Une solution prometteuse pour remplacer les antibiotiques dans la production avicole

06 juin 2019
Poulets
© Worldbank

Le secteur avicole en Tunisie représente 12 % de la production agricole, 33 % de la production animale et 59 % de la production de viande.

Malgré son grand potentiel, l’industrie avicole fait face à de nombreuses contraintes qui peuvent nuire à la rentabilité. Celles-ci comprennent les pertes économiques et les répercussions sur la santé humaine associées aux maladies, et une demande croissante d’information de la part des consommateurs concernant l’incidence de l’aviculture sur la salubrité alimentaire, le bien-être animal et l’environnement.

Une solution prometteuse pour remplacer les antibiotiques

Les bactériocines (une substance antibactérienne) sont de plus en plus reconnues comme étant l’une des solutions les plus prometteuses pour remplacer les antibiotiques dans la lutte contre les germes multirésistants dans la production animale. Toutefois, malgré l’abondante documentation, les données scientifiques sur l’innocuité de ces molécules pour les humains et les animaux sont rares.

Objectifs de la recherche

Le but de ce projet est de limiter la propagation de la résistance aux antibiotiques dans les exploitations avicoles tunisiennes. Une approche multidisciplinaire sera adoptée pour étudier le potentiel des bactériocines en tant que solution de rechange thérapeutique et prophylactique dans la production avicole.

Ces travaux de recherche produiront des preuves et des données scientifiques rigoureuses qui permettront d’encourager l’utilisation des bactériocines afin de mieux contrôler certaines infections intestinales courantes et d’améliorer le rendement et la rentabilité des exploitations.

Résultats escomptés

Le résultat prévu est le développement de procédés industriels pour produire des bactériocines purifiées pouvant inhiber certains pathogènes bactériens tels que Salmonella et E. coli, tout en stimulant la croissance dans l’industrie avicole.

Institutions principales

Ce projet est une collaboration entre l’Université Laval au Canada, L’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis en Tunisie, et le Muséum national d’histoire naturelle en France.

  • Durée : 33 mois
  • Budget : 1 780 400 CAD