Des étudiants du Myanmar acquièrent des compétences et de l’expérience en recherche au Canada

17 septembre 2018
UBC School of Public Policy and Global Affairs
UBC School of Public Policy and Global Affairs
Khin Yu Yu Win (YUE); Kerry Ross (MPPGA); Aung Ko Ko (YUE); Shashi Enarth (MPPGA); Kai Ostwald (MPPGA).

Deux jeunes professionnels du Myanmar ont eu l’occasion de vivre leur passion pour la recherche au Canada grâce à la collaboration entre l’Université de Colombie-Britannique (UBC) et la Yangon University of Economics (YUE), la principale école de commerce et d’économie du Myanmar. La collaboration entre les universités fait partie d’un effort plus vaste soutenu par Le savoir pour la démocratie au Myanmar, une initiative du CRDI et d’Affaires mondiales Canada dont l’objectif est de préparer une nouvelle génération de jeunes acteurs et d’accroître le recours à la recherche pour élaborer des politiques fondées sur des faits.

En décembre 2017, Khin Yu Yu Win et Aung Ko Ko, deux étudiants en administration publique de la YUE, sont arrivés à Vancouver en plein coeur de l’hiver pour commencer un semestre dans le programme de maîtrise en politiques publiques et en affaires mondiales de la UBC. La session de quatre mois au Canada a permis aux étudiants de parfaire leur aptitude à effectuer des recherches de qualité, ce qui pourrait ultimement contribuer à guider l’adoption de politiques au Myanmar.

Diversité et dialogue

Les deux étudiants ont surmonté les difficultés liées à la langue, à la température et au style d’enseignement adopté à la UBC, qui met l’accent sur l’interaction, le dialogue, les discussions et les débats. À titre de comparaison, au Myanmar, on enseigne aux étudiants dans un style linéaire où les enseignants donnent les cours à des classes allant jusqu’à 70 étudiants.

« Une des choses que j’ai apprises est la diversité », affirme Aung Ko Ko, relativement à son séjour à Vancouver. « Beaucoup de personnes de par le monde viennent ici pour étudier. Elles ont des croyances, des cultures et un bagage différents. Même si nos antécédents culturels et notre bagage sont différents, nous vivons en paix ici en nous entraidant et comprenant les uns les autres. Le Myanmar est un pays composé de plus de 100 groupes ethniques et nous tentons aujourd’hui de collaborer les uns avec les autres pour bâtir une nation démocratique développée. Nous avons besoin de ce genre de valeur et de compréhension mutuelles. »

Les deux étudiants ont participé activement aux discussions et aux événements officiels et parascolaires ayant eu lieu à la UBC, et à la fin du semestre, ils ont déclaré qu’ils avaient acquis des compétences supplémentaires en recherche et aussi une plus grande confiance.

Recherche pour une plus grande égalité entre les sexes

Pendant ses études à UBC, Khin Yu Yu Win, cofondatrice de l’académie des genres (une entreprise de consultation offrant des analyses sexospécifiques, des recherches et de la formation au Myanmar), a analysé le moyen de subsistance des hommes et de femmes. Ses recherches étaient axées sur la division du travail et des rôles sexospécifiques au sein des personnes déplacées qui se sont établies à Thilawa, une zone économique spéciale située au sud de Yangon et créée par le gouvernement pour promouvoir les investissements étrangers directs.

Aung Ko Ko, un médecin qui a travaillé dans le secteur public de la santé depuis 2009, a analysé les inégalités en santé fondées sur le sexe parmi les migrants internes d’un canton de Yangon. Il a également exploré le degré de sensibilité à l’inégalité entre les sexes dans le système de soins de santé.

Avant de quitter la UBC, les deux étudiants ont présenté leur projet de recherche à la faculté et aux étudiants de l’université.

Collaboration universitaire future

Khin Yu Yu Win et Aung Ko Ko sont maintenant de retour au Myanmar, et se sont engagés à partager ce qu’ils ont appris à la UBC. Ils ont organisé des séances avec des collègues et des étudiants de la YUE afin de transmettre les nouvelles connaissances et compétences qu’ils ont acquises. Aung Ko Ko a également fait du bénévolat à titre de facilitateur pour le programme d’été 2018 de la UBC, pour renforcer la capacité de recherche sur les politiques à la YUE.

Le programme d’été de trois semaines de la UBC et de la YUE a attiré 59 participants, dont 42 femmes. Bon nombre étaient des étudiants-cadres de la YUE, la plupart des professionnels en milieu de carrière du gouvernement et des organisations non gouvernementales, en plus du personnel de la faculté et du personnel enseignant de la YUE. Les cours portaient notamment sur la visualisation des données pour appuyer la recherche sur les politiques, les approches économiques à l’évaluation des politiques et la façon de communiquer clairement les résultats et les conclusions de recherche.

Le soutien pendant les sessions à la UBC, le programme d’été, ainsi que les autres formations et échanges ciblés avec les principaux chefs de file de la YUE posent les fondements d’une collaboration plus étroite entre les deux universités.

En savoir plus sur Le savoir au service de la démocratie du Myanmar.