Un nouveau projet pour améliorer la gestion de l’eau dans le Sahel

06 juin 2018
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Un nouveau projet appuyé par le CRDI aidera à améliorer la conservation de l’eau et son utilisation pour l’irrigation à grande échelle.

La région du Sahel en Afrique affiche un important déclin dans les précipitations depuis les années 1970. Les conséquences de l’incertitude quant à l’avènement de la saison des pluies ont exacerbé la vulnérabilité des systèmes de production agropastorale, et les agriculteurs ont peiné à ensemencer leurs terres. On s’attend à ce que les effets du changement climatique, y compris la fréquence accrue des phénomènes météorologiques extrêmes, augmentent la récurrence et le prolongement des zones de sécheresse, et avec cela, l’incertitude croissante quant au début et à la durée de la saison de croissance.

Pour contrer ces menaces, l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) au Burkina Faso, avec l’appui du CRDI, a réussi à mettre au point et à tester des réservoirs de rétention d’eau pour compléter l’irrigation à partir du ruissellement de l’eau afin d’accroître le rendement moyen des cultures.

En mai, l’ambassadeur du Canada au Burkina Faso, Edmond Dejon Wega, et le ministre de l’Agriculture et du Développement agricole du Burkina Faso, Jacob Ouédraogo, se sont joints à des chercheurs du campus 2iE de Ouagadougou pour lancer un nouveau projet appuyé par le CRDI qui permettra de renforcer cette réussite. Mis en oeuvre par 2iE, le projet aidera à gérer de manière durable les réservoirs de rétention d’eau au Burkina Faso et à développer des stratégies d’irrigation d’appoint. L’objectif est de renforcer la résilience des agriculteurs aux effets des changements climatiques.

En adoptant une perspective sexospécifique, la recherche évaluera les répercussions sociales, culturelles, économiques et environnementales de l’augmentation du nombre de bassins de retenue des eaux de ruissellement sur les ménages et les bassins hydrographiques. Le projet vise à améliorer la conservation de l’eau pour son utilisation dans l’irrigation d’appoint en intégrant des informations agronomiques et météorologiques automatisées provenant de la télédétection à l’aide d’une plateforme de gestion centralisée. Ces technologies seront également déployées à grande échelle au Mali et au Niger, où les capacités des parties prenantes du milieu agricole seront développées et où les décideurs politiques participeront à toutes les étapes du projet.

Apprenez-en davantage sur le nouveau projet de gestion durable des bassins de retenue des eaux.