Compétences pour les PME de l'Amérique centrale dans l'économie du savoir

L'économie du savoir touche non seulement les pays développés, mais aussi le rendement et les perspectives de petits acteurs économiques en place dans des pays moins développés. Les micros, petites et moyennes entreprises - caractérisées par un faible capital financier et humain - sont aussi exposées aux possibilités et aux risques qui vont de pair avec l'introduction de connaissances bonifiées par la technologie dans leurs procédés de production et de commerce. Dans une économie mondialisée, il devient possible d'élargir la production et les chaînes d'approvisionnement, de diversifier les acteurs économiques, de réduire les coûts et de simplifier les procédés. Ou, au contraire, il pourrait devenir plus facile de marginaliser ceux qui ne peuvent composer avec ces changements. Dans un tel contexte, la réussite ou l'échec des petites et moyennes entreprises (PME) dépend dans une large mesure de l'ensemble de compétences qu'elles peuvent acquérir : un savant mélange de connaissances pertinentes, de compétences appropriées et de comportements fonctionnels.

Dans le cas de l'Amérique centrale, où les PME assurent environ 95 % de l'activité économique et plus de 60 % de l'emploi, le défi que représente l'acquisition des compétences pertinentes au sein de ces groupes apparaît comme une étape fondamentale du développement d'une économie du savoir. Il reste qu'on n'a pas suffisamment étudié la façon de cerner, de configurer et de rationaliser ces compétences à l'échelon local dans certaines régions en développement en particulier ni, qui plus est, la façon de les adapter, de les présenter et de les communiquer dans un contexte d'apprentissage particulier.

Grâce à un projet de durée de 30 mois, deux établissements de recherche et de formation respectés dans la région (la Fundación Omar Dengo, du Costa Rica, et le Centro Interamericano para el Desarrollo del Conocimiento en la Formación Profesional (CINTERFOR) - un institut de recherche et de formation appuyé par l'Organisation internationale du travail) collaboreront afin de poursuivre un but commun, soit l'étude du rôle que peuvent jouer les nouvelles compétences pour faciliter l'intégration de certaines grappes de PME à une économie du savoir plus complexe, et de la façon d'adopter et d'intégrer ces nouvelles compétences pour accroître la productivité de ces PME.

À cette fin, le projet réunit les éléments suivants : a) des travaux sur le terrain pour cerner et systématiser l'ensemble particulier de compétences nécessaires; b) des recherches pour comprendre les modèles sociaux associés à l'adoption et à l'utilisation de telles compétences; et c) une tentative d'inscrire ces compétences adaptées à ces fins dans des documents de formation et des outils d'évaluation pour les PME de l'Amérique centrale.

Le projet porte une attention particulière aux compétences relatives aux technologies de l'information et de la communication (TIC) puisque les technologies jouent un rôle clé et de plus en plus important dans la gestion et l'échange du savoir. Il existe un lien bien documenté entre les compétences nécessaires pour participer à une économie du savoir et l'intégration des connaissances pertinentes liées à l'utilisation de la technologie à des fins bien définies. Bien que ces compétences ne soient pas nécessairement axées sur les TIC, il est difficile d'imaginer qu'on puisse les acquérir en l'absence d'un volet portant sur ces technologies. Le projet se penche aussi sur les moyens à prendre pour créer des environnements tributaires des technologies et renforcer ces nouvelles capacités au sein des PME.

En se fondant à la fois sur les recherches sur le terrain et sur les enquêtes pertinentes disponibles, ce projet produira des lignes directrices concrètes et des documents de formation que pourront utiliser les PME dans leurs activités de formation et de renforcement des capacités.

Afin de concentrer la recherche sur le terrain sur quelques potentielles industries économiques hautement sensibles, on a défini trois grappes économiques : les secteurs de la petite agro-industrie au Nicaragua, le tourisme à petite échelle au Costa Rica et les produits médicaux et cosmétiques naturels au Salvador. Parmi les critères envisagés, mentionnons : a) une bonne perspective de développement et d'amélioration pour les PME existantes; b) la possibilité d'extrapoler les résultats à d'autres régions économiques émergentes; c) de fortes possibilités d'améliorer la productivité grâce à l'utilisation des TIC; et d) des possibilités intéressantes pour susciter l'intérêt des milieux de l'élaboration des politiques.

Projet nᵒ

106534

État du projet

Actif

Date de début

Friday, April 1, 2011

Durée

30 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Ceballos, Florencio

Financement total

CAD$ 746,800

Pays

Amérique centrale

Chargé(e) de projet

María Eugenia Bujanda

Institution

Omar Dengo Foundation

Site internet

http://www.fod.cr

Chargé(e) de projet

Fernando Barros Martinet

Institution

Organisation internationale du travail

Site internet

http://www.ilo.org