Liens entre recherche et politiques : L’atelier sur l’Afrique de l’Ouest a mis en évidence l’importance d’utiliser les données probantes pour améliorer la santé des mères et des enfants

March 09, 2016

Le Dr Stanislas Kambou, directeur de recherche à l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), Laurent Assogba, directeur général adjoint à l’OOAS, Pape Amadou Diack, directeur général au ministère de la Santé du Sénégal, Nathalie O’Neil, chef de la Coopération à l’ambassade du Canada au Sénégal, Sharmila Mhatre, Chef de programme, Santé des mères et des enfants, CRDI.

Quatre-vingts personnes – chercheurs, décideurs et experts – ont participé à un atelier où elles ont discuté de la situation actuelle en Afrique de l’Ouest et de nouvelles données probantes sur la santé des mères et des enfants dans cette région. Organisé à Dakar, au Sénégal, du 18 au 20 février 2016, l’atelier a constitué pour les chercheurs se consacrant à la santé des mères et des enfants une occasion unique d’engager un dialogue avec des décideurs gouvernementaux dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana, le Mali, le Nigeria et le Sénégal. L’atelier a donné lieu à un appel à l’utilisation accrue des données probantes dans les politiques et pratiques dans cette région.

 

Un certain nombre de sujets thématiques propres à l’Afrique de l’Ouest y ont par ailleurs été abordés. Parmi ces sujets, citons : l’intégration des notions de sexospécificité et d’équité dans les services de soins de santé destinés aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants; les facteurs du système de santé favorables et défavorables à l’amélioration de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants; et l’analyse situationnelle du transfert de connaissances relatives aux mères, nouveau-nés et enfants.

L’atelier a été organisé par l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), une agence spécialisée de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. En Afrique de l’Ouest, l’OOAS collabore avec sept équipes de recherche sur la mise en oeuvre (ERMO) en vue de favoriser l’utilisation des données probantes dans les politiques nationales et régionales sur la santé des mères et des enfants. Les connaissances acquises par l’OOAS sur les systèmes de soins de santé de la région et l’influence des principales parties prenantes ont permis de renforcer la collaboration entre chercheurs et décideurs et d’intensifier les efforts des ERMO en vue d’une utilisation accrue des données probantes dans les politiques visant à améliorer la santé des mères et des enfants.

L’atelier et les fonds alloués par l’OOAS et les ERMO s’inscrivent dans le programme Innovation pour la santé des mères et des enfants d’Afrique (ISMEA). Le programme ISMEA, d’une durée de sept ans (2014-2020), repose sur un partenariat de multiples bailleurs de 36 millions $ financé par Affaires mondiales Canada, les Instituts de recherche en santé du Canada et le CRDI.

Pour beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, l’amélioration de la santé des mères et des enfants constitue un défi de taille. Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Sierra Leone, le Mali et le Nigeria comptent parmi les pays ayant les taux de mortalité maternelle les plus élevés du monde. Par le programme ISMEA, le Canada apporte son soutien en vue de relever ce défi.

Pour en savoir plus :