Droit et développement - prochaine étape : la durabilité de la nouvelle vague de recherche

Le mouvement " droit et développement ", lancé dans les années 1960, reposait sur l'hypothèse selon laquelle le droit est au coeur du développement. Il préconisait la formation des professionnels du domaine juridique des pays en développement afin qu'ils puissent ensuite faire avancer les réformes dans leur pays. Le présent projet de recherche vise à aider à faire en sorte que le regain d'intérêt actuel envers la recherche en droit et développement s'inscrive dans la durée.

En 1974, une crise a ébranlé le mouvement lorsque deux de ses fondateurs, David Trubek et Marc Galanter, ont critiqué ce qu'ils ont appelé " le modèle de libéralisme juridique ". Ce modèle était perçu comme ethnocentrique, offrant peu de possibilités d'application ou étant peu utile à bon nombre, peut-être à la plupart, des pays en développement. Le mouvement s'est affaibli dans la foulée de cette critique, mais il a survécu.

Au cours de la dernière décennie, on a assisté à une renaissance du mouvement. À nouveau, les organismes de développement soutiennent la réforme juridique. Partout dans le monde, des universités étudient un éventail de questions associant le droit national et international au développement économique, social et politique.

Le moment est donc bien choisi pour faire le point sur le passé et l'avenir du mouvement. Le projet a pour objectif principal de créer des outils permettant d'assurer la durabilité de la nouvelle vague de recherche en droit et développement et d'éviter les problèmes qui ont entraîné une crise dans ce domaine.

Formuler une vision d'avenir
L'équipe du projet organisera une conférence réunissant des chercheurs en droit et développement des pays industrialisés et des pays en développement afin d'analyser l'expérience antérieure et de formuler une vision d'avenir. De jeunes universitaires et des universitaires chevronnés seront invités à discuter des stratégies et des pratiques qui pourraient aider à surmonter les obstacles qui se posent dans ce domaine et à le faire avancer. L'équipe préparera également une publication importante inspirée des sujets et communications présentés à la conférence.

Tant la conférence que la publication poseront des questions importantes :
- de quelle façon peut-on demeurer suffisamment engagé dans les débats sur les politiques et les débats concrets tout en conservant son indépendance à l'égard des bailleurs de fonds ?
- quel rôle les chercheurs des pays industrialisés doivent-ils jouer si ce sont les acteurs des pays en développement qui doivent, au bout du compte, diriger le mouvement ?

Le projet sera axé principalement sur les pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en raison des activités universitaires de plus en plus nombreuses qu'on y mène sur le droit et le développement.

Projet nᵒ

107647

État du projet

Actif

Durée

26 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Adrian Di Giovanni

Financement total

CAD$ 75,400

Pays

Mondial

Chargé(e) de projet

Mario Gomes Schapiro

Chargé(e) de projet

Mariane Camicado

Institution

Fundação Getúlio Vargas

Pays d' institution

Brazil

Site internet

http://www.fgv.br

Chargé(e) de projet

Mariana Mota Prado

Chargé(e) de projet

Keti Dzamova

Institution

The Governing Council of the University of Toronto

Pays d' institution

Canada

Site internet

http://www.utoronto.ca