Des villes qui ont faim : économie non structurée, croissance partagée et sécurité alimentaire dans les villes des pays du Sud

Avec l'augmentation de la population des villes dans les pays en développement, il est crucial de favoriser la croissance partagée afin d'assurer la sécurité alimentaire pour tous. Le présent projet jettera une lumière nouvelle sur le secteur alimentaire non structuré, et mettra en évidence des occasions d'entrepreneuriat et des possibilités d'emploi pour les femmes et les jeunes. Croissance de la population urbaine D'ici à 2020, dans les pays en développement, plus de la moitié de la population devrait se retrouver pour la première fois dans les villes. Celles-ci devront absorber, au cours des 30 prochaines années, 95 % de la croissance urbaine mondiale. Elles compteront en 2030 près de quatre milliards d'habitants, soit 80 % de la population urbaine de la planète. L'afflux de nouveaux citadins s'accompagne d'une insécurité alimentaire grandissante. Les aliments coûtent cher et les revenus sont faibles. Même dans les pays qui connaissent une croissance économique rapide, l'insécurité alimentaire est un problème majeur. En pareil contexte, l'économie de l'alimentation en milieu urbain est un vaste laboratoire où l'on peut examiner si les stratégies de croissance partagée sont susceptibles d'encourager l'entrepreneuriat, de hausser les revenus, de réduire la pauvreté et d'atténuer la crise de l'insécurité alimentaire, et de quelle manière elles peuvent avoir ces incidences favorables. Des villes qui ont faim Le projet Des villes qui ont faim a pour but de favoriser la croissance partagée dans le secteur alimentaire non structuré, au moyen de recherches sur les politiques qui sont de nature à faciliter cette croissance, lorsqu'elles vont de pair avec des mesures qui soutiennent l'entrepreneuriat et la création d'emplois décents. Les travaux visent à permettre de saisir globalement les liens entre trois grands processus de transformation, à savoir l'urbanisation rapide, la crise de l'insécurité alimentaire et l'émergence de l'économie non structurée comme principale source de moyens de subsistance pour les pauvres des villes, notamment les femmes et les jeunes. Le projet Des villes qui ont faim est dirigé par l'African Centre for Cities de l'Université du Cap, en Afrique du Sud, et la Balsillie School of International Affairs de l'Université Wilfrid-Laurier, au Canada. Ces organismes travaillent en collaboration avec cinq autres universités canadiennes, de même qu'avec des chercheurs et des représentants des administrations municipales de sept villes d'Afrique, d'Asie et des Caraïbes. Comment ces recherches modifieront-elles le cours des choses ? L'équipe de chercheurs analyse les systèmes alimentaires, tant structurés que non structurés, des villes partenaires; elle étudie la façon dont ils interagissent et dont ils sont régis, ainsi que leur contribution respective à la sécurité alimentaire et à la croissance partagée. Le projet : - fournira des données probantes sur les difficultés que connaissent les entrepreneurs et sur les possibilités qui s'offrent à eux dans le système alimentaire non structuré en milieu urbain; - mettra en évidence les possibilités s'offrant aux femmes et aux jeunes de faire partie intégrante de ce système comme entrepreneurs et comme employés ayant un travail décent; - transmettra des connaissances par le truchement d'ateliers, d'activités de formation et de consultations, afin d'éclairer les politiques et les pratiques des administrations municipales en ce qui a trait au développement des entreprises, à l'entrepreneuriat et à l'innovation au sein de l'économie de l'alimentation non structurée; - soutiendra 24 étudiants (un en formation postdoctorale, trois au doctorat et 20 à la maîtrise) qui souhaitent réaliser des recherches en collaboration avec des étudiants canadiens de même niveau; - proposera six ateliers sur les politiques relatives à la sécurité alimentaire en milieu urbain et à la croissance partagée. Les travaux sont financés par l'initiative Partenariats internationaux pour des sociétés durables. Les membres de l'équipe se trouvant en Afrique, en Asie et aux Caraïbes sont soutenus en grande partie par le CRDI, alors que les membres canadiens reçoivent un appui du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

Projet nᵒ

107775

État du projet

Actif

Date de début

Friday, August 1, 2014

Durée

60 mois

Agent(e) responsable du CRDI

O`Brien, Mr. David

Financement total

CAD$ 1,205,000

Pays

Chine, Inde, Jamaïque, Kenya, Mexique, Mozambique, Afrique du Sud

Chargé(e) de projet

Edgar Pieterse

Institution

University of Cape Town

Site internet

http://www.uct.ac.za