mobiliser davantage de fonds, la première étape consiste en quelque sorte à élargir la façon dont vous abordez le sujet.

Intervieweur :   En faisant cela, voyez-vous des défis que vous devrez relever en tant que personne, et que BSR devra relever, dans son ensemble, afin d’atteindre les objectifs que vous avez décrits jusqu’à maintenant  ?

David Wei :         Oui, je constate qu’il faudra relever certains défis pour mobiliser les entreprises en vue de développer la résilience climatique. L’un de ces défis, que vous avez déjà mentionné, est l’idée qu’il s’agit d’un bien public et que, par conséquent, le secteur privé ou l’entreprise n’a aucun rôle à jouer. Bien sûr, je suis en désaccord avec cette idée et je crois qu’il y a d’autres défis. Par exemple, même les entreprises qui sont très intéressées à développer leur propre résilience travaillent avec des données qui, souvent, ne sont pas suffisamment granulaires. Elles ont besoin de données ou d’outils qu’elles pourront utiliser à l’interne et qui leur permettront d’utiliser les renseignements pour développer leur résilience dans l’ensemble des programmes ou en utilisant ces derniers. Je crois qu’il s’agit là d’un autre défi. On a également l’impression que la résilience est une toute nouvelle question figurant en tête de l’ordre du jour. Bien entendu, chez BSR, nous nous efforçons de la retirer de l’ordre du jour. Il faut cependant prendre en considération qu’il s’agit d’une nouvelle notion, tandis que la réduction des émissions d’une entreprise est maintenant un sujet très courant. Il est difficile de trouver une grande entreprise qui n’a pas établi un ensemble d’objectifs en matière de réduction des émissions, mais il est encore plus rare de trouver une grande entreprise qui a établi une stratégie claire visant à développer sa résilience climatique. Donc, dans ce sens, nous avons uniquement effleuré le sujet. Nous croyons du moins que nous avons uniquement effleuré le sujet. Afin de pouvoir placer une question en tête des préoccupations, il sera toujours nécessaire de fournir une éducation, de renforcer les capacités et, essentiellement, d’être disposé à en parler et à mentionner son importance, en vue d’intégrer un nouveau sujet dans les priorités de l’entreprise; cela, en soi, nécessitera beaucoup d’efforts.

Intervieweur :   Pour terminer, je voulais simplement vous poser la question suivante : comment croyez‑vous que le travail que vous accomplissez avec le secteur privé - parce qu’il s’agit encore un peu d’un travail de haut niveau - comment peut-il se répercuter sur les communautés et développer leur résilience en même temps  ?

David Wei :         Il s’agit d’une excellente question parce qu’il s’agit en quelque sorte de la question à 64 000 $, n’est-ce pas  ? Je veux dire que c’est vraiment une question importante, mais je voudrais juste en ajouter une autre. D’une certaine façon, il y en a deux. Les entreprises possèdent des plans de continuité des activités, n’est-ce pas  ? C’est un principe de gestion 101 pour elles. La véritable question est la suivante : Comment une entreprise choisira-t-elle d’investir s’il existe un risque plutôt que de [00:15:41 fuir  ?]. De plus, comment le fera-t-elle d’une manière qui ira au-delà de sa ligne de clôture et qui développera la résilience de la communauté au lieu de sa propre infrastructure  ? Voilà les deux questions importantes auxquelles il faudra répondre. Je pense que, en partie, les entreprises apprendront que la résilience des communautés accroîtra leur propre résilience et que ces sujets ne s’excluent pas mutuellement; une entreprise durable accorde un véritable intérêt à la résilience des communautés. Les moyens concrets qui permettront de développer la résilience des communautés sont liés aux différents programmes qu’une entreprise administre par l’entremise de sa chaîne d’approvisionnement; différentes entreprises administrent donc différents programmes. Par exemple, un producteur de café exploitera des pépinières et fournira des prêts aux caféiculteurs. Il y aura des programmes visant à autonomiser les femmes dans les usines. Fait intéressant, chez BSR, l’une des initiatives dont nous sommes le plus fiers n’est pas liée au climat et s’intitule HERproject. En fait, cette initiative vise à former les femmes qui travaillent dans une usine en Asie du Sud-Est. Ainsi, le développement de la résilience des communautés dépendra vraiment des programmes que les entreprises mettront en place. Elles les mettent déjà en place. Certains sujets, comme l’autonomisation des femmes et les droits humains, figurent depuis très longtemps dans les priorités des entreprises et ont fait l’objet de mesures par ces dernières. Au final, si nous voulons sensibiliser les communautés sur ce nouveau sujet, la résilience climatique, nous devrons utiliser ces programmes pour rejoindre les communautés et les aider à devenir résilientes.

Intervieweur :   Je vous remercie. C’était fort intéressant. Avant de terminer, avez-vous quelque chose à ajouter ou des sages paroles que vous souhaiteriez partager avec nous  ?

David Wei :         Des sages paroles, c’est très amusant. Je crois que j’aimerais ajouter une dernière chose. Au sein de la communauté climatologique, la résilience a toujours été, en quelque sorte, la vilaine grande soeur des mesures d’atténuation et de la réduction des émissions. Elle était habituellement traitée de façon moins prioritaire. Par exemple, on a pu le constater lors de la négociation de l’Accord de Paris en 2015. Un effort considérable a été déployé pour établir in objectif mondial concernant la résilience à l’article 7, pour compléter l’objectif mondial sur l’atténuation qui figure à l’article 4. En effet, je crois que, sur le plan conceptuel, la résilience et l’atténuation sont simplement deux côtés de la même médaille. Honnêtement, nous aurons besoin des deux pour avoir le monde idéal dans lequel nous voulons vivre. Nous devrons également atteindre l’objectif de l’Accord de Paris, soit de maintenir l’augmentation de la température mondiale en dessous de 2 degrés Celsius, et essayer de faire bien plus que ça. Par ailleurs, nous devrons vraiment composer avec les répercussions auxquelles nous sommes déjà confrontés et qui s’accentueront au cours des prochaines années et décennies.

Je pense que mon principal point est que beaucoup de personnes discutent afin de déterminer si le moment est venu d’intégrer la résilience dans les priorités des entreprises. Chez BSR, nous croyons que le temps est venu de le faire. Nous pensons également qu’il existe clairement une occasion d’encourager les entreprises à développer leur résilience climatique, que le sujet est assez mûr, et qu’il y a suffisamment d’intérêt et d’information pour y arriver. Les répercussions potentielles sur le terrain seront importantes et elles seront nécessaires pour obtenir le monde durable et équitable dans lequel nous voulons vivre. Ce n’était peut-être pas le cas il y a dix ans, mais je pense que c’est le cas maintenant. C’est pourquoi notre organisation s’intéresse à ce sujet.

Intervieweur :   Je vous remercie. Il a été très agréable de parler avec vous. Et oui, c’est tout pour nous.

FIN DE L’ENREGISTREMENT SONORE                                                                 

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