Contrer l'exclusion pour des villes plus inclusives au Zimbabwe

Près de 40 % des 12 millions d'habitants du Zimbabwe vivent dans des villes. Ce nombre est appelé à croître à raison d'environ 4 % par année. Harare, la plus grande ville du pays, a vu sa population quadrupler au cours des 30 dernières années. Or l'infrastructure urbaine du pays ne progresse pas au même rythme que sa population citadine. Les villes du Zimbabwe sont en fait le vestige d'un passé colonial où la construction des villes visait d'abord à répondre aux besoins en main-d'oeuvre d'un groupe minoritaire de colonisateurs et supposait que la majorité de la population demeurerait dans les régions rurales.

Le Zimbabwe doit maintenant composer avec des problèmes liés au surpeuplement, au chômage, à la violence et à l'insuffisance des services en ville. Ce projet a donc pour objectif d'examiner les causes et les répercussions de la violence et des inégalités en milieu urbain. Les chercheurs étudieront l'incidence que les causes historiques de l'exclusion ont eue - et ont encore de nos jours - sur les politiques nationales. Le projet veillera particulièrement à examiner la corrélation entre le chômage, le surpeuplement, la violence, le manque de services et les inégalités fondées sur le sexe.

Le projet vise à favoriser la mise en place de lois, de politiques et de pratiques qui tiennent davantage compte des sexospécificités afin d'améliorer le sort des citadins pauvres. Ces mesures favoriseront l'autonomisation des Zimbabwéennes qui doivent composer avec le harcèlement, diverses formes de violence (y compris la violence sexuelle), le vol et un accès limité, voire inexistant, au logement et à d'autres services de base. En particulier, le projet examinera la façon dont les lois, les politiques et les pratiques actuelles ne parviennent pas à prendre en compte la violence, la pauvreté et les inégalités auxquelles sont confrontées les citadines au Zimbabwe, voire les aggravent.

L'équipe de recherche s'appuiera sur un éventail de méthodes qualitatives et participatives pour analyser la façon dont les lois et les politiques municipales et nationales qui ont trait au logement, aux établissements spontanés (bidonvilles), à la prestation des services de base et aux infrastructures sont mises en application. Les chercheurs évalueront aussi l'incidence de ces lois et politiques sur la sécurité des femmes pauvres. Enfin, ils se pencheront sur les institutions de l'appareil judiciaire et sur celles du secteur de la sécurité, par exemple les tribunaux et les corps policiers. Les résultats seront communiqués aux responsables des politiques, aux responsables gouvernementaux et aux collectivités au moyen de divers extrants, notamment des publications dans des revues à comité de lecture, des documentaires et des sketches.

Ce projet s'inscrit dans l'initiative Villes sûres et inclusives, qui vise à constituer une assise de données probantes sur les liens entre la violence, la pauvreté et les inégalités en milieu urbain. Financée conjointement par le CRDI et le DFID, cette initiative cherche à cerner les stratégies les plus efficaces pour contrer ces phénomènes en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne.

Projet nᵒ

107367

État du projet

Actif

Date de début

Friday, December 21, 2012

Durée

36 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Adrian Di Giovanni

Financement total

CAD$ 500,000

Pays

Zimbabwe

Chargé(e) de projet

Matt Stenson

Chargé(e) de projet

Mihaela Chindea

Institution

OXFAM-Canada

Pays d' institution

Canada

Site internet

http://www.oxfam.ca