Réseaux de microtravail et de production virtuelle en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est

L'utilisation d'Internet et des technologies mobiles continue de croître à un rythme effréné dans les pays en développement, ce qui pourrait ouvrir aux travailleurs pauvres et non spécialisés de véritables possibilités de revenus. L'économie numérique regorge de possibilités de microtravail et de nouveaux emplois virtuels, dont
- la modération du contenu affiché dans les médias sociaux;
- la catégorisation des produits offerts dans les boutiques en ligne;
- la traduction de contenu en ligne.

Selon une étude récente de la Banque mondiale, le marché du microtravail se chiffrerait à environ 3 milliards de dollars par année et les pays les moins développés pourraient eux aussi tirer profit de cette économie virtuelle émergente.

Certaines initiatives privées ou financées par des bailleurs de fonds font l'essai des nouveaux modèles commerciaux rendus possibles par Internet, et ont recours à la main­d'oeuvre abordable des pays en développement pour fournir des services aux clients des pays plus avancés. Ces modèles sont également désignés sous le nom d'" externalisation ouverte avec rémunération " (paid crowdsourcing). À titre d'exemple, le site Mechanical Turk d'Amazon permet aux travailleurs de choisir et d'exécuter des tâches simples en ligne, d'en rendre compte directement au moyen d'une plateforme en ligne et d'être rémunérés pour le travail accompli. Il peut s'agir de tâches simples comme ajouter une légende à des photos ou rédiger une description ou une évaluation de produits. D'autres entreprises, notamment Samasource, oDesk et microWorkers, ont elles aussi compris qu'il peut s'avérer efficace de retenir les services de travailleurs se trouvant à la base de la pyramide. Quiconque dispose d'un accès à Internet peut tirer profit de ces occasions d'emploi.

Le présent projet explorera ce phénomène émergent ainsi que le potentiel des réseaux de production virtuelle en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. Plus précisément, l'équipe de recherche
- examinera la structure des réseaux de production virtuelle en Afrique et en Asie;
- évaluera leurs effets bénéfiques et néfastes sur les travailleurs;
- explorera les facteurs qui pourraient atténuer les effets néfastes et accroître les possibilités d'effets bénéfiques;
- créera des occasions d'échanges avec des responsables des politiques et des praticiens;
- éclairera les programmes visant à libérer le potentiel de développement des activités de travail virtuel.

L'Oxford Internet Institute et l'Université de Pretoria collaboreront également à l'étude des modèles de production virtuelle en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud-Est. L'équipe de recherche s'efforcera de mieux comprendre leur fonctionnement. Elle analysera les effets bénéfiques et néfastes de ceux-ci sur les travailleurs et trouvera des solutions pour atténuer les effets néfastes. Enfin, le projet servira à combler les lacunes dans les connaissances en la matière et à éclairer les pratiques et les investissements à l'avenir.

Projet nᵒ

107384

État du projet

Actif

Date de début

Saturday, March 1, 2014

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Osir, Ellie Onyango

Financement total

CAD$ 468,600

Pays

Afrique, Asie de l'Est et du Sud

Chargé(e) de projet

Dr. Mark Graham

Institution

University of Oxford

Site internet

http://www.ox.ac.uk