Répercussions sexospécifiques et sanitaires des plantes génétiquement modifiées dans les pays en développement

De nos jours, le secteur agricole des pays développés produit encore de meilleurs résultats que celui de la plupart des économies en développement. Cela dit, les nouvelles technologies laissent présager la résorption de ce déséquilibre. Les plantes génétiquement modifiées (GM) permettent notamment d'accroître la productivité agricole, d'améliorer la valeur nutritive des aliments, de réduire l'empreinte environnementale de l'agriculture et de favoriser la concurrence du marché. Mais ces avantages s'accompagnent de risques potentiels pour la santé, l'environnement, les moyens de subsistance et les systèmes agricoles. Le Protocole sur la biosécurité issu de la Convention sur la diversité biologique (CDB) presse les pays membres de prendre en compte les impératifs économiques et sociaux dans la prise de décisions relatives à l'adoption de plantes GM.

Bien que l'on dispose d'une documentation importante sur les retombées globales des plantes GM, leurs répercussions sexospécifiques et sanitaires n'ont suscité qu'un intérêt superficiel à ce jour. Cette subvention permettra à l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et au Center for Chinese Agricultural Policy (CCAP) d'examiner les aspects sexospécifiques et sanitaires de la commercialisation des plantes GM dans les pays en développement. Parmi les extrants attendus du projet figurent notamment des rapports sur les répercussions des plantes GM sur les femmes et sur les hommes ainsi que sur la santé humaine, une série d'articles publiés dans des revues, des énoncés de politiques portant sur des pays donnés, de même qu'un cadre et une plateforme de mise en commun des connaissances sur le sujet (collaboration Sud-Sud).

Les chercheurs se pencheront sur les questions sexospécifiques susceptibles d'influer sur l'adoption de plantes GM dans les pays en développement, les retombées sexospécifiques de l'adoption de plantes GM dans ces pays, l'incidence des plantes GM sur l'utilisation de divers pesticides par les agriculteurs chinois, les répercussions de l'utilisation réduite de pesticides (en raison de l'adoption de plantes GM) sur la santé des agriculteurs, et la valeur économique ajoutée pour les agriculteurs qui ne sont plus exposés aux dangers des pesticides pour la santé. Dans la foulée, le projet permettra de renforcer la capacité de recherche des équipes nationales, y compris de jeunes chercheurs et d'étudiants des cycles supérieurs. L'objectif : favoriser l'établissement d'une politique agricole tenant compte des facteurs sexospécifiques afin d'offrir aux agriculteurs des deux sexes un accès équitable aux innovations agricoles, le but ultime étant de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d'atténuer la pauvreté en Asie.

Projet nᵒ

106160

État du projet

Terminé

Date de début

Wednesday, June 30, 2010

Date butoir

Monday, September 16, 2013

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Osir, Ellie Onyango

Financement total

CAD$ 612,800

Pays

Asie, Chine, Extrême-Orient, Philippines

Chargé(e) de projet

Jose Falck Zepeda

Institution

Institut international de recherche sur les politiques alimentaires

Pays d' institution

États-Unis d'Amérique

Site internet

http://www.ifpri.org

Chargé(e) de projet

Jikun, Huang

Institution

Center for Chinese Agricultural Policy

Pays d' institution

Chine

Site internet

http://www.ccap.org.cn