Initiatives de reddition de comptes ascendante et acquisition massive de terres en Afrique

Ce projet a pour objectif de déterminer si les Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale, de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, peuvent aider à accroître la reddition de comptes à l'égard des acquisitions massives de terres au Mali, au Nigeria, en Ouganda et en Afrique du Sud. Il permettra de mieux comprendre les conditions dans lesquelles il est possible de recourir aux instruments internationaux relatifs à la gouvernance foncière pour responsabiliser davantage les pouvoirs publics, ce qui pourrait aussi aider les populations locales à garantir leur droit à l'alimentation en Afrique subsaharienne.

Du milieu rural au milieu urbain
En 2007, le nombre absolu de personnes vivant dans des centres urbains à l'échelle planétaire a dépassé, pour la première fois de l'histoire, le nombre de personnes vivant en milieu rural. C'est pourquoi le milieu du développement international s'intéresse de plus en plus aux villes. Or, les données des Nations Unies indiquent qu'en Afrique subsaharienne, les trois quarts des pauvres vivent et travaillent aujourd'hui encore à la campagne. Un véritable accès aux ressources foncières et naturelles ainsi que l'appropriation de ces ressources conservent une importance critique pour les Africains pauvres vivant en milieu rural afin de leur permettre de disposer de moyens de subsistance décents et de véritablement participer aux processus décisionnels qui les touchent personnellement.

Le mouvement en faveur des acquisitions massives de terres
C'est dans ce contexte qu'on a vu converger les crises qui touchent les secteurs de l'alimentation, des combustibles et de l'énergie, du climat et des finances. Une des conséquences les plus immédiates et importantes est la réévaluation des terres à titre de ressources rares. Cette situation a incité les industries, les gouvernements, les collectivités et les particuliers à acquérir des terres à une échelle sans précédent.

L'Afrique a été frappée de plein fouet par cette vague d'acquisitions massives. Depuis 2006, les investisseurs internationaux et nationaux ont acheté quelque 50 à 80 millions d'hectares de terres dans les pays à faible revenu et les pays à revenu intermédiaire.

La recherche pour examiner l'acquisition des terres
C'est le FIAN, le Réseau d'information et d'action pour le droit de se nourrir, qui réalisera le projet. Des regroupements nationaux de citoyens, des organisations régionales et internationales de la société civile, des chercheurs et des responsables des politiques qui s'intéressent aux questions foncières y participeront.

L'équipe de recherche adoptera une démarche axée sur des études de cas et la recherche-action participative. On s'attend que le projet permette de réunir des données probantes sur la façon dont les résidents locaux peuvent renforcer leurs capacités de favoriser la mise en place de mécanismes d'acquisition des terres plus équitables, transparents et responsables.

Des données probantes pour un meilleur suivi
Les résultats du projet seront ajoutés au mécanisme de suivi du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale des Nations Unies. Les données probantes seront aussi communiquées à d'autres organismes de suivi compétents aux échelons national (commissions parlementaires, organismes nationaux de défense des droits de la personne), régional et international (systèmes africains et onusiens de protection des droits de la personne).

Projet nᵒ

107701

État du projet

Actif

Date de début

Wednesday, October 1, 2014

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Thioune, Ramata Aw

Financement total

CAD$ 499,500

Pays

Mali, Nigéria, Afrique du Sud, Ouganda

Chargé(e) de projet

Sofía Monsalve Suárez

Institution

FIAN-FoodFirst Information & Action Network e.V.

Site internet

http://www.fian.org