Pouvoir structurel, sexospécificité et changements climatiques

Animatrice : Bonjour et merci d’écouter la série balado sur les changements climatiques. Il s’agit de la première partie de notre discussion sur le pouvoir structurel, la sexospécificité et les changements climatiques. Dans le contexte des nombreux changements et progrès socioéconomiques et environnementaux à l’échelle de la planète, la remise en question des relations de pouvoir établies et la promotion d’approches transformationnelles favorisant une résilience socialement inclusive sont essentielles pour améliorer les moyens de subsistance dans les collectivités les plus vulnérables de l’hémisphère sud. Toutefois, la transformation des relations de pouvoir et des normes sociales afin de gérer de manière efficace l’incidence locale de ces changements n’est pas un exercice facile. 

Aujourd’hui, nous recevons Mme Maureen Miruka, directrice de l’agriculture et des systèmes de marché à CARE USA. Mme Miruka abordera certains des défis et des possibilités liés notamment à l’agriculture, et nous expliquera comment elle y répond dans le cadre de son travail.

Merci d’être avec nous, Maureen. 

Mme Miruka : C’est moi qui vous remercie. 

Animatrice : Pour commencer, précisons que CARE USA travaille actuellement à un projet en collaboration avec l’équipe d’Agriculture et sécurité alimentaire (ASA) du Centre de recherches pour le développement international (CRDI). Pourriez-vous nous expliquer un peu en quoi consiste le projet et quels sont les premiers constats, le cas échéant ?

Mme Miruka : Merci. Le projet auquel nous travaillons avec l’équipe d’ASA au Kenya consiste en tout et partout à évaluer les effets des approches sexotransformatrices sur l’égalité entre les sexes et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Nous obtenons un essai randomisé complet qui nous permet vraiment de savoir quelles sont les voies à suivre pour améliorer les moyens de subsistance et l’égalité entre les sexes, et ainsi réaliser des changements sexotransformateurs. Nous en sommes à la première année de mise en oeuvre du projet et, donc, selon les premiers résultats qui nous sont révélés par toutes les données qualitatives recueillies, nous observons déjà d’importants changements dans le comportement des hommes et la sensibilisation aux technologies améliorées chez les femmes. 

Outre la nécessité de répondre à ce besoin, il faut aussi attendre vraiment longtemps avant de constater des changements sociaux, des changements sexotransformateurs. Les femmes nous signalent déjà des changements positifs dans le partage de la charge de travail et l’aide qu’elles reçoivent de leur conjoint. Ce que nous espérons aussi observer à long terme, ce sont des changements plus importants, comme l’accès des femmes à des terres plus productives, à la possibilité de travailler avec leur conjoint. 

Animatrice : À votre avis, combien de temps faudra-t-il pour que ces changements se réalisent dans l’avenir ?

Mme Miruka : L’une des approches que nous utilisons est la cartographie des incidences, qui consiste à observer les trois stades de ce que nous appelons les marqueurs de progrès. Nous sommes allés dans les ménages et les avons observés pendant trois ans, ce qui est la durée réelle du programme. Nous souhaitons observer des changements dans la prise de décisions concernant le revenu des ménages – qui est l’un des secteurs où les comportements sont difficiles à changer – et dans la participation des hommes à des activités auxquelles ils ne participaient pas avant, par exemple, des dirigeants communautaires qui défendent et encouragent l’autonomisation des femmes. Nous commençons aussi à observer des changements dans les rôles masculins. 

Mais certains changements prennent plus de temps à réaliser que les projets eux-mêmes, qui durent trois ans. C’est pourquoi il est important d’adopter des approches qui renforcent réellement les capacités des collectivités et de former des agents de changement au sein des collectivités pour qu’ils poursuivent une partie du travail [inaudible] accompli afin que le changement continue d’être enraciné au sein des collectivités. 

Animatrice : Mais revenons un peu en arrière. Pouvez-vous nous expliquer vraiment en quoi consiste votre travail en général et quel rôle vous jouez sur le plan des changements climatiques et du développement ?

Mme Miruka : Actuellement, comme vous l’avez mentionné, je dirige l’équipe de l’agriculture et des systèmes de marché à CARE USA. Je travaille à Nairobi. Certains pensent que je travaille à Atlanta. Mon travail porte sur la corrélation entre l’agriculture et la sexospécificité, ou la dimension sexospécifique des moyens de subsistance fondés sur l’agriculture. Mon travail et celui de CARE, dont le mandat est de réaliser l’autonomisation des femmes et des filles dans toutes les sphères de la vie, consistent à réaliser l’autonomisation des femmes en agriculture, en adoptant des approches qui se sont révélées efficaces, à les transposer à grande échelle et à recueillir plus de données. Nous avons mené des études auprès d’organismes comme le CRDI afin de savoir pourquoi il est important de placer les femmes au coeur du développement. Nous connaissons déjà les répercussions, les avantages de la participation des femmes, mais nous souhaitons établir une base de données afin de comprendre pourquoi c’est important et comment nous pouvons inclure les femmes dans le débat sur le développement pour qu’ainsi nous puissions réaliser des changements sexotransformateurs. 

Bien entendu, nous ne travaillons pas seuls. Nous travaillons avec le CRDI, avec d’autres organismes comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec d’autres partenaires du développement ainsi qu’avec des partenaires privés afin d’étayer par une analyse de rentabilisation la participation des femmes à l’agriculture et la transposition à grande échelle des approches qui se sont révélées efficaces. 

Animatrice : D’accord. Quand nous parlons de spécificité, nous pensons surtout aux femmes en particulier. Je me demandais simplement... dans le projet dont vous parlez, comment les hommes réagissent-ils quand vous vous concentrez sur les femmes ? Et comment avez-vous eu, disons, à gérer tout cela pour faire en sorte d’obtenir les premiers résultats dont vous avez parlé précédemment ?

Mme Miruka : Nos approches sont destinées aux femmes. Et c’est parce que nous voulons combler le fossé qui existe entre les hommes et les femmes. Je crois fermement aussi qu’il est important d’intégrer les hommes au débat sur l’autonomisation des femmes, parce que nous avons aussi des questions comme la masculinité à aborder. L’une des choses que nous faisons et qui ont connu du succès dans les autres projets sur les approches sexotransformatrices, c’est de favoriser la participation précoce des conjoints au programme, et aussi celle des dirigeants communautaires, c’est d’amener des hommes à devenir des agents de changement et à promouvoir ces changements auprès d’autres hommes. Parce qu’il n’est pas seulement question des femmes; il est question de leurs interactions avec les hommes. 

Notre approche inclut effectivement les hommes, mais notre principal objectif est de réaliser l’autonomisation des femmes au sein des systèmes agricoles. C’est parce que les femmes sont grandement laissées de côté et que nous souhaitons l’égalité entre les sexes. L’approche adoptée par CARE est en fait fortement centrée sur l’égalité des sexes et la voix des femmes. L’égalité entre les sexes signifie mobiliser les hommes et les garçons, et faire entendre la voix des femmes. Tout le travail que nous faisons avec le CRDI est très axé sur les approches qui mobilisent les hommes et les garçons, qui les amènent à prendre part au débat et qui redéfinissent leur masculinité. Si vous ne ciblez qu’un seul groupe, c’est comme si vous jouiez dans deux équipes opposées plutôt que dans une même équipe. 

En fait, si vous ne ciblez que les femmes, vous risquez d’accroître le risque de violence fondée sur le sexe en faisant passer le pouvoir économique des hommes aux mains des femmes. Donc, chez CARE, nous ne tardons pas à engager ces discussions afin d’éviter cette issue négative. 

Animatrice : Et c’est ce qui a aussi ouvert la porte à… quand vous parlez de violence fondée sur le sexe, l’un des sujets abordés aussi dans le débat sur la sexospécificité, ce sont les relations de pouvoir. Eh bien, vous en avez parlé un peu, mais quand quelqu’un me parle de relations de pouvoir et d’agriculture, je suis un peu… « Comment ça fonctionne ? » Pouvez-vous nous expliquer un peu en quoi cela consiste et pourquoi il y a un lien entre les deux ?
Mme Miruka : En réalité, nous considérons que les relations de pouvoir – les relations de pouvoir inéquitables ou discriminatoires, si je puis dire – sont parmi les causes fondamentales de la pauvreté et de l’inégalité entre les sexes. Ces situations surviennent en raison des relations de pouvoir inéquitables qui existent entre les hommes et les femmes au sein des ménages, dans les collectivités, entre les pauvres et les riches, entre les pays ou entre des pays en particulier, entre les régions, les pauvres. Au sein des pays, il existe un fossé énorme entre les riches et les pauvres. Donc, nous serons en présence de relations de pouvoir inéquitables quand, dans certains endroits, les hommes auront accès à des services de vulgarisation – ils auront accès au crédit, à des terres, à toutes les autres ressources productives dont ils ont besoin, et ce, mieux que les femmes – parce que ces relations de pouvoir inéquitables les favorisent, parce que, dans certains endroits, ils ont ce pouvoir que les femmes n’ont pas. Dans beaucoup d’endroits, en fait. 

Et c’est pour cette raison qu’il est important de réfléchir aux ressources productives dont nous avons besoin en agriculture, aux normes sociales qui, obéissant à ces relations de pouvoir, entravent la participation productive des femmes à l’agriculture. C’est aussi pourquoi il devient alors impératif d’aborder la question des relations de pouvoir en agriculture et dans tous les autres secteurs. 

Animatrice : J’ai aussi fait quelques recherches. Au chapitre des relations de pouvoir, on distingue quatre formes de pouvoir : le « pouvoir sur », le « pouvoir avec », le « pouvoir intérieur » et le « pouvoir de ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi consistent ces pouvoirs et comment ils se manifestent dans le secteur agricole ?

Mme Miruka : Pour comprendre ce qu’est le pouvoir structurel, il faut d’abord distinguer les différentes formes de pouvoir. À la suite de travaux que nous avons réalisés, nous avons défini ces quatre formes de pouvoir que nous appelons « cube du pouvoir ». La première forme est le « pouvoir sur », appelé aussi parfois « contrôle sur ». C’est la forme de pouvoir la plus débattue et celle qui, dans la majorité des cas, a une connotation négative, par exemple, quand on dit avoir un contrôle sur le corps des femmes, un contrôle sur ces ressources. Quand on parle de contrôle sur les ressources, on veut alors dire que ce sont les hommes qui ont les ressources. 

Mais si l’on retourne la question, on pourrait dire que ce sont les femmes qui ont le contrôle sur leur corps ou le contrôle sur les décisions à prendre, sur le processus décisionnel. Donc, le débat a tendance à s’articuler réellement autour du « pouvoir sur ». Mais, comme vous l’avez souligné, il existe d’autres formes de pouvoir, comme le « pouvoir de », celui qui rend apte à accomplir des choses. Le pouvoir de prendre sa vie en mains, le pouvoir d’acquérir des compétences et des connaissances, le pouvoir d’exercer des activités de façon rentable, ce qui en soi favorise l’autonomisation. 

Ensuite, il y a le « pouvoir intérieur », qui est interprété de bien des façons : il fait référence à vos aspirations personnelles, à votre capacité de contrôler votre corps, de prendre les décisions qui vous concernent, à votre confiance, à tout ce qui définit votre identité et vous aide à évaluer ces marqueurs de progrès dont je vous parlais – ce que vous aimeriez voir, ce que vous aimeriez voir dans l’avenir, c’est ce « pouvoir être » qu’on ressent à l’intérieur de soi. 

Enfin, il y a le « pouvoir avec », ce pouvoir que nous nous efforçons d’inculquer, comme je l’ai dit tantôt. C’est le pouvoir de la collaboration, qui prend forme au sein des ménages entre hommes et femmes, dans la collectivité, les collectifs, les groupes d’entraide, les collectifs qui sont le point d’entrée et le point de sortie de la production agricole. C’est le pouvoir de s’unir dans la poursuite d’un but commun qu’on retrouve dans ces collectifs, parce qu’ils sont le point d’entrée de tous les programmes agricoles que nous mettons en place pour que les groupes, les hommes et les femmes s’organisent pour accéder aux marchés afin d’y vendre leurs produits, de réaliser des économies d’échelle et d’être ensuite capables de contrôler la production marchande. 

Les trois dernières formes de pouvoir dont j’ai parlé – le « pouvoir intérieur », le « pouvoir de » et le « pouvoir avec » – favorisent l’autonomisation mieux que le « pouvoir sur » ou le « contrôle sur », qui est un pouvoir de coercition pouvant être perçu comme discriminatoire. Dans notre travail, nous tentons d’examiner comment nous pouvons réaliser l’autonomisation, au lieu de nous concentrer sur les formes négatives du pouvoir. 

Animatrice : Donc, en vous concentrant – bon, je ne fais que présumer –, mais en vous concentrant sur ces trois formes de pouvoir, n’avez-vous pas aussi une influence sur la première forme de pouvoir, le « pouvoir sur » ? Avez-vous observé un changement quelconque ou pensez-vous qu’en vous concentrant sur ces trois formes de pouvoir, vous observerez aussi un quelconque changement du côté du « pouvoir sur » ?

Mme Miruka : Oui. Et je pense que dès que la personne a ses propres convictions, elle se fait confiance, elle acquiert les compétences et les connaissances dont elle a besoin ici, ce qu’on appelle le « pouvoir intérieur », et elle a le « pouvoir avec », celui qui lui permet de s’unir à d’autres pour influencer le débat, par exemple, sur la violence fondée sur le sexe, qu’on voit aussi dans le secteur de l’agriculture, parce que, comme je l’ai dit, il peut s’agir d’une conséquence involontaire. La combinaison de ces pouvoirs avec celui d’agir (le « pouvoir de ») peut entraîner un revirement de situation au profit du « pouvoir sur », le pouvoir que les hommes veulent avoir sur les décisions des femmes, le pouvoir que les hommes veulent avoir sur le corps des femmes, le pouvoir que les hommes veulent avoir… Le pouvoir que les gouvernements, que les dirigeants communautaires ont sur les pauvres, par exemple. On renverse alors la situation pour que ce soit les femmes qui aient le pouvoir sur les décisions à prendre, avec les hommes, dans un but commun.  

Animatrice : Concernant la gestion de ces pouvoirs, donc, quelles sont, à votre avis, les meilleures approches, d’après votre expérience et le travail que vous avez réalisé dernièrement ?

Mme Miruka : Les approches qui placent l’autonomisation au coeur des collectivités, qui en font la promotion auprès des petits exploitants agricoles – étant donné qu’il est question d’agriculture ici – qui confèrent le pouvoir à la fois aux femmes et aux hommes au sein de la collectivité, et qui les mobilisent sont celles qui, déjà, revêtent une dimension transformationnelle, parce qu’elles déterminent la voie à suivre; notre travail est de contribuer à déterminer cette voie, et non de la déterminer nous-mêmes. Ce sont, comme je l’ai dit, des approches fondées sur les collectivités. Chez CARE, nous aimons parler d’approches fondées sur les droits, car nous croyons que l’inégalité entre les sexes est une transgression des droits de la personne. 
Notre approche est fondée sur les droits et ce que nous tentons de faire, c’est d’utiliser des approches qui amènent les collectivités à déterminer elles-mêmes la voie à suivre, à déterminer elles-mêmes quelles normes sociales, par exemple, elles veulent changer. Elles doivent tenir cette réflexion : pourquoi utilisait-on cette pratique autrefois ? Est-elle... rétrograde ? Quelle importance avait-elle à cette époque ? Pourquoi doit-elle changer ? Comment va-t-on la changer ? 
Chez CARE, nous avons cette approche appelée Analyse et action sociales que nous utilisons aussi dans notre projet avec ASA, à commencer avec les employés eux-mêmes afin de les amener à réfléchir à leurs comportements, à leurs croyances et à leurs actions. Parce qu’ils se reflètent dans nos méthodes de travail. Nous amenons notre personnel, le personnel de CARE, à réfléchir à nos propres comportements, à nos propres croyances, à nos propres traditions, à la place qu’il occupe dans notre travail, avant que nous tentions d’instaurer ces changements au sein des collectivités où nous allons. Nous l’amenons à amorcer un processus de réflexion sur la nature de ces changements, leur incidence sur les collectivités et leurs répercussions sur la productivité agricole. De cette façon, nous travaillons conjointement avec les collectivités et nous mettons d’autres partenaires à contribution afin de faciliter ces changements sociotransformationnels. 

Et pour poursuivre la discussion sur le thème du pouvoir, revenons-en à l’agence, qui mise sur ses propres capacités et compétences pour examiner les relations qu’elle a établies avec les collectivités et les ménages, ces relations faisant partie des structures déterminantes d’un marché où les acteurs sont principalement des hommes. Et ils font partie de ces relations, les décideurs, ils en font partie. Puis, nous examinons aussi les structures qui régissent ou influencent l’environnement dans lequel les femmes font leurs choix. Ces approches qui sont ancrées dans ces trois formes de pouvoir qui confèrent un réel pouvoir aux collectivités mêmes sont celles que nous tentons d’utiliser. 

Animatrice : Eh bien, il semble que vous allez avoir certains défis à relever. La masculinité dont vous parliez, par exemple. D’après ce que vous venez de dire, je vois aussi que vous allez peut-être parfois avoir des défis à relever sur le plan culturel également. Quels autres obstacles prévoyez-vous rencontrer en voulant utiliser ces approches pour atteindre vraiment les résultats escomptés ?

Mme Miruka : Les normes sociales. Le mot même, « norme », fait déjà référence à une notion de normalité. Il est parfois difficile de changer ce qui paraît normal. Il y aura une résistance de la part des collectivités. Mais, comme je l’ai dit, nous tentons de mobiliser les divers acteurs de la collectivité, comme les leaders traditionnels ou religieux, qui sont les gardiens de ces normes sociales, et de les amener à promouvoir ces changements. Chez CARE, nous avons mis à l’essai diverses approches en ce sens. Par exemple, nous faisons appel à des modèles de comportement masculins qui, ayant eux-mêmes adhéré à ces changements, sont en mesure de conseiller d’autres hommes, de discuter avec eux et de leur expliquer comment ils en sont venus à intégrer ces changements dans leur vie. 

Mais nous faisons aussi face à d’autres problèmes qui ne sont pas du ressort des collectivités. Les infrastructures, les systèmes semenciers utilisés dans les pays, les politiques, les marchés qui ne fonctionnent pas, ce sont tous des obstacles qui entravent la mise en oeuvre efficace des programmes agricoles et accentuent la nécessité d’apporter des changements sociaux. Et c’est là que nous tentons de mobiliser les décideurs, les organismes de recherche et d’autres partenaires qui souhaitent régler une partie de ces problèmes systémiques sous-jacents. Et j’espère que de plus en plus de projets seront mis en oeuvre pour encourager les hommes à participer davantage au débat sur l’autonomisation des femmes. 

Animatrice : Eh bien, merci de nous avoir écoutés. Nous sommes impatients de poursuivre ce débat avec vous.