Éliminer les pénalités de pauvreté et améliorer le respect des droits dans les établissements informels du Kenya

La population du Kenya s'urbanise de plus en plus. À Nairobi, plus de la moitié de la population vit dans des bidonvilles ou des établissements informels, qui sont gangrénés par la promiscuité et un accès médiocre aux services essentiels. Les femmes font face à des fardeaux supplémentaires, surtout dans le domaine de la sécurité personnelle. Dans l'établissement de Mukuru, à Nairobi, les « pénalités de pauvreté » signifient que les résidents paient trois à quatre fois plus que leurs voisins des quartiers plus aisés pour les services médiocres disponibles. Dans les coulisses, on trouve un réseau informel complexe et extrêmement commercialisé de pouvoir et de gouvernance, où prospèrent les propriétaires et les organisations criminelles, souvent par l'usage de la violence ou de l'extorsion. Ces conditions découlent en partie des lois et des politiques déficientes et de l'incapacité à les faire appliquer. La Constitution de 2010 du Kenya a toutefois apporté un peu d'espoir après des décennies d'exclusion et d'absence d'accès à la justice pour les pauvres.

Ce projet, mis en oeuvre par des partenaires locaux, les fiduciaires enregistrés Muungano Wa Wanavijiji et Akiba Mashinani, se fondera sur les efforts de recherche précédents ayant mis au point des modèles dans les domaines de la législation, des finances et de la planification, qui proposent des solutions préliminaires pour éliminer les pénalités de pauvreté. Les solutions visent à éliminer les obstacles techniques et les entraves à la gouvernance empêchant la modernisation et l'amélioration des services et de la sécurité foncière qui assurent des conditions de vie acceptables et des droits fondamentaux pour les résidents de Mukuru. Dès que les conditions de vie s'améliorent, les résidents peuvent exploiter leur potentiel économique et échapper au cycle actuel d'exclusion et de pauvreté.

À Nairobi, de nouvelles recherches et des relations suivies avec le comté et les résidents locaux alimenteront l'élaboration d'autres outils destinés à soutenir la mise à niveau des programmes et des politiques. La mise en oeuvre de projets pilotes, notamment un fonds spécial d'aide au logement dans l'établissement de Mukuru, produira de nouvelles connaissances dans les domaines de la législation, des finances et de la planification, en vue de renforcer les efforts pour étendre les résultats à l'ensemble du pays. Dans le comté de Kiambu, les recherches seront axées sur les établissements de Thika, un centre périurbain en pleine expansion. En tirant parti des expériences vécues à Mukuru, les recherches appuieront les efforts proactifs déployés par le comté pour résoudre les problèmes liés aux établissements informels, qui n'apparaissent que maintenant et qui n'ont pas encore atteint l'ampleur observée dans les grands centres comme Nairobi. Les recherches sur ce cas pourraient ensuite guider les politiques et les pratiques dans d'autres centres périurbains au pays.

Projet nᵒ

108242

État du projet

Actif

Durée

24 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Adrian Di Giovanni

Financement total

CAD$ 633,600

Pays

Kenya

Chargé(e) de projet

Jane Weru

Institution

Muungano Wa Wanavijiji Akiba Mashinani Registered Trustees

Pays d' institution

Kenya

Site internet

http://www.akibamashinani.org