De l’établissement des coûts à l’action : des données probantes sur les répercussions économiques de la violence sexiste sur les entreprises

La violence sexospécifique demeure un problème mondial omniprésent, 70 % des femmes dans le monde déclarant au moins une forme de violence physique ou psychologique exercée par un partenaire (ONU Femmes). Un rapport publié en 2018 par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime a révélé que la probabilité que des femmes soient tuées par des parents ou des partenaires intimes a augmenté de plus de 10 % depuis 2012. Une enquête de Small Arms Survey réalisée en 2016 a révélé que parmi les 25 pays ayant les taux les plus élevés de féminicides dans le monde, 14 se situent en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Le calcul des répercussions économiques de la violence liée au sexe peut être un outil précieux pour encourager l’investissement dans la prévention, en particulier par des parties prenantes non exploitées comme le secteur privé. La plupart des études d’établissement des coûts portent sur les répercussions économiques de la violence sur les individus, les sociétés et l’État, et moins sur les entreprises. Il y a lieu de déterminer les coûts indirects et intangibles des diverses formes de violence et de plaider en faveur d’une meilleure disponibilité des données pour garantir la qualité des recherches et des études transnationales.

Ce projet vise à étoffer les données probantes sur les coûts économiques de la violence sexospécifique comme moyen d’obtenir des réponses afin de prévenir la violence dans les secteurs public et privé. Il examinera la prévalence et les expériences de la violence domestique pour les survivants, les auteurs et les témoins, et calculera comment ses effets d’entraînement dans le milieu de travail entravent la productivité et engendrent des coûts aux frais des entreprises. Le projet vise à démontrer la rentabilité de la prévention de la violence et à promouvoir les investissements en milieu de travail.

Le projet renforcera les capacités techniques des équipes qui mèneront des recherches au Mexique et en Colombie. Ces deux pays ont des économies très concurrentielles et durables pour les entreprises qui rapportent également de fortes incidences de violence sexospécifique (respectivement 44 % et 66 %). De nouvelles données probantes dans ces deux pays viendront s’ajouter au corpus régional de recherche en Bolivie, au Pérou et au Paraguay.

Projet nᵒ

109033

État du projet

Actif

Durée

24 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Alejandra Vargas Garcia

Financement total

CAD$ 442,900

Pays

Colombie, Mexique

Programme

Gouvernance et justice

Chargé(e) de projet

Aristides Vara-Horna

Institution

Universidad de San Martín de Porres

Institution Country

Peru

Institution Website

http://www.usmp.edu.pe