Mise au point d’un vaccin contre la septicémie hémorragique

11 mars 2020
IDRC/Bartay

Le défi

La septicémie hémorragique, causée par la bactérie Pasteurella multocida, est une maladie bactérienne aiguë et souvent mortelle touchant principalement les bovins et les buffles en Asie et en Afrique.

La plupart des pays d’Asie considèrent la septicémie hémorragique comme la plus importante maladie contagieuse chez les bovins et les buffles. À l’échelle mondiale, elle est la deuxième cause de mortalité pour les buffles et la cinquième pour les bovins.

Les épidémies de septicémie hémorragique peuvent avoir des conséquences économiques dévastatrices. Elles mettent non seulement en péril les moyens de subsistance en raison de la réduction de la production animale, mais entravent aussi la récolte de cultures essentielles qui dépend de la traction animale.

Problèmes avec les vaccins actuels

La vaccination est la méthode la plus efficace et la plus économique pour lutter contre la septicémie hémorragique. Toutefois, les vaccins actuels sont souvent inefficaces, en raison des nombreuses variantes de la bactérie en circulation; une vaccination efficace exige donc l’isolement de chaque variante et la préparation d’un vaccin dirigé contre celle-ci.

Dans la première phase de ce projet, les chercheurs ont réalisé une validation de principe préliminaire et ont démontré qu’une molécule de la bactérie conserve la capacité de protéger les bovins contre la septicémie hémorragique. L’objectif de la deuxième phase du projet est d’améliorer les performances et la production de cette molécule et de la fabriquer à l’échelle industrielle. Ainsi, l’équipe continuera à utiliser la conception structurelle de pointe des protéines pour faire progresser un nouveau vaccin universel contre la septicémie hémorragique en vue de sa commercialisation.

Résultats escomptés

Ce projet permettra de concevoir et de mettre à l’essai un vaccin capable d’apporter une réponse immunitaire protectrice croisée contre tous les sérotypes de septicémie hémorragique chez les bovins. Le vaccin devrait offrir une protection plus sûre, plus efficace et de plus longue durée que les vaccins commerciaux existants qui contiennent des bactéries tuées.

Principaux établissements

Le projet est le fruit d’une collaboration entre l’Université de Calgary, l’Université de Toronto et l’Institut vétérinaire national d’Éthiopie.

  • Durée : 28 mois
  • Budget : 1,5 million de dollars canadiens