Les femmes et la transition au marché du travail en Afrique subsaharienne

La façon dont s’opère la transition des femmes des études au marché du travail influe grandement sur la qualité de leur vie économique. Ce projet examinera les facteurs susceptibles d’avoir une incidence sur la situation des femmes sur le marché du travail en Afrique de l’Est et de l’Ouest. On cherchera à répondre à trois grandes questions.

  • Qu’est-ce qui influence le choix des femmes concernant leur premier emploi ? 
  • Quels facteurs jouent sur l’âge où les femmes quittent les études à temps plein ?
  • Quelles incidences le premier emploi et la maternité à un jeune âge ont-ils sur les emplois que les femmes occuperont plus tard au cours de leur vie ?

Le défi

Les inégalités qui existent entre les sexes en milieu de travail découlent de normes sociales bien ancrées qui empêchent les femmes de progresser sur le plan économique. L’âge où elles quittent l’école, la nature de leur premier emploi et l’âge où elles ont leur premier enfant peuvent déterminer dans quelles conditions les femmes entrent sur le marché du travail, puis comment elles tirent leur épingle du jeu. 

En Afrique subsaharienne, les femmes sont moins nombreuses qu’ailleurs à avoir de bons emplois salariés, sont en général moins bien rémunérées et ont souvent moins de chances de réussir en affaires que les hommes. L’autonomisation limitée des femmes entrave leur accès à l’éducation et aux possibilités qui leur permettraient d’accéder à un emploi bien rémunéré et productif. Le fait d’élargir ces possibilités peut aider à accroître le bien-être économique des femmes, en leur donnant la capacité de réussir et de progresser sur le plan économique, ainsi que le pouvoir de décider et d’agir sur ce même plan. Les femmes qui jouissent d’une autonomisation économique sont en mesure de participer à la croissance économique, d’y contribuer et d’en tirer des avantages.

On connaît mal les différents facteurs qui peuvent entrer en jeu dans la transition des femmes au marché du travail en Afrique subsaharienne. Ce projet vise à combler cette lacune en permettant de mieux comprendre les facteurs sociaux et économiques qui influencent les choix que font les jeunes femmes relativement au marché du travail. À cette fin, des données seront recueillies dans six pays, dans le but de déterminer si le premier emploi qu’occupent les femmes et l’âge de la première maternité sont susceptibles d’avoir des conséquences économiques importantes toute leur vie durant. Ces connaissances aideront à concevoir des politiques qui permettent d’abattre les obstacles à l’autonomisation économique des femmes. 

La recherche

En collaboration avec des chercheurs du Royaume-Uni, des chercheurs du Kenya, du Burkina Faso, de l’Éthiopie, du Ghana, de l’Ouganda et de la Tanzanie compareront les parcours de jeunes femmes et de jeunes hommes présentant des particularités socioéconomiques différentes. L’analyse s’appuiera sur des données disponibles recueillies au moyen de recensements, d’enquêtes et de panels, afin de brosser un tableau complet de la façon dont les jeunes femmes progressent sur le plan économique au fil des ans.

Une analyse qualitative portant sur les jeunes femmes et les jeunes hommes au cours des dernières années scolaires ou de leurs premières années d’emploi complétera l’analyse quantitative. On s’inspirera des premiers résultats de l’analyse quantitative pour formuler les questions posées dans les groupes de discussion et les entrevues approfondies. Ces dernières aideront à comprendre les facteurs qui jouent sur la décision de quitter l’école, de trouver un emploi ou d’avoir des enfants. La combinaison de ces diverses méthodes de recherche assurera une compréhension nuancée et juste de ce que vivent les femmes qui arrivent sur le marché du travail.

Résultats attendus 

Ce projet permettra d’acquérir une meilleure compréhension des facteurs qui empêchent les jeunes femmes de faire de meilleurs choix, au moment où elles passent de l’école au monde du travail et à la maternité, et de voir si ces facteurs contraignants ont des conséquences durables. Les nouvelles connaissances ainsi produites mettront en lumière les obstacles à l’autonomisation économique des femmes qui se dressent dès leur jeune âge. Ces données probantes aideront les responsables à concevoir des politiques qui changent la donne pour les femmes qui en ont le plus besoin. L’investissement dans des politiques axées sur les jeunes femmes procure des avantages aux particuliers, aux familles et à la collectivité, car il permet d’accroître l’activité économique. Les constatations qui émaneront du projet tomberont à point nommé étant donné l’intérêt accru manifesté à l’égard de la question de l’emploi des jeunes partout en Afrique subsaharienne et ailleurs.

Le projet donnera lieu à la production de documents de travail, de notes d’analyse et d’articles scientifiques, ainsi qu’à la publication d’un ouvrage sur les enseignements tirés dans les pays à l’étude. D’autres moyens, comme les blogues, les médias sociaux et les communiqués, seront également utilisés pour communiquer avec les intervenants et le grand public à l’échelle nationale et internationale.

Projet nᵒ

107807

État du projet

Actif

Date de début

Saturday, November 1, 2014

Date butoir

Wednesday, November 1, 2017

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Melesse Martha

Financement total

CAD$ 777,600

Pays

Sud du Sahara

Chargé(e) de projet

Andy McKay

Coresponsable de projet

Andy Newell

Institution

University of Sussex

Site internet

http://www.sussex.ac.uk