Comprendre l'expérience des femmes dans l'exploitation minière artisanale et à petite échelle en Afrique centrale et en Afrique orientale

Ce projet fournira des données probantes empiriques sur les contraintes et les possibilités relatives à l'autonomisation économique des femmes dans l'exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE) ainsi que sur les répercussions des réformes de la réglementation. L'EMAPE se rapporte aux activités minières non officielles, pour lesquelles les mineurs ont recours à une technologie peu avancée ou à une machinerie rudimentaire.

Le but est d'améliorer la prise de décisions fondée sur des données probantes relatives à des questions liées à l'autonomisation économique des femmes dans le secteur de l'EMAPE. La recherche portera particulièrement sur l'exploitation artisanale de l'or, de l'étain, du tantale et du tungstène dans trois pays : la République démocratique du Congo, le Rwanda et l'Ouganda.

Partout en Afrique subsaharienne, les femmes participent en grand nombre à l'EMAPE en jouant divers rôles, du lavage à la batée et du traitement du minerai au commerce de produits et de services. Elles soutiennent aussi un bon nombre de personnes à charge par l'entremise de divers moyens de subsistance liés à l'exploitation minière. On connaît pourtant peu de choses sur leurs activités économiques, le degré d'emprise qu'elles exercent sur les ressources et leur bien-être en général.

On porte de plus en plus attention au secteur minier sur l'ensemble du continent. Les gouvernements et les organisations internationales se débattent avec des mesures visant à resserrer la réglementation minière par l'État afin d'accroître les retombées économiques de ce secteur, tout en tentant de réduire les activités criminelles et les conflits. On crée de nouveaux codes miniers, de nouveaux règlements en matière de fiscalité et d'investissement, ainsi que de nouveaux ministères gouvernementaux.

Bien que les rôles économiques des femmes soient essentiels à l'EMAPE, on procède à des réformes de l'EMAPE sans avoir suffisamment analysé leurs répercussions sur les femmes. Le projet tentera de combler ces lacunes dans les connaissances et fournira une assise de données probantes susceptible d'éclairer les réformes réglementaires et juridiques, en cours et proposées, dans les trois pays ciblés.

Il s'agit d'un projet de collaboration entre l'Université Carleton, Partenariat Afrique Canada (PAC) et le Development Research and Social Policy Analysis Center à Kampala. L'Université Carleton coordonne le projet.

Cette recherche jouit de l'appui du programme Croissance de l'économie et débouchés économiques des femmes (programme CEDEF). Ce programme quinquennal est un partenariat réunissant le Department for International Development du Royaume-Uni, la William and Flora Hewlett Foundation et le CRDI.

Axé sur les pays à faible revenu de l'Afrique subsaharienne et de l'Asie du Sud, le programme CEDEF vise à soutenir des politiques et des interventions qui améliorent les moyens de subsistance des femmes et contribuent au bien-être de la société. Un des volets du programme appuiera 11 projets qui s'attaqueront aux obstacles à l'autonomisation économique des femmes ainsi qu'aux inégalités entre les sexes en matière de rémunération et de productivité. Le présent projet, choisi à la suite d'un appel à propositions concurrentiel, en fait partie.

Projet nᵒ

107820

État du projet

Actif

Date de début

Tuesday, June 3, 2014

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Martha Melesse

Financement total

CAD$ 996,088

Chargé(e) de projet

Jennifer Hinton

Institution

Carleton University

Pays d' institution

Canada

Site internet

http://www.carleton.ca