Réduction du risque d'infection par le VIH au Botswana - essais cliniques aléatoires en grappes à l'échelle du pays

Au Botswana, ce sont les jeunes femmes qui sont le plus touchées par les nouvelles infections par le VIH. Le présent projet a pour but de réduire le nombre de nouveaux cas d'infection par le VIH, en particulier chez les femmes de 15 à 29 ans.

Bien que l'on recense des cas de VIH/sida dans la plupart des régions du monde, c'est l'Afrique subsaharienne qui est le plus durement touchée, autant sur le plan des décès que des conséquences économiques et sociales. Le Botswana affiche le deuxième taux le plus élevé au monde de prévalence du VIH, après le Swaziland. Pourtant, le pays a réalisé de grands progrès pour ce qui est de freiner la propagation du VIH/sida. Il a été le premier pays en Afrique subsaharienne à mettre en oeuvre un programme de prévention de la transmission de la mère à l'enfant, en 1999. Depuis, il s'est doté d'autres programmes de traitement et de prévention du VIH/sida qui ont entraîné une diminution des taux d'infection par le VIH, notamment chez les enfants.

Le taux d'incidence du VIH demeure toutefois élevé chez les adultes. On dénombre chaque année quelque 15 000 nouveaux cas d'infection par le VIH, malgré l'injection de sommes considérables en recherche biomédicale et en prévention des comportements à risque. Par ailleurs, le taux de prévalence chez les femmes est 10 % plus élevé que chez les hommes.

Faire fond sur les résultats
Le projet prend appui sur des travaux de recherche réalisés auparavant au Botswana, qui ont révélé que les interventions centrées sur les causes structurelles du VIH, comme la pauvreté, le manque d'éducation et la violence faite aux femmes, peuvent contribuer à réduire sensiblement l'infection par le VIH chez les jeunes femmes. Le principe de base est le suivant : le fait de s'attaquer à ces facteurs permet aux groupes vulnérables d'opter pour les programmes de prévention classiques et d'en profiter.

Le gouvernement du Botswana a pris acte de ces constatations et s'emploie à remanier et à faire passer à grande échelle ses programmes nationaux de lutte contre la pauvreté afin de cibler, au moyen d'interventions à l'échelle des districts, les personnes les plus vulnérables à l'infection par le VIH. Ces interventions ont pour but
- d'offrir un soutien social et financier aux jeunes femmes;
- de coordonner le soutien structurel et les programmes de prévention du VIH existants pour le bien des personnes vulnérables;
- d'inciter la collectivité à créer un environnement favorable.

Réduire la pauvreté pour réduire le risque d'infection par le VIH
Les chercheurs concevront des essais cliniques aléatoires afin de déterminer l'incidence du programme de réduction de la pauvreté du Botswana sur le risque d'infection par le VIH. Ainsi, ils compareront l'impact chez les jeunes femmes vivant dans des districts visés par une intervention sélectionnés au hasard à l'impact chez celles qui vivent dans des districts où aucune intervention n'est réalisée. Le projet permettra de tirer des enseignements et de les intégrer dans la mise en oeuvre du programme de réduction de la pauvreté.

Le projet sera piloté par le CIET Trust et la National AIDS Coordinating Agency, qui travailleront en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et le ministère des Collectivités locales. Les résultats de recherche contribueront à renforcer la collaboration intersectorielle qui permet de s'attaquer aux facteurs de risque des personnes les plus vulnérables à l'infection par le VIH. Les résultats des essais influeront sur la forme que prendront les interventions structurelles qui seront mises en place ailleurs dans la région en vue de combattre l'épidémie de VIH

Projet nᵒ

107531

État du projet

Actif

Date de début

Wednesday, January 1, 2014

Durée

60 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Mhatre, Sharmila

Financement total

CAD$ 2,397,500

Pays

Botswana

Chargé(e) de projet

Prof Neil Andersson

Institution

CIET TRUST (BOTSWANA)

Site internet

http://WWW.CIET.ORG