Réinstallations involontaires : étude transnationale sur les inégalités et la pauvreté urbaines

Il se produit des déplacements involontaires de populations en milieu urbain lorsque des gens sont forcés de partir de chez eux, que ce soit à cause d'un projet de développement, d'un conflit ou d'une catastrophe naturelle. Ce sont des expériences traumatisantes, parce que cela peut signifier la perte d'un logement, de revenus, de moyens de subsistance, de biens et d'un accès aux ressources naturelles. Le présent projet de recherche examinera l'interaction entre les déplacements involontaires, la violence, les inégalités et la pauvreté chez des populations réinstallées dans des collectivités urbaines.

Les travaux viseront à cerner et, si possible, à quantifier les liens qui existent entre la violence associée aux déplacements forcés et le degré de pauvreté et d'inégalité. Les chercheurs exploreront ces liens dans deux villes du Sri Lanka (Colombo et Jaffna) et dans une ville de l'Inde (Cochin) où les déplacements et les réinstallations en milieu urbain posent des problèmes considérables.

On possède peu d'information sur la façon dont les populations déplacées composent avec les risques afférents au logement, à l'expulsion, à la nutrition, aux besoins de base des femmes et des enfants, au statut juridique et à la protection en milieu urbain. Le manque de données mises en contexte, tirées d'enquêtes réalisées auprès des ménages, a freiné
- le dénombrement des personnes touchées;
- la planification de stratégies visant à leur venir en aide;
- la conception d'interventions fondées sur des données probantes.

En Asie du Sud, il existe peu d'études sur la violence, l'urbanisation et les inégalités dont les populations déplacées font les frais en milieu urbain. L'État, le secteur privé et les organismes d'aide internationaux se sont montrés incapables de résoudre les difficultés qu'entraîne leur arrivée massive dans les villes. Il est donc essentiel d'élaborer des stratégies fondées sur des données probantes pour aider les personnes qui essaient de se refaire une vie.

L'étude portera sur les populations qui retournent dans leur collectivité, sont déplacées ou sont réinstallées dans la foulée d'un projet de développement ou d'un conflit. Elle s'intéressera également aux collectivités urbaines qui les accueillent et qui, dans l'ensemble, n'ont pas eu à subir de déplacement. Les chercheurs effectueront un examen approfondi des écrits sur le sujet. Ils mèneront aussi une enquête quantitative et qualitative afin de recueillir des informations concernant les répercussions de la violence sur les nouveaux venus, tant dans la situation fragile caractérisant l'après-guerre au Sri Lanka que dans la situation relativement stable qui existe à Cochin, en Inde.

Ce projet s'inscrit dans l'initiative Villes sûres et inclusives, qui vise à constituer une assise de données probantes sur les liens entre la violence, la pauvreté et les inégalités en milieu urbain. Financée conjointement par le CRDI et le DFID, cette initiative cherche à cerner les stratégies les plus efficaces pour contrer ces phénomènes en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

Projet nᵒ

107361

État du projet

Terminé

Date de début

Friday, décembre 21, 2012

Date butoir

Monday, mai 30, 2016

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Navsharan Singh

Financement total

CAD$ 547,600

Pays

Sri Lanka, Inde

Chargé(e) de projet

Rajith W. D. Lakshman

Institution

International Centre for Ethnic Studies

Pays d' institution

Sri Lanka

Site internet

http://www.icescmb.slt.lk

Chargé(e) de projet

Prof. Irudaya Rajan

Institution

Centre for Development Studies

Pays d' institution

India

Site internet

http://www.cds.edu