Cohérence des politiques alimentaires et agricoles avec la prévention des maladies non transmissibles en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud est l’un des pays d’Afrique où le fardeau des maladies non transmissibles (MNT) liées à l’alimentation est le plus lourd. Par exemple, 42 % des femmes au pays et un tiers des hommes ont un excès de poids ou sont obèses. Ce fardeau des maladies non transmissibles est dû en partie aux quantités élevées d’aliments ultra-transformés et à la faible consommation de fruits et de légumes. Le gouvernement sud-africain a adopté en 2013 une loi visant à réduire la teneur en sel des aliments transformés tels que le pain et les céréales. En 2018, il a introduit une taxe de 12 % sur les boissons sucrées telles que les sodas. En règle générale, ces actions sont guidées par le Plan stratégique national de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles 2013-2017 de l’Afrique du Sud.

Les politiques sud-africaines de lutte contre l’alimentation malsaine et l’obésité sont principalement axées sur le secteur de la santé, bien que les politiques déterminant la disponibilité et la consommation alimentaires ne relèvent en général pas du secteur de la santé. Ces politiques sont au contraire du ressort de secteurs autres que la santé, tels que l’agriculture et le commerce. Par conséquent, il pourrait y avoir un manque de cohérence entre les politiques du secteur de la santé et les secteurs non liés à la santé. La stratégie de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles en Afrique du Sud, par exemple, vise explicitement à promouvoir la consommation locale de fruits et de légumes au moyen de subventions, tandis que les politiques agricoles du pays mettent l’accent sur la production de fruits et de légumes pour l’exportation.

Cette étude cherche à comprendre comment les politiques agricoles et alimentaires (« agroalimentaires ») pourraient être rendues plus cohérentes avec les politiques ayant des objectifs de santé publique et de prévention des maladies non transmissibles grâce à la schématisation des politiques, à l’analyse de la chaîne d’approvisionnement et aux méthodes qualitatives. Les connaissances, les attitudes et les obstacles de la consommation de fruits et de légumes au sein de divers groupes socioéconomiques et des deux sexes dans le pays y sont également analysés. L’objectif est de formuler des recommandations qui contribueront à améliorer cette cohérence et à accroître la consommation de fruits et de legumes.

Projet nᵒ

108649

État du projet

Actif

Durée

24 mois

Agent(e) responsable du CRDI

Samuel Oji Oti

Financement total

CAD$ 247,700

Pays

Sud du Sahara

Programme

Alimentation, environnement et santé

Chargé(e) de projet

Catherine Ndinda

Institution

Human Sciences Research Council ZA

Institution Country

South Africa

Institution Website

http://www.hsrc.ac.za