Conciliation du soin des proches non rémunéré et du travail rémunéré en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne

Ce sont les femmes qui, dans presque tous les contextes, fournissent la majeure partie du travail non rémunéré qui se rapporte au soin des proches, dont fait partie la garde des enfants. Ce fardeau inéquitable les empêche de se trouver un emploi et de toucher un revenu, ce qui freine leur progrès économique. Ce projet étudiera comment les politiques et les programmes mis en oeuvre en Inde, au Népal, au Rwanda et en Tanzanie afin de favoriser l’autonomisation économique des femmes pourraient prendre en compte le travail non rémunéré qu’effectuent la plupart d’entre elles à titre d’aidantes naturelles. L’objectif est de produire des connaissances qui serviront de base à l’élaboration de mesures visant à créer des activités rémunérées qui contribuent à l’autonomisation des femmes, tout en les aidant à concilier le travail rémunéré et leurs obligations en matière de soin des proches. On cherchera à répondre à trois grandes questions. Comment les femmes et les familles à faible revenu parviennent-elles à concilier soin des proches non rémunéré et travail rémunéré ? Comment et dans quelle mesure les programmes et les politiques visant l’autonomisation économique des femmes prennent-ils en compte les tâches non rémunérées reliées au soin des proches ?  Comment ces programmes et ces politiques peuvent-ils favoriser la participation des femmes au marché du travail rémunéré et leur permettre de gagner un revenu soutenu, tout en assurant aux familles à faible revenu des services de garde d’enfants de qualité ? Le défi Un nombre croissant de femmes entrent sur le marché du travail, mais leurs obligations familiales ne diminuent pas. Ces tâches non rémunérées prennent beaucoup de temps et limitent la participation des femmes et des jeunes filles à la vie sociale, politique et économique. Beaucoup de femmes qui se trouvent un emploi n’arrivent pas à trouver de l’aide pour accomplir les tâches reliées au soin des proches (enfants et autres personnes à charge). Souvent, leur revenu sert à payer quelqu’un pour s’acquitter de ces tâches à leur place, ce qui limite leur autonomisation économique. Les politiques qui visent à encourager les femmes à participer à la population active ne prennent pas en considération les répercussions sur l’organisation des tâches reliées au soin des proches. Il peut s’ensuivre une baisse de la qualité du soin apporté, ce qui peut nuire au bien-être des enfants et autres personnes à charge. Si des études ont mesuré le temps que les femmes consacrent au soin des proches et à d’autres activités non rémunérées, la relation entre le travail rémunéré et le travail non rémunéré des femmes n’a pas été étudiée en profondeur. Peu de recherches décrivent les incidences de l’emploi des femmes sur l’organisation du soin des proches au sein des familles à faible revenu dans les pays en développement. À titre d’exemple, une femme qui se trouve un emploi peut être contrainte de retirer les enfants plus âgés de l’école pour qu’ils s’occupent des plus jeunes.  Le projet vise à combler ces lacunes en s’intéressant principalement aux répercussions sociales et économiques de l’organisation du soin des proches. Il examinera comment les politiques et les programmes qui visent l’autonomisation des femmes influent sur cette question. L’objectif est d’inspirer des politiques qui prennent en compte cette organisation tout en favorisant une participation accrue des femmes à la population active.  La recherche La recherche sera menée dans quatre pays de deux régions, à savoir l’Inde et le Népal en Asie du Sud, et le Rwanda et la Tanzanie en Afrique subsaharienne. Les chercheurs analyseront l’organisation du soin des proches non rémunéré au sein des ménages à faible revenu et étudieront comment les politiques et les programmes d’autonomisation des femmes influent sur cette question. Ils compareront les pratiques ayant cours dans ces pays en examinant, par exemple, qui gère ces programmes, comment ces programmes fournissent du travail rémunéré aux femmes et quels sont les avantages et l’aide qu’ils leur fournissent. Au moyen d’enquêtes auprès des ménages, les chercheurs recueilleront des données quantitatives qui permettront de comprendre les différences dans l’organisation du soin des proches selon la région, le groupe ethnique et l’âge. Ils collecteront des données qualitatives en réalisant des entrevues auprès de personnes clés et de ménages et en organisant des groupes de discussion axés sur la façon dont les adultes et les enfants vivent la conciliation entre le soin des proches non rémunéré et le travail rémunéré et sur l’incidence que cela a sur l’autonomisation économique des femmes. Résultats attendus La recherche aidera les décideurs à intégrer la question du soin des proches aux politiques et aux programmes visant à favoriser l’autonomisation des femmes. Elle apportera, dans toutes les régions, des éclairages précieux pour aider les femmes à concilier leurs obligations familiales et un emploi rémunéré intéressant. La prise en compte de cette question dans les politiques et les programmes peut contribuer à renforcer l’autonomisation économique des femmes. Une amélioration du soutien pour le soin des proches non rémunéré permettra d’optimiser la participation des femmes à l’économie, en favorisant l’accès à des emplois de qualité sans aggraver leur carence de temps;  de partager les bienfaits de l’autonomisation entre les femmes et les filles d’une famille pour que le fardeau du soin des proches soit allégé et qu’elles puissent être avantagées économiquement;  de consolider les bienfaits de l’autonomisation des femmes pour qu’ils profitent à toutes les générations, en faisant en sorte que la qualité de la garde des enfants s’améliore grâce au travail rémunéré des mères.

Projet nᵒ

107852

État du projet

Actif

Date de début

Thursday, January 1, 2015

Date butoir

Saturday, April 1, 2017

Durée

27 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Madiha Ahmed

Financement total

CAD$ 992,700

Pays

Tanzanie, Népal, Inde, Rwanda