ONI-Asia - censure et surveillance numériques

L'accès aux technologies de l'information et de la communication (TIC) est généralement considéré comme un facteur de croissance économique, d'autonomisation sociale et de participation citoyenne. Pourtant, bien que ce soit souvent le cas, la prolifération des TIC ne se traduit pas toujours par une transparence accrue, une plus grande liberté d'expression ou un meilleur accès à l'information. La censure et la surveillance numériques, celles des communications par Internet et par téléphone mobile en particulier, prennent de l'ampleur partout dans le monde, tant en ce qui concerne la portée que l'efficacité des méthodes utilisées.

Invoquant des arguments comme la protection des droits de propriété intellectuelle, la sécurité nationale, le maintien des normes culturelles et des principes religieux ou la protection des enfants contre la pornographie et l'exploitation, plusieurs gouvernements et entreprises ont adopté des pratiques de filtrage poussées pour contrôler certaines utilisations des médias numériques. Puisque bon nombre de ces pratiques sont destinées à réduire la transparence, il est difficile de cerner le phénomène et de recueillir des données qui permettraient d'évaluer son incidence sur la société de l'information.

C'est en Asie que les possibilités des TIC pour l'autonomisation des citoyens se heurtent au contrôle par l'État et l'entreprise de l'accès à l'information. On estime que la Chine, par exemple, possède certains des outils de censure les plus sophistiqués (et les plus coûteux) du monde, alors que certains autres pays d'Asie accumulent les preuves flagrantes de surveillance électronique. Les sites en langues locales qui abordent des questions régionales, comme les mouvements indépendantistes, sont la cible de plusieurs États. En octobre 2007, des manifestants birmans se sont servis d'Internet pour diffuser des images, des vidéos et des témoignages non censurés à l'intention du reste du monde, jusqu'à ce que le gouvernement les supprime, réduisant ainsi les protestations à néant.

ONI-Asia est un projet de l'OpenNet Initiative (ONI) qui vise à mieux comprendre les aspects techniques et sociaux de la censure et de la surveillance numériques dans différents pays de l'Asie du Sud et du Sud-Est. Cette subvention lui permettra de mettre en réseau des équipes de recherche afin d'étudier les divers aspects sociaux, culturels, politiques et techniques de la censure et de la surveillance numériques. Faisant fond sur les travaux antérieurs de l'ONI en particulier en Asie centrale (projet no 103680), ce projet permettra d'innover dans le domaine de la censure et de la surveillance des communications par téléphone mobile, un domaine sur lequel peu de chercheurs se sont penchés jusqu'à maintenant. L'objectif : promouvoir l'adoption de politiques et de pratiques plus transparentes, plus participatives et plus démocratiques en ce qui concerne la censure et la surveillance numériques.

Projet nᵒ

104332

État du projet

Terminé

Date de début

Saturday, December 1, 2007

Date butoir

Sunday, October 31, 2010

Durée

24 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Sayo, Phet

Financement total

CAD$ 1,199,218

Pays

Asie, Asie de l'Est et du Sud, Asie du sud

Chargé(e) de projet

Prof. Ronald J. Deibert

Chargé(e) de projet

Alan G. Alegre

Institution

4381564 Canada Corporation

Pays d' institution

Canada

Site internet

http://www.secdev.ca