L’importance des services de garde d’enfants pour améliorer les possibilités économiques des femmes

22 août 2017
Shelley Clark, directrice du Centre on Population Dynamics de l’Université McGill, prononce le mot d’ouverture lors de la conférence sur les services de garde à Montréal.

Shelley Clark, directrice du Centre on Population Dynamics de l’Université McGill, prononce le mot d’ouverture lors de la conférence sur les services de garde à Montréal.

Le 11 août 2017, des chercheurs et des praticiens se sont réunis à Montréal dans le cadre de la conférence d’une journée intitulée The Global Need for Formal Child Care

Afin de discuter des avantages possibles des services de garde d’enfants sur l’accroissement des possibilités et l’autonomisation économiques des femmes.

Organisée par Shelley Clark and Sarah Brauner-Otto, professeures à l’Université McGill, la conférence s’inscrivait dans le cadre du programme Croissance de l’économie et débouchés économiques des femmes (CEDEF) financé par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), la fondation Hewlett et le Department for International Development du Royaume-Uni.

Bien que les données suggèrent que les services de garde d’enfants peuvent aider les femmes à trouver un équilibre entre le travail rémunéré et non rémunéré et à améliorer la productivité, l’accroissement de l’offre de services de garde d’enfants accessibles et de qualité ne va pas de pair avec la hausse du nombre de femmes sur le marché du travail à l’échelle mondiale. Le manque d’options en ce qui a trait à la garde des enfants est particulièrement difficile pour les femmes touchant un faible revenu et ayant des enfants de moins de cinq ans.

Les participants à la conférence ont échangé les conclusions de recherches menées partout dans le monde. La conférence était organisée en groupes d’experts qui se sont penchés sur l’utilisation des services de garde et les options de rechange, l’influence des services de garde sur la participation des femmes au marché du travail et sur leur autonomisation économique, et l’incidence des services de garde sur la santé de l’enfant et de la mère.

Les conférenciers comprenaient des bénéficiaires de subventions du CEDEF travaillant au projet intitulé L’amélioration des services de garde d’enfants afin d’accroître les débouchés pour les femmes dans les bidonvilles de Nairobi, mené par l’Université McGill et le Centre de recherche sur la population et la santé en Afrique (CRPSA), ainsi que des bénéficiaires de subventions travaillant au projet intitulé L’incidence des services de garde d’enfants abordables sur l’autonomisation des femmes en Inde, mené par l’Université McGill en partenariat avec l’Institute of Financial Management and Research (IFMR). On a aussi présenté les résultats du projet soutenu par le CRDI intitulé Économie du soin des proches, autonomisation économique des femmes et programme de croissance partagée de la Chine.

Les participants à la conférence ont souligné le besoin pressant d’offrir des services de garde d’enfants abordables et de qualité partout dans le monde. « Cela m’inspire de penser que ces enjeux gagnent en importance dans des pays comme le Canada, mais aussi dans des pays en voie de développement, a affirmé la directrice du Centre on Population Dynamics de l’Université McGill, Shelley Clark, dans son mot d’ouverture. Même si les enjeux sont différents, nous pouvons tous profiter de nos connaissances et de nos expériences communes. »

L’événement s’est terminé par une discussion sur les façons de faire avancer l’enjeu lié aux services de garde. Il a été établi qu’il faudrait acquérir une meilleure compréhension des éléments qui permettent d’alléger la tâche des femmes liées à la garde des enfants grâce à des mesures permettant, par exemple, de s’attaquer aux normes négatives et de trouver des modèles durables de financement de services de garde d’enfants pour les populations à faible revenu.

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