​Réduction de la contamination du maïs par des aflatoxines et de l’exposition à ces contaminants au Zimbabwe

Au Zimbabwe, les chercheurs s’associeront au gouvernement et au secteur privé pour contrer le danger que posent les aflatoxines. Ces toxines produites naturellement par un champignon dans le maïs entravent le développement durant la petite enfance et ont d’autres répercussions importantes sur la santé humaine. On mettra à l’essai de nouvelles technologies d’entreposage et des activités de sensibilisation de la population pour s’attaquer à la contamination du maïs et à l’exposition des humains, particulièrement les jeunes enfants, à l’aflatoxine.

Le défi

Au Zimbabwe, les analyses des récoltes de maïs ont révélé des niveaux élevés de contamination par des aflatoxines, des toxines naturelles produites par certains champignons qui peuvent infecter le maïs et d’autres cultures, tant en plein champ que durant l’entreposage. La consommation de grains contaminés peut porter atteinte à la santé humaine : les enfants aussi sont à risque par l’entremise de la consommation de lait maternel. Chez les jeunes enfants, les aflatoxines peuvent causer des retards de croissance, nuire au développement cognitif et accroître la vulnérabilité aux maladies infectieuses. Bien qu’on ait mis au point diverses technologies pour réduire les pertes après les récoltes, on comprend mal leur capacité de réduire la contamination par les aflatoxines dans les céréales ainsi que l’exposition des êtres humains.

La recherche

Les chercheurs examinent l’efficacité de deux technologies de stockage pour réduire la contamination du maïs. Des ménages sélectionnés dans les districts de Makoni et de Shamva, au Zimbabwe, seront affectés soit à un groupe d’intervention ou à un groupe de contrôle. Les ménages du premier groupe recevront des silos de stockage en métal étanches à l’air ou d’épais « super sacs » en plastique pour stocker leur grain. Les ménages du groupe de contrôle continueront d’utiliser les techniques de stockage traditionnelles. Les chercheurs évalueront l’ampleur de la contamination aux aflatoxines dans le grain stocké par les deux groupes et le niveau d’exposition chez les mères et les enfants. Si l’on juge efficaces les silos en métal et les supers sacs, on en fournira à tous les agriculteurs prenant part à l’étude. 

Après avoir suivi une formation, des artisans, hommes et femmes, fabriqueront les silos de métal et d’autres partenaires du secteur privé accroîtront la disponibilité des contenants améliorés pour le stockage du grain. Les chercheurs collaboreront avec le ministère de la Santé et d’autres intervenants pour faire la promotion des technologies. Il n’existe pas actuellement de programme de suivi ou de règlement rigoureux régissant la présence des aflatoxines dans les produits alimentaires au Zimbabwe : la recherche éclairera l’élaboration prioritaire de tels procédures et règlements.

Incidences attendues

  • adoption accrue de technologies novatrices de stockage du grain par les petits exploitants agricoles;
  • réduction de la contamination aux aflatoxines dans les grains stockés grâce à l’amélioration des pratiques de stockage;
  • réduction de l’exposition aux aflatoxines des nourrissons, des femmes en âge de procréer et des autres personnes;
  • accroissement des capacités des artisans et des fournisseurs d’intrants agricoles locaux de fournir les technologies de stockage;
  • sensibilisation accrue des intervenants du secteur public, des ONG et des bailleurs de fonds au Zimbabwe à l’importance d’une gestion efficace des aflatoxines.

Partenaires de mise en oeuvre 

Université du Zimbabwe

Communiquer avec Loveness Nyanga à nyangael@yahoo.com

Action Contre la Faim, Zimbabwe 

Communiquer avec Charlene Ambali à cambali@zw.missions-acf.org

Autres partenaires 

International Maize and Wheat Improvement Center (CIMMYT); ministère du Développement de l’Agriculture, de la Mécanisation et de l’Irrigation du Zimbabwe; ministère de la Santé et du Soin des enfants du Zimbabwe; petites et moyennes entreprises locales. 

Projet nᵒ

107838

État du projet

Actif

Date de début

Wednesday, October 1, 2014

Date butoir

Friday, March 31, 2017

Durée

30 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Njuki Jemimah

Financement total

CAD$ 2,055,600

Pays

Afrique

Chargé(e) de projet

Dr. Loveness K. Nyanga

Institution

University of Zimbabwe

Pays d' institution

Zimbabwe

Site internet

http://www.uz.ac.zw

Charlene Pellsah Ambali

Institution

Action Contre La Faim

Site internet

http://www.actioncontrelafaim.org