Établir des liens entre les chercheurs du Myanmar et les universités canadiennes

19 février 2019
Tin Win, recteur de la Yangon University of Economics (YUE), serre la main de Kai Ostwald, professeur adjoint en sciences politiques et directeur du Centre de recherche sur l’Asie du Sud-Est de l’Université de la Colombie-Britannique (UCB).

CRDI

L’UCB, au Canada, et la YUE, au Myanmar, ont signé un protocole d’entente qui renforce leur collaboration et qui soutient l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes au Myanmar. Cette entente est la première du genre à être établie entre une université canadienne et du Myanmar.

L’initiative K4DM, financée par le Centre de recherches pour le développement international et par Affaires mondiales Canada, soutient ces deux universités afin d’accroître la capacité de recherche au Myanmar après 50 ans de régime militaire et d’isolement. Maintenant qu’un gouvernement civil, élu en 2016, siège au Parlement, cette initiative vise à permettre à une nouvelle génération de chefs de file de la recherche, du milieu universitaire, de l’élaboration de politiques et de la société civile de générer et d’utiliser des données probantes dans l’élaboration de politiques.

« En cette ère de mondialisation, de localisation et de société de l’information, nous aimerions collaborer avec des partenaires locaux, régionaux, nationaux et mondiaux », mentionne Tin Win, recteur de la YUE. Le 5 décembre 2018, il a signé le protocole d’entente avec Kai Ostwald, qui représentait l’UCB en tant que directeur du Centre de recherche sur l’Asie du Sud-Est et professeur adjoint du département des sciences politiques et de la School of Public Policy and Global Affairs.

Les deux institutions collaborent déjà à la mise en place d’un programme dirigé par Ostwald depuis 2017, avec l’appui de l’initiative K4DM. Ce programme offre un cours d’été annuel relatif aux politiques publiques et un mentorat annuel pour le corps professoral et un groupe choisi d’étudiants diplômés de la YUE. Fondée en 1964, cette université offre un enseignement supérieur aux professionnels des domaines de l’économie, des études de développement, de l’administration publique et de la gestion. Bon nombre de cadres intermédiaires et supérieurs du gouvernement, de la société civile et du secteur privé ont étudié à la YUE.

« Il s’agit de la première fois qu’un protocole d’entente est signé entre une université canadienne et du Myanmar, et j’espère que de nombreuses autres occasions suivront », a mentionné Karen MacArthur, ambassadrice du Canada au Myanmar et témoin de la signature.