Le rôle du secteur privé dans la réduction de la corruption en Amérique latine

Dans le cadre de ce projet, on étudiera les efforts déployés par le secteur privé pour améliorer la conformité aux lois contre la corruption en Amérique latine.

Corruption, pots-de-vin et secteur privé
Au cours de la dernière décennie, les efforts mondiaux pour mettre un frein aux crimes économiques dans les pays en développement ont été axés de plus en plus sur le rôle du secteur privé dans la prévention des pots-de-vin et autres actes de corruption. Des mesures incitatives juridiques ont été prises en vertu des lois nationales afin d'encourager les sociétés multinationales dans les pays industrialisés à prévenir les pratiques illégales liées à leurs activités dans les pays en développement.

Autorégulation et incitatifs juridiques
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et ses pays membres ont dirigé la modification des politiques. Les entreprises du secteur privé doivent maintenant jouer un rôle plus important dans l'autorégulation de leurs activités. Ceci viendrait s'ajouter aux modèles de réglementation publique existants, qui sont fondés sur des organismes publics qui mènent des enquêtes sur les représentants des secteurs public et privé, et intentent des poursuites.

Le modèle d'autorégulation s'appuie sur l'idée que les entreprises sont mieux placées qu'avant pour détecter et prévenir les crimes. La plupart des pays d'Amérique latine ont commencé à discuter de l'adoption de mesures semblables afin d'atteindre plus que des multinationales étrangères, soit d'autres intervenants privés importants :
- grands groupes d'entreprises locales
- « multi-latinas » (grandes entreprises exploitées en Amérique latine)
- petites et moyennes entreprises
- entreprises d'État

Étant donné la part de marché combinée de ces groupes en Amérique latine, il est important d'améliorer les pratiques de toutes les entreprises, non pas seulement celles des multinationales. Ceci semble être un enjeu important pour l'engagement réel du secteur privé dans la lutte contre les crimes économiques et la corruption.

Les modèles les plus efficaces
Il n'est pas surprenant que les modifications des règlements et politiques engendrent un débat public-privé intense dans les pays et au sein des forums régionaux. Au coeur de ces débats se trouvent des questions quant à la façon d'équilibrer les modèles de réglementation publics, publics-privés et privés.

Ce projet permettra d'alimenter ces débats en aidant à mieux comprendre les modèles et les incitatifs juridiques qui sont les plus efficaces en Amérique latine. Tout particulièrement, les chercheurs examineront les modèles qui encouragent les efforts du secteur privé visant à enrayer les pratiques de corruption, afin d'assurer que les efforts des secteurs privé et public en matière de réglementation se renforcent mutuellement.

Il existe de nouvelles recherches sur les efforts que déploient les entreprises pour lutter contre la corruption, mais presque rien ne se passe en Amérique latine. Le centre des études contre la corruption de l'université de San Andrés, en Argentine, mènera la recherche. Il fera appel à son important réseau d'universitaires, d'associations commerciales, d'entreprises et de représentants anticorruption. Les chercheurs se serviront d'expériences réalisées au Chili, au Brésil, en Argentine et au Pérou pour favoriser davantage la sensibilisation et le débat dans les pays avoisinants (Colombie, Bolivie et Paraguay), où des efforts et des débats similaires sont à l'état embryonnaire.

Projet nᵒ

107995

État du projet

Actif

Date de début

Friday, April 17, 2015

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Di Giovanni, Adrian

Financement total

CAD$ 622,300

Pays

Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Paraguay, Pérou

Coresponsable de projet

Fernando Basch

Coresponsable de projet

Guillermo Jorge

Institution

Fundación Universidad de San Andrés

Site internet

http://www.udesa.edu.ar