La violence dans trois villes latino-américaines – étude comparative de Bogotá, Lima et Santiago

Axe de recherche

Le présent projet de recherche portera sur trois villes latino-américaines qui ont connu une croissance démographique rapide et tentera de déterminer si l’exclusion spatiale et sociale, doublée d’un accès inadéquat aux programmes gouvernementaux, contribue à une désorganisation communautaire (et sociale). Il évaluera également si ces phénomènes entraînent une hausse de la violence et de la criminalité.

Le défi

En Amérique latine, il se produit en moyenne 15,5 homicides par tranche de 100 000 habitants, soit plus du double de la moyenne mondiale. Si Bogotá (en Colombie), Lima (au Pérou) et Santiago (au Chili) présentent des similitudes sur le plan du développement social et économique, il y existe des différences marquées en ce qui a trait à l’ampleur de la violence et de l’exclusion sociale. La manière dont leurs gouvernements abordent les structures et réseaux criminels diffère également. Il importe donc que les politiques publiques prennent mieux en compte la dynamique locale et ses répercussions en périphérie urbaine. Les chercheurs se pencheront sur des quartiers donnés dans chacune des villes à l’étude et y recenseront la présence de programmes gouvernementaux de même que les incidents violents survenant au quotidien.

La recherche

Les chercheurs testeront la théorie de la désorganisation sociale dans un contexte latino-américain. Plus précisément, ils s’intéresseront à la violence dans des quartiers vulnérables sis dans des villes qui par ailleurs renouent avec la croissance économique et la prospérité. En comparant la réalité de trois capitales, la recherche permettra d’établir des liens avec les inégalités, la ségrégation spatiale et les lacunes au chapitre des politiques publiques attribuables à l’insuffisance de la présence de l’État et de l’accès aux services publics. Le choix de Bogotá, Lima et Santiago permettra aux équipes de recherche d’établir des comparaisons, car ces villes présentent une densité de population et des niveaux d’inégalités semblables, tout en étant exposées à des degrés de violence différents. Les politiques publiques seront également comparées.

Le projet vise à

  • analyser les effets des facteurs sociaux, économiques et démographiques des crimes violents;
  • relever les attitudes des citadins par rapport à leur exposition quotidienne à la violence de même que leur interprétation de cette réalité;
  • déterminer les programmes publics (dont les activités communautaires) qui parviennent le mieux à accroître la sécurité et à réduire la violence dans les collectivités vulnérables;
  • déterminer quels processus communautaires et politiques ont une incidence sur l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques publiques, et à les analyser;
  • formuler des recommandations en matière de politiques qui permettraient de réduire la violence.

Incidences escomptées

Les chercheurs concevront un cadre permettant d’expliquer en quoi les politiques de même que les interactions et rapports quotidiens des membres de la collectivité influencent, déterminent et modifient la violence dans des villes latino-américaines vulnérables. Ils produiront toute une série d’extrants, dont des documents de recherche examinés par un comité de lecture et des recommandations en matière de politiques qui tiennent compte du contexte local.

Projet nᵒ

107368

État du projet

Terminé

Date de début

Monday, April 1, 2013

Date butoir

Thursday, March 31, 2016

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Florencio Ceballos

Financement total

CAD$ 548,700

Pays

Amérique latine, Chili, Colombie, Pérou

Chargé(e) de projet

Hugo Fruhling

Institution

University of Chile

Pays d' institution

Chile

Site internet

http://www.uchile.cl