L'amélioration des services de garde d'enfants afin d'accroître les débouchés pour les femmes dans les bidonvilles de Nairobi

Ce projet fournira des données sur le rôle des services de garde de grande qualité et abordables en permettant aux mères de travailler dans des emplois rémunérés dans les contextes urbains de pauvreté.

Le but est de sensibiliser les responsables des politiques au fait qu'un investissement dans les services de garde peut s'avérer aussi important que l'augmentation du nombre d'écoles secondaires pour aider les femmes pauvres à réaliser leur plein potentiel économique. La recherche sera menée dans le bidonville de Korogocho à Nairobi, au Kenya.

Près de la moitié des mères kényanes ont des enfants de moins de cinq ans. Pour ces femmes, le travail dans des emplois rémunérés dépend de leur capacité de trouver des services de garde sûrs et abordables. Traditionnellement, lorsqu'elles allaient travailler, les femmes confiaient leurs enfants à des membres de la famille, comme les grands-mères ou encore une s¿ur aînée, mais la migration et l'urbanisation entraînent l'éclatement des familles et la diminution de cette forme d'aide. Ce phénomène est particulièrement évident en milieu urbain défavorisé, où de nombreuses femmes sont de nouvelles arrivantes et des mères monoparentales. On observe la même tendance partout en Afrique subsaharienne.

Ce projet répond au besoin de mieux comprendre si et comment le manque de possibilités de services de garde abordables peut nuire à la capacité des femmes de réussir sur le plan économique. Bien que la recherche soit axée sur le Kenya, les leçons seront applicables à d'autres pays à faible revenu.

Le projet cherchera :
-à déterminer si l'amélioration de l'abordabilité et de la qualité des services de garde augmente la participation au marché du travail, le nombre d'heures travaillées et le revenu gagné;
-à favoriser la sensibilisation et les échanges chez les dirigeants communautaires et les responsables des politiques concernant les défis que pose la garde des enfants aux mères pauvres qui travaillent;
-à présenter des recommandations qui aideront à élaborer des politiques et des programmes efficaces afin d'accroître les possibilités de garde d'enfants, ce qui réduira l'un des principaux obstacles au travail des femmes et à leur accès à l'indépendance économique.

L'Institut d'étude du développement international de l'Université McGill coordonnera le projet en étroite collaboration avec l'Africa Population and Health Research Center.

Cette recherche jouit de l'appui du programme Croissance de l'économie et débouchés économiques des femmes (programme CEDEF). Ce programme quinquennal est un partenariat réunissant le Department for International Development du Royaume-Uni, la William and Flora Hewlett Foundation et le CRDI.

Axé sur les pays à faible revenu de l'Afrique subsaharienne et de l'Asie du Sud, le programme CEDEF vise à soutenir des politiques et des interventions qui améliorent les moyens de subsistance des femmes et contribuent au bien-être de la société. Un des volets du programme appuiera 11 projets qui s'attaqueront aux obstacles à l'autonomisation économique des femmes ainsi qu'aux inégalités entre les sexes en matière de rémunération et de productivité. Le présent projet, choisi à la suite d'un appel à propositions concurrentiel, en fait partie.

Projet nᵒ

107808

État du projet

Actif

Date de début

Friday, October 31, 2014

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Melesse, Martha

Financement total

CAD$ 952,466

Pays

Sud du Sahara

Chargé(e) de projet

Shelley Clark

Institution

Royal Institution for the Advancement of Learning/McGill University

Site internet

http://www.mcgill.ca