Transformer le système d’administration des vaccins au Ghana : déterminer quelles approches sont bénéfiques pour les femmes

17 mai 2019
Photo: Sven Torfinn. Janvier 2013. Mission du CRDI, Kenya 106510, en coopération avec le KARI (Institut de recherche agricole du Kenya)
Sven_Torfinn / Panos Pictures

Au Ghana, 63 % des personnes extrêmement pauvres dépendent de l’agriculture pour assurer leur subsistance, et les femmes constituent la plus grande partie de cette population. Malgré leur dépendance à l’agriculture, les femmes ghanéennes possèdent moins d’animaux d’élevage, utilisent moins d’engrais, disposent de moins d’équipements mécaniques, terminent moins d’années d’études et affichent des taux de fréquentation scolaire plus faibles que les hommes.

L’aviculture fermière et la production caprine sont prévalentes et jouent un rôle important dans la subsistance des agricultrices, qui sont généralement responsables de ces espèces. La maladie de Newcastle, la peste des petits ruminants, et la pleuropneumonie contagieuse des caprins sont les principales causes de décès des poulets et des chèvres. Il existe bien des vaccins au Ghana, mais ils sont souvent hors de portée des femmes en raison de divers obstacles, notamment des systèmes d’administration qui ne sont pas axés sur les besoins, les préférences et les capacités des femmes; des problèmes de mobilité pour les éleveuses ainsi que des normes sexospécifiques qui influent sur la possession et la gestion des animaux d’élevage par les femmes.

Mise à l’essai d’approches innovantes pour l’administration des vaccins

Ce projet consistera à mettre à l’essai deux approches novatrices d’administration des vaccins – une méthode adaptée en fonction du sexe et une méthode transformative – en adaptant l’approche CARE, laquelle est fondée sur les écoles d’agriculture et de commerce favorisant la transformation à l’égard des sexospécificités, pour faciliter la participation durable des femmes à la vaccination des animaux d’élevage. Les deux approches s’attaquent aux obstacles pratiques à l’accès ainsi qu’aux barrières liées au sexe, telles que les normes sexospécifiques influant sur la prise de décision et la mobilité des femmes. Le projet a le potentiel de générer des connaissances dans de nombreux domaines, y compris sur les aspects techniques, physiques (mobilité) et socioéconomiques (accès au crédit, croyances et normes) et dans la manière dont ceux-ci interviennent dans l’adoption des vaccins.

Résultats escomptés

Le principal résultat de ce projet sera l’amélioration des moyens de subsistance et de l’égalité entre les sexes dans les familles rurales pauvres vivant dans des communautés isolées, grâce à l’accroissement du revenu du ménage, de la sécurité alimentaire et de l’influence des femmes, en raison d’un meilleur accès aux services de santé animale menant à un rendement accru des élevages. Le projet contribuera grandement au discours mondial, notamment en ce qui concerne la mesure holistique et quantifiable de l’autonomisation des femmes dans le système agricole. Il permettra de sensibiliser davantage les prestataires de services de vaccination aux rôles distincts des hommes et des femmes dans les chaînes d’administration des vaccins et d’améliorer leurs capacités à étendre les campagnes de vaccination.

Institutions principales

Ce projet est une collaboration entre CARE International Ghana et l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI) au Kenya.

  • Durée du projet : 36 mois
  • Budget : 1,58 million de CAD