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L’imagerie des satellites et des téléphones cellulaires augmente l’assurance-récolte adaptée aux changements climatiques au Kenya

13 septembre 2019
Media
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Le fonds Cultiver l’avenir de l’Afrique (CultivAF) est un partenariat de 35 millions de dollars canadiens (37 millions de dollars australiens) sur dix ans entre le CRDI et le Australian Centre for International Agricultural Research (ACIAR). CultivAF finance la recherche appliquée visant à améliorer la sécurité alimentaire, la résilience et l’égalité des sexes en l'Afrique de l'Est et du Sud.

Les aléas climatiques causent de graves difficultés aux petits exploitants agricoles au Kenya, et les changements climatiques risquent d'accroître leur vulnérabilité aux conditions climatiques extrêmes. La prévision de pertes possibles décourage les agriculteurs de faire des investissements favorisant la productivité, les confinant à une agriculture à faible risque, mais à faible rentabilité. L'assurance agricole peut être une approche durable pour stimuler les investissements chez les petits exploitants agricoles et améliorer leur résilience et leur productivité.

La problématique

Les moyens de subsistance de millions de petits exploitants agricoles dans les pays en développement sont menacés en raison des événements météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur. On s'attend à ce que ces risques augmentent considérablement en raison des changements climatiques.

L'assurance-récolte protège les agriculteurs contre les risques financiers posés par les conditions climatiques imprévisibles et a été largement préconisée comme un outil pour aider les ménages agricoles à éviter les pièges de la pauvreté et à investir dans l'agriculture à forte productivité adaptée aux changements climatiques. Cependant, il existe très peu de régimes d'assurance efficaces ciblant les petits exploitants. Les coûts élevés de surveillance et de vérification de l'assurance traditionnelle, la faible demande d'assurance indicielle qui élimine le besoin de vérifier les pertes et l'absence d'options complémentaires de gestion des risques (comme l'irrigation et les cultivars résistant à la sécheresse) sont autant de facteurs limitants.

La recherche

Les chercheurs compareront l'assurance fondée sur les photos et les images satellites avec l'assurance fondée sur la zone et le rendement, pour évaluer leur efficacité en ce qui a trait à l'augmentation de la productivité, la résilience et de la sécurité alimentaire des petits exploitants agricoles. Ils utiliseront l'imagerie des satellites et des téléphones cellulaires pour vérifier les pertes, observer les pratiques de gestion et interagir avec les agriculteurs.

Les chercheurs évalueront rigoureusement la demande de régimes d'assurance et l'influence de ces derniers. Ils encourageront l'adoption de technologies favorisant la productivité, mais résilientes, grâce à un regroupement de graines résistantes au stress et d'avis éloignés. Les photos au sol prises par les agriculteurs aideront à réduire les coûts de surveillance, à minimiser les risques de base et à créer des synergies avec les technologies adaptées aux changements climatiques. En prenant des photos des cultures assurées, les agriculteurs participeront directement au processus d'assurance et amélioreront la confiance et la tangibilité.

Les résultats attendus

  • 45 000 agriculteurs formés quant aux avantages des stratégies de gestion des risques adaptées aux changements climatiques, parmi lesquels un tiers devrait adopter la technologie;
  • Accroissement de l'utilisation de I'imagerie des satellites et des téléphones cellulaires pour améliorer l'assurance-récolte adaptée aux changements climatiques au Kenya;
  • Augmentation de l'adoption de technologies permettant d'accroître la résilience (irrigation et utilisation de variétés résistant à la sécheresse);
  • Réduction des pertes de récoltes dues aux risques climatiques et accroissement de l'utilisation de technologies résistantes au climat (comme l'irrigation), qui devraient améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à long terme;
  • Augmentation de la productivité et de la diversité de production;
  • Augmentation de la couverture d'assurance et réduction des primes d'assurance;
  • Développement de la confiance entre les agriculteurs et les assureurs en utilisant une assurance basée sur des photos, ce qui permettra à un plus grand nombre d'agriculteurs d'adopter des produits d'assurance.

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