Renforcement des droits fonciers communautaires et réactions aux déplacements involontaires engendrés par les projets de développement au Zimbabwe

Le plan de développement économique du Zimbabwe vise à relancer l'économie du pays en attirant davantage d'investissements dans l'agriculture, l'infrastructure et l'exploitation minière. Les projets de développement dans ces secteurs risquent toutefois d'engendrer un déplacement des membres de la collectivité, particulièrement ceux qui habitent dans des régions stratégiques ou riches en ressources. La construction de barrages hydroélectriques et la réalisation d'autres grands projets miniers et agricoles, par exemple, ont occasionné des conséquences néfastes en raison de la faiblesse des droits fonciers et du peu d'efforts déployés pour mettre en place ou respecter les protections nécessaires. On n'a pas consulté les membres de la collectivité au sujet de l'élaboration des projets qui les touchent; par conséquent, ils n'ont pas reçu une juste indemnisation pour la perte de terres ou de moyens de subsistance ou pour avoir été privés de leur utilisation. De telles menaces qui planent sur les droits fonciers et environnementaux des collectivités sont un indice de tensions plus grandes au sein de l'appareil d'État et du système de justice.

Dans ce contexte, la nouvelle constitution du Zimbabwe (2013) assure d'importantes protections, comme des garanties de nouveaux droits de propriété et des protections contre les déplacements. Toutefois, les lois et les politiques nécessaires pour garantir le respect de ces droits ne sont pas encore en vigueur. Il n'y a actuellement que très peu de recherches sur les déplacements involontaires engendrés par le développement et leurs rapports avec les droits fonciers communautaires au Zimbabwe.

Ce projet de recherche de deux ans, mené de concert avec la Zimbabwe Environmental Law Association, produira un plus vaste corpus de connaissances. Il permettra la production d'un relevé de l'ampleur et de la nature des déplacements induits par le développement partout au pays. Par la suite, grâce à une participation active de la collectivité, le projet entreprendra deux études de cas détaillées dans des contextes où existent des risques de déplacement. Cette recherche vise à renforcer les réactions de la collectivité aux déplacements involontaires et à contribuer à l'amélioration des lois et des politiques sur les droits fonciers et sur les déplacements, en conformité avec la Constitution.

Projet nᵒ

108198

État du projet

Actif

Durée

30 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Adrian Di Giovanni

Financement total

CAD$ 355,700

Pays

Zimbabwe

Chargé(e) de projet

Mutuso Dhliwayo

Institution

Zimbabwe Environmental Law Association

Pays d' institution

Zimbabwe

Site internet

http://www.zela.org