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Initiative de recherche sur la dimension de genre dans les STIM : Faire progresser l’analyse comparative entre les genres et le leadership des femmes dans le domaine des STIM. Appel à manifestations d’intérêt

***Date limite de soumission prolongée au 10 mai 2021***

Survol

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada est heureux d’annoncer une nouvelle possibilité de financement visant à faire progresser l’analyse comparative entre les genres et le leadership féminin dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), grâce à la présente Initiative de recherche sur la dimension de genre dans les STIM.

Au cours de la dernière décennie, les travaux novateurs d’un certain nombre d’universitaires et d’organismes du monde entier ont permis de souligner combien il est important de promouvoir une approche plus inclusive en science, y compris la valorisation des femmes, en tant que scientifiques et utilisatrices de la science, ainsi que de l’analyse comparative entre genres comme élément essentiel pour des recherches et innovations qui soient de haute qualité. En réponse à ces travaux, plusieurs initiatives ont été mises sur pied, lesquelles ont donné lieu à quelques avancées jusqu’à ce jour. Pourtant, nous continuons à accuser un double retard: le premier, en matière d’égalité entre les genres et au plan de la représentation des femmes parmi les cadres dirigeantes dans le domaine des sciences, en particulier dans les sciences naturelles, l’ingénierie et les mathématiques; et le second, au niveau de l’intégration de l’analyse comparative entre genres[1] dans ces mêmes champs disciplinaires. Il nous faut donc redoubler d’efforts afin de mieux appréhender ce double déficit et proposer des stratégies pour sa résolution qui soient fondées sur des données probantes, quant à la façon dont les systèmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique peuvent y répondre.

Cette initiative soutiendra donc des consortiums dirigés par des universités dont le but sera d’accroître et d’approfondir les savoirs et savoir-faire dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PFR-PRI), en particulier en Afrique, en ce qui a trait aux défis et possibilités qu’affrontent les femmes scientifiques dans le domaine des STIM, ainsi qu’à l’importance de l’analyse comparative entre genres en recherche dans les STIM. L’initiative permettra à ces consortiums de recueillir et d’ interpréter de nouvelles  données probantes sur : (a) les principaux facteurs qui, dans des contextes particuliers, entravent ou soutiennent les femmes scientifiques, ainsi que l’analyse comparative entre genres dans les STIM, et ce, à différents niveaux et dans les divers champs disciplinaires des STIM; (b) les stratégies existantes ou potentielles (structures, programmes et politiques) nécessaires pour surmonter les facteurs entravants; et (c) les apprentissages découlant de la mise en œuvre de telles stratégies par des universités ou ministères responsables, sur le plan national ou régional. Grâce à leur recherche, on s’attend à ce que ces consortiums définissent des approches innovantes visant à améliorer la capacité des universités et d’autres établissements d’enseignement supérieur à valoriser la contribution des femmes et de l’analyse comparative entre genres dans les STIM. L’objectif ultime de cette initiative est d’accroître la contribution de la science à la promotion de l’égalité entre les genres.

Nous invitons des consortiums de recherche capables de rassembler les diverses perspectives, capacités et approches intersectorielles et multidisciplinaires nécessaires à nous soumettre des manifestations d’intérêt pour des recherches centrées sur la dimension de genre dans les STIM, conformément à l’objectif et aux thèmes de la présente opportunité de subvention, tel qu’indiqué ci-dessous.

Critères d’admissibilité : Les demandes peuvent être présentées par des consortiums composés d’au moins deux universités publiques, lesquelles seront localisées dans au moins deux PFR-PRI admissibles. Les consortiums peuvent également faire appel à des chercheurs affiliés à d’autres établissements dans ces pays ou d’autres pays, ainsi qu’à d’autres parties prenantes, le cas échéant. Conformément à l’objectif de l’appel, nous nous attendons à ce que les femmes scientifiques jouent un rôle de premier plan au sein de ces consortiums, à titre de chercheuses établies ou émergentes.

Orientation régionale : Afrique, Asie, Amérique latine/Caraïbes. Huit consortiums tout au plus pourront être subventionnés, dont la moitié en Afrique.

Durée des subventions de recherche : 36 mois

Montant de la subvention: 1 million à 1,25 million CAD par consortium; un montant global de 8 millions CAD est disponible dans le cadre du présent appel.

Courriel de contact : GEST@crdi.ca

Date limite de soumission : Le lundi, 10 mai 2021 (17 h, heure avancée de l’Est)

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CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Bien que la proportion de femmes inscrites en enseignement supérieur ait augmenté dans le monde entier, les programmes d’études en STIM accusent toujours un retard quant à la participation des femmes dans ces programmes. Le rapport mondial des Nations Unies sur le développement durable soulignait en 2019 que les femmes ne représentent globalement que 35 % des étudiants inscrits aux programmes en STIM, et que leur pourcentage parmi les cadres enseignants en STIM est même généralement beaucoup plus faible. Ce qui est particulièrement le cas aux échelons supérieurs, déficit que l’on retrouve également au sein des académies nationales de sciences. Dans les PFR-PRI, la part des femmes, tant parmi les diplômés de niveau supérieur et que parmi les chercheurs professionnels, est souvent nettement plus faible dans les sciences naturelles - en particulier en ingénierie et en technologie - que dans les arts et les sciences humaines, comme le suggèrent les données de 2018 du Rapport de l’UNESCO sur la science 2021. La sous-représentation des femmes (et des filles) dans les STIM constitue un sérieux obstacle à leur autonomisation et à leur contribution potentielle au renforcement de l’enseignement supérieur et des systèmes de sciences et de l’innovation, en somme à leur contribution aux transformations d’ordre économique et sociétal dans leur pays. La pandémie de COVID-19 a accentué les obstacles structurels qu’affrontent les femmes pour progresser dans le domaine des STIM; différemment de leurs homologues masculins, bon nombre d’entre elles se sont vues obligées à réduire ou à interrompre leurs travaux de recherche et de publication, celles-ci devant plutôt assumer des charges supplémentaires d’enseignement et de prestation soins, auprès de leurs étudiants et de membres de leur famille.

Parallèlement à l’importance d’une participation active des femmes en qualité de scientifiques, dans de nombreuses disciplines, l’analyse comparative entre les genres est désormais reconnue comme partie intégrante d’approches devant favoriser une recherche qui soit de haute qualité. Pourtant, en sciences naturelles et en génie, l’analyse comparative entre les genres demeure sous-exploitée, ce qui restreint la portée et l’incidence potentielle de la recherche dans ces champs disciplinaires.

Au cours de la dernière décennie, de nombreux efforts novateurs ont été déployés pour documenter et combler ce double retard en matière d’égalité entre les genres, soit la participation minoritaire des femmes dans les sciences naturelles et l’application réduite de l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM. À cet égard, sont particulièrement dignes de mention les travaux de l’UNESCO, soutenus par la Suède, ainsi que ceux d’ONU Femmes et du Conseil mondial de la recherche. Ces travaux ont permis de documenter les lacunes et les initiatives visant à faire progresser l’égalité des genres dans les sciences, la technologie et l’innovation dans diverses régions et pays. Un certain nombre de programmes mis de l’avant dans les PFR-PRI ont ainsi pu apporter un soutien aux femmes scientifiques à titre individuel. D’autres se sont intéressés aux politiques et pratiques institutionnelles des universités et des organismes de subvention de la recherche, ainsi qu’à la mesure dans laquelle ces initiatives ont pu créer un environnement favorable aux femmes scientifiques. Le harcèlement fondé sur le genre et la violence sexuelle, ainsi que la manière dont les femmes et d’autres groupes en sont affectés, ont fait l’objet d’une attention considérable dans les universités; par contre, les risques particuliers auxquels les femmes sont confrontées en tant que scientifiques ont reçu moins d’attention à ce jour. Au Canada et dans d’autres pays à revenu élevé, ainsi que dans de nombreux PFR-PRI, des conseils subventionnaires de la recherche scientifique ont adopté des politiques afférentes à l’analyse comparative entre les genres, dans le cadre d’efforts visant à s’assurer que la recherche et ses applications tiennent compte de l’équité, de la diversité et de l’inclusion.

L’évidence disponible à ce jour montre que nos connaissances restent toujours insuffisantes en ce qui a trait aux défis auxquels les femmes scientifiques sont confrontées, aux difficultés que rencontre l’adoption de l’analyse comparative entre les genres dans les STIM, ainsi qu’aux politiques et pratiques efficaces pour la résolution de ces défis et difficultés. C’est ici que des recherches et des actions de sensibilisation supplémentaires ont un rôle à jouer. Par exemple, quelles initiatives politiques et institutionnelles - en particulier en physique, ingénierie et mathématiques - pourraient faire progresser l’intégration de l’analyse comparative entre les genres dans les questions et les modèles de recherche ? Là où des organismes ont commencé à promouvoir une diversification des équipes de recherche en ce qui a trait aux genres de leurs membres, ont-ils buté contre des contraintes? Par exemple, ont-ils pu négocier de façon adéquate les écarts entre les genres et les dynamiques qui sous-tendent ces disparités, au sein des disciplines, des organismes de recherche ou de la société en général? Les campus, et plus particulièrement les laboratoires scientifiques, offrent-ils des environnements pour l’apprentissage et le travail qui soient justes, sûrs et propices aux femmes scientifiques ? Quels sont les contextes systémiques plus englobants, ceux dans lesquels les équipes et projets de recherche s’inscrivent, qui doivent être pris en compte pour atteindre pleinement l’égalité des genres ainsi que pour matérialiser le potentiel que représente une plus grande diversité des genres en science?

L’Initiative de recherche du CRDI sur la dimension de genre dans les STIM a pour objectif d’accroître la contribution de la science à l’égalité des genres. Plus précisément, elle cherche à faire progresser le leadership et la participation des femmes dans les STIM, et à promouvoir l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM.

Les résultats escomptés des travaux des consortiums de recherche sont les suivants :

  • Les institutions d’enseignement supérieur et autres, consacrées à la recherche scientifique, sont transformées par des politiques et des pratiques qui font progresser les femmes dans les sciences et l’entrepreneuriat.
  • Les normes académiques pour un enseignement et une recherche de haute qualité dans le domaine des STIM sont révisées afin d’y intégrer l’analyse comparative entre les genres.

Les consortiums de recherche contribueront à ces résultats en développant savoirs et savoir-faire (capacités en matière de recherche et de publication), ainsi que des réseaux qui informeront des politiques et des pratiques visant à faire progresser l’égalité des genres et l’analyse comparative entre les genres dans les STIM.

L’appel a pour objectif d’appuyer des recherches comparant les expériences de pays distincts, y compris des comparaisons parmi des pays à revenu faible ou des comparaisons entre pays à revenu faible et d’autres à revenu intermédiaire. Sous cette dernière alternative, des études dont les résultats pourraient informer des initiatives en pays à revenu faible revêtent un intérêt tout particulier.     

La contribution de l’Initiative de recherche sur la dimension de genre dans les STIM réside en sa programmation orientée vers la recherche-action et la constitution d’une communauté de pratique. Cette programmation s’appuie sur des initiatives pilotées précédemment par le CRDI, telles que  Faire tomber les barrières : comprendre les obstacles auxquels font face les femmes dans les STIM dans les pays du Sud et Conception sexospécifique dans les STIAM. La présente initiative qui leur fait suite renforcera les travaux des chercheurs des PFR-PFI sur la dimension de genre dans les STIM, parallèlement aux progrès de leurs pairs des pays de l’OCDE. Elle soutiendra des équipes de recherche dans lesquelles les femmes universitaires joueront un rôle de premier plan; ces équipes travailleront en collaboration avec des partenaires pour examiner et intervenir sur des défis propres au contexte local, que ce soit au niveau institutionnel, sectoriel ou national.

Cette initiative propose un programme de recherche novateur, destiné à faire progresser les savoirs pratiques sur des difficultés et des opportunités concrètes, à savoir : inclure l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM e ce, au-delà des progrès réalisés dans les sciences de la vie; intégrer les perspectives des arts, du design, des sciences humaines et sociales dans les STIM; faire progresser les politiques institutionnelles visant à promouvoir l’égalité des genres dans les STIM; et protéger les femmes scientifiques contre la violence sexospécifique.

PORTÉE DE L'APPEL

Les manifestations d’intérêt doivent contribuer aux objectifs susmentionnés et proposer des recherches portant sur au moins l’un des quatre thèmes suivants. Ces thèmes bien sûr ne s’excluent pas les uns des autres. En abordant les différents thèmes, les consortiums de recherche contribueront à créer un environnement favorable à l’égalité des genres et à l’excellence dans la recherche en STIM. Il leur conviendra d’accorder une attention toute particulière aux approches transformatrices, intersectionnelles, inclusives et éthiques à l’égard de la dimension de genre, ceci afin d’informer, de permettre la mise en œuvre, de faire le suivi et d’apprendre de politiques ou pratiques courantes ou nouvelles visant à promouvoir l’égalité des genres dans les STIM. Nous encourageons les consortiums candidats à intégrer à leur approche la méthodologie de recherche-action, si celle-ci devait servir leurs questions et objectifs de recherche. Pour plus d’information sur des exemples de travaux antérieurs qui ont inspiré la sélection de ces thèmes, veuillez consulter l’annexe C.

Thème 1 : Inclusion de l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM – Il existe des lacunes importantes dans l’intégration de l’analyse comparative entre les genres dans des champs disciplinaires particuliers des STIM (par exemple, en technologie, en ingénierie, en chimie, en physique, en mathématiques, en informatique et en intelligence artificielle). Ce thème offre aux consortiums la possibilité de mener des recherches dans les STIM tout en y incorporant l’analyse comparative entre les genres ou de mener des recherches sur l’intégration de cette analyse proprement dite dans les STIM.  Voici, entre autres, quelques questions dont les consortiums pourraient tenir compte en rapport avec ce thème:

Quelles données probantes permettent d’affirmer que la recherche en STIM qui intègre l’analyse comparative entre les genres est plus percutante que la recherche qui n’en tient pas compte ? Cette recherche genrée aborde-t-elle des problèmes autrement négligés par le courant dominant de la recherche en STIM ? Quelles conceptions et méthodologies de recherche ont permis d’améliorer l’intégration de l’analyse comparative entre genres et quels en sont les résultats? Quels mesures et dispositifs novateurs ont été mis en œuvre pour s’attaquer aux contraintes nuisant à l’intégration de la dimension de genre dans le STIM? Comment ces moyens varient-ils, selon le champ ou la discipline en question, le type d’institutions et le contexte sectoriel ou national?

Thème 2 : Exploration des STIA+M – Un certain nombre de pays de l’OCDE ont déployé des efforts pour rendre l’enseignement supérieur responsable, pertinent et inclusif dans le domaine des STIM, ceci en y intégrant des éléments propres aux arts, au design, aux sciences humaines et sociales (éléments globalement dénommés A+). Ces efforts se sont concentrés en particulier sur la façon dont les STIM sont enseignées dans les institutions postsecondaires (universités, collèges techniques). Si certains pays hors de l’OCDE ont également commencé à expérimenter les approches STIA+M, plus rares par contre sont les données probantes à ce jour sur la façon dont les approches, les concepts et les méthodes A+ sont, ou pourraient être, utilisés pour transformer l’enseignement des STIM ainsi que la R et D dans les PFR-PRI. Voici, entre autres, quelques questions dont les consortiums pourraient tenir compte en rapport avec ce thème:  

Quels sont à ce jour les résultats obtenus dans les PFR-PRI, là où l’on a incorporé des éléments A+ à la pédagogie dans les STIM ? À quelles contraintes se sont-on buté? Quelles nouvelles approches pour la réforme de programmes d’études et de la pédagogie dans des champs disciplinaires particuliers des STIM impliquent des éléments A+ et d’autres éléments? Quels ont été les effets des approches STIA+M sur la participation des femmes et d’autres groupes moins bien représentés dans les sciences ? Les approches STIA+M ont-elles contribué à faire avancer l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM?

Thème 3 : Promotion de politiques institutionnelles pour l’égalité des genres dans les STIM – Une série d’interventions politiques ont eu lieu dans les PFR-PRI pour promouvoir l’égalité des genres dans les STIM, par exemple, en renforçant la capacité des organismes et des secteurs de l’éducation, de la science et de l’industrie à éliminer préjugés et stéréotypes fondés sur le genre des individus. Pourtant, les données suggèrent que de telles initiatives demeurent inadéquates; les femmes restent toujours très sous-représentées dans certains champs disciplinaires et disciplines des STIM, notamment aux échelons supérieurs dans les universités et les instituts de recherche des secteurs public et privé. Les consortiums pourront entreprendre des recherches pour instruire des transformations au plan organisationnel et une amélioration des milieux d’apprentissage et de travail, jugées essentielles pour atteindre l’égalité entre les genres en STIM. Voici, entre autres, quelques questions dont les consortiums pourraient tenir compte en rapport avec ce thème:   

Quels types d’interventions particulières existent pour accroître la participation des femmes en STIM et procurer un environnement qui soit propice à la rétention des femmes en STIM ? Quels sont les attributs déterminants des initiatives qui ont effectivement eu un impact, c’est-à-dire ceux qui ont permis d’accroître le leadership des femmes dans la recherche en STIM ? Comment les établissements publics et privés d’enseignement supérieur et de recherche dans le domaine des STIM peuvent-ils surmonter les préjugés sexistes et les stéréotypes négatifs, et promouvoir l’égalité des genres et les principes d’intégration ? Comment les initiatives avec impact au plan organisationnel peuvent-elles être portées à l’échelle aux niveaux sectoriel, national ou régional?

Thème 4 : Protection des femmes scientifiques – Une condition préalable à l’égalité des genres dans les STIM est la création et le maintien d’environnements où femmes scientifiques et membres de minorités vulnérables puissent se sentir en toute sécurité, dans les universités, les laboratoires de recherche, l’industrie et autres organismes scientifiques. Le harcèlement fondé sur le genre et la violence sexuelle présentent tant pour les femmes scientifiques que pour d’autres minorités œuvrant dans le domaine des STIM, des risques particuliers toujours sous-estimés et mal appréhendés dans de nombreux pays, y compris dans les PFR-PRI. Voici, entre autres, quelques questions dont les consortiums pourraient tenir compte en rapport avec ce thème:  

Comment ces risques se présentent-ils pour les femmes dans les STIM (comment se comparent-ils aux risques auxquels sont confrontées les femmes dans d’autres domaines disciplinaires, par exemple, dans les arts, sciences sociales et humaines) ? Quelles sont les stratégies nécessaires pour générer des données et autres données probantes sur ces problèmes? Y-a-t-il des politiques et des pratiques d’intervention courantes qui pourraient se bénéficier de plus de recherche et de réseautage visant à mettre fin au harcèlement genré et à la violence sexuelle, et donc protéger les femmes et autres scientifiques affectés dans les établissements actifs dans les STIM ? Certaines de ces interventions sont-elles plus efficaces que d’autres ? Que faut-il faire pour améliorer, faire le suivi et évaluer les progrès résultant de ces interventions?
 

CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ

Orientation régionale

Les consortiums de recherche doivent être dirigés par des universités publiques situées dans deux ou plusieurs PFR-PRI d’Afrique, d’Asie, ou d’Amérique latine/Caraïbes (la liste des pays admissibles). Huit consortiums tout au plus pourront être subventionnés, dont la moitié en Afrique.

Composition de l’équipe

Les consortiums doivent être composés d’au moins deux équipes de recherche universitaires, lesquelles doivent rassembler des savoirs et compétences complémentaires; l’équipe faisant office de candidate principale doit être versée dans la gestion ou le travail au sein de consortiums ou de réseaux de chercheurs, de praticiens et de décideurs.

Outre les chercheurs, chaque consortium peut s’adjoindre des praticiens et des acteurs politiques, lesquels, de concert avec les premiers, œuvreront à la réalisation des objectifs de recherche préétablis; ils évalueront l’avancement des travaux et dresseront également une appréciation des résultats du projet. Des femmes scientifiques établies seront appelées à jouer un rôle de premier plan au sein des consortiums de recherche, ce qui devrait également offrir des opportunités aux femmes scientifiques émergentes.

Structure de la subvention et conditions de financement

Les consortiums de recherche admissibles doivent désigner un organisme candidat principal, lequel aura la responsabilité de gérer les fonds de la subvention, ainsi que de célébrer et gérer d’éventuels accords de financement avec d’autres organismes membres du consortium, le cas échéant.

En ce qui a trait aux propositions qui seront retenues par le CRDI aux fins de leur financement, le CRDI conclura un accord de financement uniquement avec l’organisme désigné comme candidat principal. Cet organisme doit être constitué en personne morale dans un PFR-PRI compris dans la liste des pays admissibles; l’organisme en question doit posséder la capacité et l’autorisation pour administrer des fonds étrangers et gérer des accords de financement avec d’autres organismes du consortium.

Un/une membre de l’équipe de recherche, détenteur/trice d’une affiliation professionnelle principale à l’organisme candidat principal, doit servir de chef de projet (normalement il/elle occupera également le poste de co-chercheur/e principal/e). Le/a chef de projet et tous les co-chercheurs principaux doivent être citoyens ou résidents permanents d’un PFR-PRI figurant sur la liste du CAD de l’OCDE pour 2021. (Veuillez noter que cette liste contient plus de pays que celle mentionnée ci-dessus). Veuillez consulter l’annexe B pour plus de renseignements sur les exigences minimales requises pour recevoir une subvention du CRDI.

Les autres organismes devant participer au consortium de recherche devraient le faire, soit en qualité d’organismes co-candidats, soit en qualité d’organismes tiers.

Les organismes co-candidats sont des partenaires directs de la recherche; ils partagent conjointement avec l’organisme candidat principal la responsabilité et la propriété intellectuelles des connaissances et résultats obtenus.

Des organisations internationales, y compris celles des Nations Unies et les membres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale ou CGIAR, peuvent se joindre au consortium à la condition qu’elles assument leurs propres coûts.

Des organismes tiers peuvent apporter leur soutien au consortium, lui fournissant des conseils d’experts ou des services de conseil par exemple. Si la proposition de recherche fait intervenir des organismes tiers, il faut justifier clairement leur participation et expliquer en quoi consistera leur rôle. Un plafond de 10 % du financement demandé par le consortium peut être alloué à des organismes co-candidats ou tiers localisés dans des pays à revenu élevé. Pour plus de détails, y compris au sujet des restrictions d’ordre budgétaire s’appliquant aux organismes tiers, veuillez consulter la foire aux questions fréquemment posées.

Budget et durée des subventions de recherche

Les subventions de recherche auront une durée de 36 mois et des budgets compris entre 1 million et 1,25 million de dollars canadiens par consortium.

 

PROCESSUS D'ÉVALUATION

Les propositions soumises dans le cadre de cet appel concurrentiel seront évaluées selon un processus de sélection en deux étapes.

Étape 1

Dans un premier temps, les candidats doivent soumettre une manifestation d’intérêt avant la première de deux dates butoirs (voir la section Dates importantes). Les manifestations d’intérêt seront examinées par le CRDI afin de déterminer si la demande répond aux critères d’admissibilité (précisés ci-dessus), si elle est pertinente aux thèmes de l’appel et si elle répond aux normes de qualité des projets de recherche financés par le CRDI (les critères d’examen sont énoncés ci-dessous).

Toutes les manifestations d’intérêt doivent être soumises en anglais ou en français, par voie du système de soumission en ligne. Les éléments du formulaire de demande en ligne sont décrits ci-dessous.

  • Titre du projet
  • Thème(s) choisis
  • Nom et adresse complète de l’organisme désigné comme chef de file du consortium, noms des autres membres
  • Nom, titre, affiliation professionnelle et adresses courriel du chercheur principal et des co-chercheurs principaux du consortium
  • Budget sommaire ou générique
  • Les CV succincts des principaux membres de l’équipe de recherche

Les manifestations d’intérêt doivent obéir aux orientations suivantes :

Résumé en langage simple, y compris les objectifs du projet (360 mots)

  • Résumez le projet proposé, en évitant autant que possible le jargon superflu et en vous concentrant sur les caractéristiques et les objectifs saillants du projet.
  • Énoncez les objectifs à atteindre avant la fin du projet.
  • Signalement des problèmes et défis principaux (360 mots)
  • Énoncez clairement le problème ou l’opportunité dont traitera votre projet, ses rapports avec le contexte de développement local, ainsi que les hypothèses qui guideront votre travail.
  • Justifiez l’importance d’affronter dès maintenant le problème identifié ou de mettre à profit l’opportunité ciblée par votre projet.
  • Conception du projet (480 mots, plus jusqu’à cinq références clés)
  • Énoncez les hypothèses de recherche centrales qui guideront votre travail; résumez la méthodologie globale et les principales méthodes/techniques que vous utiliserez tout au long du projet.
  • Présentez le cadre théorique qui guidera votre projet.
  • Indiquez comment votre approche théorique et méthodologique peut contribuer à combler les lacunes existantes en matière de savoirs, ainsi que produire des résultats qui soient innovants.
  • Énoncez globalement les activités que votre projet soutiendra.

Résultats escomptés (240 mots)

  • Signalez les extrants et résultats précis et mesurables attendus de votre projet, les horizons temporels en-deçà desquels ceux-ci devraient être obtenus, ainsi que les rapports entre résultats prévus à brève échéance et ceux qui seraient escomptables plus tard.

Remarque : Vous pouvez ajouter à ce formulaire un diagramme d’une page pour illustrer la théorie du changement de votre projet (ce diagramme ne compte pas dans le total de mots permis). Vous pourrez le télécharger en tant que tâche spéciale, plus tard au cours de la procédure de soumission.

Description du consortium (600 mots, plus trois références clés)

  • Décrivez et justifiez brièvement les rôles et responsabilités des principaux organismes participants et des chercheurs principaux. Expliquez comment les femmes scientifiques joueront un rôle de premier plan au sein du consortium.
  • Expliquez brièvement les opportunités que le consortium offrira à de jeunes chercheurs, en particulier à des chercheures, d’enrichir leurs savoirs et compétences pour l’analyse des considérations de genre dans les STIM.
  • Résumez votre expérience au sein de l’institution principale en ce qui a trait à la gestion de projets de cette envergure et de cette nature.
  • Énumérez trois publications récentes et pertinentes (rapports, articles évalués par des pairs, exposés de politiques, etc.) rédigées par des membres du consortium.

Remarque : Des CV succincts (deux pages chacun) des principaux membres de l’équipe de recherche devront être téléchargés, là où il vous sera demandé de le faire dans le formulaire de soumission).

Budget prévisionnel – montant total avec notes succinctes et justification

Examen interne des manifestations d’intérêt

L’admissibilité des manifestations d’intérêt sera examinée, puis leur qualité sera évaluée par un comité d’examen interne du CRDI, se les trois critères suivants:

Pertinence

  • Les idées présentées dans la manifestation d’intérêt sont-elles pertinentes au(x) thème(s) choisi(s) et sont-elles bien ancrées dans les débats politiques actuels et l’état des lieux en science, y compris les besoins ou lacunes à combler?
  • L’approche proposée, y compris l’utilisation des fonds, est-elle plausible compte tenu du/des thème(s) choisi(s) ?
  • L’approche prévue permet-elle de positionner la recherche de façon à faire avancer le changement au chapitre des politiques ou des pratiques ?
  • La recherche prévue correspond-elle aux résultats attendus de l’appel ?

Clarté et nouveauté

  • La manifestation d’intérêt apporte-t-elle des idées nouvelles et originales dans le contexte des thèmes sélectionnés ?
  • Ces idées sont-elles formulées de façon suffisamment claire et structurée ?

Capacité du consortium

  • Les principaux chercheurs disposent-ils de l’expertise multidisciplinaire et intersectorielle nécessaire pour traiter les questions proposées et ont-ils la capacité de collaborer entre eux et avec les autres intervenants?
  • Ont-ils une solide expérience en matière de recherche dans les PFR-PRI et une connaissance avérée de l’analyse comparative entre les genres en STIM ?
  • Les rôles des membres du consortium sont-ils clairement définis dans la manifestation d’intérêt et le budget ?
  • L’équipe projette-t-elle une adhésion aux principes d’équité, de diversité et d’inclusion de façon propre à « Faire progresser la prise en compte de la dimension de genre dans les STIM » ?
  • Quels sont les rôles proposés pour les femmes scientifiques, au sein du consortium?
  • Est-ce que la manifestation d’intérêt contemple des opportunités de renforcer les capacités de chercheurs émergents, en particulier celles des femmes ?

Autres considérations :

  • Le besoin pour cette Initiative d’appuyer un ensemble de projets qui soit diversifié au plan de sa géographie de de ses thématiques sera une considération qui pèsera également sur la sélection des manifestations d’intérêt, ceci afin de garantir que les équipes qui seront invitées à soumettre des propositions complètes présenteront dans leur ensemble un bon éventail de types de projets et de régions concernées.

Aucun commentaire ou rétro alimentation ne sera fourni aux candidats à ce stade.

Le CRDI se réserve le droit de mettre un terme au processus à tout moment et sans préavis, ou d’accorder, à sa discrétion la totalité des subventions ou de ne pas en accorder, dans le cadre du présent appel. En outre, les subventions ne pourront être accordées que sous réserve de disponibilité des fonds nécessaires au CRDI à cette fin.

Étape 2

Les candidats invités devront soumettre une proposition complète avant la deuxième date butoir (voir la section Dates importantes). Veuillez noter qu’une invitation à présenter une proposition complète n’est pas une garantie de financement.

Un comité d’examen scientifique externe composé d’experts internationaux et pluridisciplinaires évaluera et notera les propositions complètes, en fonction de leur mérite scientifique et technique. Des lignes directrices pour la préparation des propositions complètes et une ventilation plus détaillée des critères d’évaluation afférents seront fournies aux candidats invités à soumettre une proposition complète.

Suite à son examen de chaque proposition, le comité se réunira pour discuter de l’examen de chaque proposition, convenir d’une note consensuelle pour chacune et préparer une liste des propositions ordonnées selon leurs notes et recommandées au CRDI pour une subvention.

Sélection définitive

Une décision finale de financement sera alors prise par le CRDI, laquelle tiendra compte des considérations suivantes :

  • le mérite global des propositions, tel qu’apprécié par le comité d’examen scientifique;
  • la répartition des thèmes de recherche prioritaires parmi le lot des propositions jugées méritoires;
  • la répartition des propositions méritoires au niveau des régions du monde admissibles ;
  • la disponibilité des fonds nécessaires au financement des propositions méritoires; et
  • la conformité des propositions aux lignes directrices du CRDI en matière de subventions (par exemple, évaluation des risques de nature institutionnelle et des risques associés aux pays impliqués)

CANDIDATURE À L'APPEL

Les manifestations d’intérêt (étape 1) pour cet appel doivent être soumises en ligne sur la plateforme de demande Survey Monkey avant la date butoir (voir la section Dates importantes). Les demandes doivent être soumises en anglais ou en français.

Dates à retenir

Date butoir pour la soumission des manifestations d’intérêt :

10 mai 2021

Invitation aux candidats retenus à rédiger une proposition complète :

28 mai 2021

Date butoir pour la soumission d’une proposition complète :

29 juin 2021

Sauf avis contraire, les candidats seront informés des décisions de financement d’ici le :

30 juillet 2021

Les détails relatifs à l’octroi des subventions par le CRDI seront définis

septembre 2021

L’on prévoit signer un accord de subvention avec chaque consortium sélectionné

octobre/novembre 2021

Coordonnées

Toute demande de renseignements concernant l’appel à propositions ou la procédure de demande afférente à la présente initiative de recherche doit être envoyée à GEST@crdi.ca

Annexe A - Déclaration en matière d’égalité du CRDI

Le CRDI cherche à assurer l’égalité dans tous les aspects de son travail. Nous soutenons la production de connaissances qui s’attaquent aux systèmes responsables de perpétuer les inégalités en fonction de l’identité des individus et groupes. Nous soutenons même la contribution à ces savoirs de la part de personnes aux genres, appartenances communautaires, histoires de vie et expériences variées.

Les inégalités affectent de multiples catégories d’identité, lesquelles se chevauchent les unes les autres. Ces catégories comprennent les suivantes, sans en exclure d’autres : le genre, le sexe, l’âge, la classe sociale, la race, la caste, l’origine ethnique, le statut de citoyen, la religion et les aptitudes. L’adoption d’une approche intersectionnelle de l’égalité reconnaît ces différences et considère la diversité comme élément central pour faire progresser l’égalité. Étant donné que l’inégalité entre les genres constitue un obstacle important dans toutes les dimensions de la diversité, le CRDI s’efforce tout particulièrement d’assurer que son travail favorise l’égalité entre les genres.

Le CRDI reconnaît que la force et la crédibilité de son travail reposent sur une approche à deux volets : premièrement, intégrer la diversité et l’inclusion dans nos propres systèmes, politiques et pratiques organisationnels; deuxièmement, incorporer dans nos programmes de recherche la diversité et l’inclusion comme dimensions fondamentales d’une recherche de qualité, et faire en sorte que ces programmes promeuvent l’égalité et l’inclusion à l’échelle mondiale.

Nous reconnaissons et soulignons les éléments suivants :

  • La dimension de genre fait référence aux différences socialement construites, attribuées au fait d’être un homme ou une femme; non binaire, cette dimension admet la diversité. Les différences socialement construites sourcent des rapports de pouvoir établis entre personnes aux rôles différenciés selon leur genre; elles sont ancrées dans des normes et stéréotypes genrés qui causent et renforcent l’inégalité dans l’accès aux opportunités et l’inégalité dans la répartition des ressources entre rôles différenciés selon le genre de la personne. Ce qui se manifeste par la discrimination et l’exclusion des personnes dont le genre est associé à un pouvoir social réduit, comme c’est souvent le cas pour les filles, les femmes et les personnes qui s’identifient comme appartenant aux catégories LGBTQ2+.
  • Les femmes, les filles, les LGBTIQ2+ et d’autres groupes marginalisés se heurtent à des obstacles structurels persistants, lesquels font entrave à l’égalité dans les pays en développement; ces groupes ont droit à l’égalité.
  • Les efforts visant à atteindre l’égalité entre les genres varient selon les milieux : ces efforts doivent s’inscrire dans le contexte socioculturel, politique et économique des différentes régions où œuvre le CRDI. De même, les inégalités ne sont pas homogènes ni figées; elles peuvent varier et évoluer au fil du temps.

 

Principes

  1. Respect des personnes, engagement et transparence : Traiter toutes les personnes avec respect, dignité et équité est essentiel à la réalisation de notre mandat et à l’entretien de rapports fermes avec les intervenants; cela contribue à un environnement de travail sain et sécuritaire, propice à l’engagement, à l’ouverture et à la transparence.
  2. Résonance et pertinence à l’échelle mondiale : La recherche appuyée par le CRDI cadre avec des principes reconnus mondialement, notamment le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et d’autres cadres et objectifs systémiques concernant l’égalité des genres et l’inclusion en milieu de travail.
  3. Cohérence : Pour atteindre des résultats en matière d’égalité et d’inclusion grâce à la recherche, le CRDI doit passer de la parole aux actes, et il doit y avoir concordance entre notre mandat et nos stratégies. Cela signifie qu’au moyen de son code de conduite, de ses politiques et de sa convention collective, le CRDI doit promouvoir une culture organisationnelle qui favorise le respect, la diversité et l’inclusion et qui cadre avec sa stratégie et ses objectifs. L’inclusion de toutes les personnes et de leurs idées est une grande source d’innovation pour nous.
  4. Partenariats équitables : Le CRDI favorise et encourage la diversité et l’inclusion dans le cadre des partenariats qu’il établit avec les bénéficiaires de ses subventions, les bailleurs de fonds et d’autres intervenants au Canada et ailleurs.
  5. Impliquer les intervenants dans la recherche sur le changement : Le CRDI appuie la recherche en partenariat avec des chercheurs experts et des défenseurs de droits qui connaissent bien les contextes précis et qui travaillent pour transformer les normes néfastes, les stéréotypes et les inégalités dans leur pays et leur communauté. 
  6. Qualité de la recherche : L’attention portée à la diversité et à l’inclusion est une dimension fondamentale de la qualité de la recherche.
  7. Fondement de la stratégie : Le CRDI considère la diversité et l’inclusion comme des éléments essentiels pour la conception et mise en œuvre des ses stratégies.
  8. Responsabilisation : Le rôle du suivi, de l’évaluation et de l’apprentissage à titre de moyens d’améliorer le travail sur la diversité et l’inclusion est primordial pour le CRDI.

Annexe B – Exigences en matière d’autorisation

Conformément à ces accords, l’organisation candidate pourrait devoir obtenir l’autorisation du pays concerné avant de recevoir des fonds du CRDI. Cette exigence ne s’applique qu’aux propositions retenues. Le CRDI se réserve le droit de ne pas financer un projet retenu si l’autorisation du pays concerné n’est pas obtenue dans les six mois suivant l’annonce officielle de l’approbation du projet par le CRDI; un plus long retard mettrait en péril la réalisation de l’Initiative de recherche sur la dimension de genre dans les STIM dans les délais prévus par le CRDI.

Les candidats doivent répondre aux exigences minimales pour recevoir une subvention du CRDI. Les candidats retenus devront signer l’accord-type de subvention du CRDI, lequel est modifié de temps à autre par le CRDI. De plus, le CRDI se réserve le droit d’annuler le processus d’octroi de subvention à tout moment et sans préavis, et d’accorder, à sa discrétion, la totalité des subventions ou de n’en accorder aucune. L’accord de subvention comprendra un échéancier pour la présentation des rapports d’étape et finaux, les uns portant sur les réalisations techniques du projet, les autres sur la gestion financière de la subvention.

Annexe C : Contexte des thèmes de l’initiative de recherche sur la dimension de genre dans les STIM

Les thèmes retenus pour le présent appel sont instruits par l’état des savoirs sur l’intégration de l’analyse de la dimension de genre dans les STIM pour une recherche de haute qualité, ainsi que sur le soutien à des transformations d’ordre organisationnel pour faire progresser l’égalité des genres et le leadership des femmes dans les STIM.[i] Nous avons choisi quatre thèmes, lesquels ne s’excluent pas mutuellement mais plutôt se chevauchent et sont liés entre eux. C’est en abordant ces différents thèmes que l’on peut promouvoir un environnement qui soit favorable à l’égalité des genres et à l’excellence dans la recherche en STIM.

Les deux premiers thèmes portent sur l’inclusion de l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM et sur l’intégration des perspectives des arts, du design, des sciences humaines et sociales (ou A+) dans l’enseignement supérieur (et la recherche) en STIM. La diversité des genres certes est essentielle à la qualité des sciences, des découvertes et de l’innovation pour le développement;[ii] néanmoins, il faut probablement en faire également plus pour accroître l’intégration de l’analyse comparative entre les genres en STIM. Les femmes restent minoritaires dans les technologies numériques de l’information, l’informatique, la physique, les mathématiques et l’ingénierie, tous des champs disciplinaires qui conduiront à la prochaine révolution industrielle et à de nombreux emplois dans l’avenir.[iii] De nouvelles approches pour l’enseignement supérieur et la recherche dans les STIM, notamment celles propices à l’intégration des perspectives A+, pourraient s’avérer plus inclusives.

Les deux autres thèmes sont l’avancement des politiques institutionnelles visant à promouvoir l’égalité de genre dans les STIM et la protection des femmes scientifiques contre la violence sexiste. Ces thèmes incluent l’importance de créer et de renforcer les capacités institutionnelles et de soutenir des transformations d’ordre systémique pour que femmes et filles de différents milieux puissent participer et réussir dans les STIM. La création et le maintien d’un environnement juste, sûr et favorable aux femmes sur les campus universitaires peut requérir des mesures particulières aux femmes impliquées dans les STIM. Le rapport de l’UNESCO sur la science en 2021 souligne que les femmes quittent les disciplines technologiques dans les universités et l’industrie en raison de conditions de travail injustes, du manque d’accès à des rôles créatifs et de carrières sans perspective réelle de promotion.[iv] Le rapport souligne que des transformations d’ordre institutionnel sont essentielles pour générer des environnements qui soient favorables à l’égalité des genres dans les STIM. Certaines mesures politiques précises sont décrites dans la Déclaration de principes et d’actions du Conseil mondial de la recherche pour la promotion de l’égalité et du statut des femmes en recherche.[v]

Thème 1 : Inclusion de l’analyse comparative entre les genres dans la recherche en STIM

Malgré un soutien important au niveau politique en faveur du principe de l’intégration des questions relatives au sexe et au genre dans les STIM, les données sur les progrès dans la recherche réelle varient considérablement en fonction des champs disciplinaires STIM; elles semblent généralement moins concluantes que dans les sciences de la vie et les sciences agricoles.[vi] Il semble que l’on ait accordé plus d’attention à la composition des équipes de recherche qu’à l’intégration de l’analyse comparative entre les genres dans la conception des recherches.[vii] Les progrès réalisés au niveau de la diversification des équipes peuvent contribuer à améliorer la qualité de la science, mais des mesures supplémentaires sont probablement nécessaires pour faire avancer l’intégration de l’analyse comparative entre les genres.[viii]

Dans le cadre de ce thème, les consortiums basés dans les pays à revenu faible ou intermédiaire peuvent vouloir expérimenter l’utilisation de l’analyse comparative entre les genres dans certaines disciplines STIM, et comparer leurs résultats avec ceux de recherches ne tenant pas compte de la dimension de genre. La recherche pourrait également porter sur les facteurs qui favorisent ou ralentissent l’intégration de l’analyse comparative entre les genres dans les différents champs ou disciplines STIM, et sur les différences observables entre institutions ou contextes nationaux. Certains pays peuvent déjà avoir mis de l’avant des politiques pour encourager une utilisation plus répandue de l’analyse comparative entre les genres dans les STIM, à l’exemple d’autres domaines disciplinaires[ix]

Les recherches proposées dans le cadre de ce thème visent non seulement à produire des connaissances, mais aussi à informer, mettre en œuvre et tirer des enseignements de nouvelles approches et interventions pour faire progresser l’intégration de l’analyse comparative entre les genres dans les STIM. Il est donc important de comprendre comment les nouveaux modèles et nouvelles méthodologies de recherche pourraient améliorer l’intégration de la dimension de genre dans le domaine des STIM, au niveau de disciplines, institutions et pays spécifiques.

Thème 2 : Exploration des STIA+M - intégrer les arts, le design, les sciences humaines et sociales (A+) dans l’enseignement supérieur et la recherche en STIM

L’introduction de perspectives, concepts et méthodes A+ dans l’enseignement supérieur et dans la recherche en matière de STIM pour produire des résultats plus responsables, pertinents et inclusifs[x] est relativement nouvelle dans la plupart des PRFI. STIA+M est un concept général qui couvre un large éventail d’approches avec différents objectifs :

  • Rendre les méthodes pédagogiques plus pratiques, intégrées à d’autres disciplines, plus pertinentes sur le plan social, qui puissent stimuler créativité (résolution de problèmes) et rendre l’apprentissage amusant
  • Communiquer avec un éventail plus diversifié d’étudiantes et étudiants et rendre la dynamique de l’apprentissage en classe plus inclusive
  • Rendre plus attrayant chez l’étudiant la perspective d’études et d’une carrière en mathématiques, en physique ou en ingénierie
  • Renforcer l’employabilité des diplômés des STIM, y compris les compétences en matière de conception, de sens de l’initiative, d’esprit critique, de communication et de gestion d’équipe
  • Remettre en question les valeurs qui sous-tendent la science et la technologie

Un nombre croissant d’organismes de financement de la recherche dans les économies avancées soutiennent désormais des approches transdisciplinaires qui apportent des perspectives A+ aux recherches menées en STIM.[xi] Plusieurs universités ont également expérimenté des approches pédagogiques en STIA+M afin d’inciter un plus grand nombre d’étudiants/es à s’engager dans des domaines scientifiques, afin aussi de développer chez les scientifiques des compétences leur permettant de résoudre les problèmes du XXIe siècle par la recherche et en milieu de travail.[xii] Parallèlement, les universités de nombreux pays à revenu élevé ont mis au point des programmes de diplôme en pédagogie dans les STIA+M à l’intention des enseignants et enseignantes du niveau secondaire.

Compte tenu de la complexité croissante des défis du développement et de la combinaison requise de compétences diverses dans les secteurs de la R et D à forte croissance (tels que l’alimentation, l’énergie, l’adaptation au climat, l’IA et l’apprentissage machine, ainsi que les bio et nanotechnologies),[xiii] le potentiel des approches liées aux STIA+M se développe dans d’autres régions. Certaines universités de pays comme le Brésil, le Mexique, la Colombie et l’Équateur ont expérimenté des innovations en matière de programmes d’études et de pédagogie dans le domaine des STIM.[xiv] Toutefois, il y a peu d’exemples d’efforts similaires, et ceux impliquant spécifiquement les STIA+M, dans la plupart des PRFI. De plus, on en sait encore moins sur les aux résultats d’initiatives déjà mises de l’avant dans les PRFI pour intégrer des éléments A+ dans l’enseignement et la R et D en STIM.  

La recherche peut nous aider à comprendre les conditions précises dans lesquelles les STIA+M aident ou pourraient aider à former un plus grand nombre de personnes (en particulier des femmes) à devenir des scientifiques outillées pour répondre aux priorités sectorielles nationales et régionales. Quelles sont les initiatives politiques institutionnelles ou sectorielles qui ont permis de mettre en place des pédagogies dans les STIA+M ? (Y a-t-il des différences entre les écoles techniques et les universités ?) Et à quel effet ? Quels défis ou obstacles les départements ou les établissements ont-ils rencontrés et comment y ont-ils fait face ? De même, l’introduction de ces nouvelles pédagogies s’est-elle accompagnée d’approches STIA+M dans la recherche ? Et à quel effet ?

Les recherches proposées dans le cadre de ce thème peuvent viser à informer, mettre en œuvre et tirer des enseignements de nouvelles approches et interventions pour intégrer les perspectives A+ dans les STIM. Les consortiums peuvent proposer de piloter de nouveaux programmes, pédagogies et conceptions de recherche pour améliorer l’intégration d’éléments A+ dans différents champs disciplinaires STIM dans des établissements/pays particuliers. Des manifestations d’intérêt pourraient, par exemple, se centrer sur l’effet de approches STIA+M en recherche : dans quelle mesure et sous quelles conditions ces approches mènent à des résultats plus sensibles, pertinents et inclusifs; comment ces résultats diffèrent de l’effet d’autres approches transdisciplinaires. De telles questions permettraient de tisser des liens avec certains enjeux soulignés sous the Thème 1 de cet appel.

Thème 3 : Promotion de politiques institutionnelles pour l’égalité des genres dans les STIM

Il est bien établi que les filles, les femmes et certains groupes marginalisés sont confrontés à de multiples défis et obstacles tout au long de leur vie, lesquels nuisent à leur participation dans de nombreux champs disciplinaires des STIM en éducation, en recherche et dans d’autres professions liées aux STIM dans le monde entier.[xv] De récents rapports mondiaux et régionaux des Nations Unies[xvi] soulignent le vaste ensemble d’obstacles qui persistent à différents niveaux (domaine/secteur, institutionnel, sociétal), lesquels continuent à miner l’intérêts des femmes et leur capacité à s’engager, à continuer, à progresser et à bénéficier de l’enseignement et de la science dans le domaine des STIM. En réponse à ces défis, gouvernements, établissements d’enseignement supérieur et de recherche et secteur privé ont introduit une série de politiques et de pratiques visant à accroître la représentation et la participation des femmes (et des filles) dans les disciplines des STIM. Plusieurs exemples d’interventions d’envergure nationale pour soutenir les femmes dans les STIM sont résumés dans le rapport produit par le Global Research Council; le rapport comprend des données fournies par les conseils de financement de PRFI et de nombreux autres.[xvii]

Une question qui se pose concerne la cohérence et l’exhaustivité de ces politiques et pratiques. Sont-elles suffisamment ambitieuses, coordonnées et mises en œuvre de façon efficace pour réaliser des transformations d’ordre institutionnel et contribuer à de plus amples changements sectoriels et sociétaux qui soient nécessaires pour l’égalité des genres dans les systèmes scientifiques ? Que nous enseignent ces initiatives au sujet des goulets d’étranglement ou les lacunes dans le parcours des femmes scientifiques en enseignement supérieur et en recherche ? Par exemple, certaines initiatives ont ciblé les femmes scientifiques en début de carrière ou en phase de doctorat.[xviii] Mais il peut être nécessaire, dans certaines disciplines, de programmer le renforcement des capacités au niveau postdoctoral. Qu’en est-il des questions d’intersectionnalité et de rapports entre genres que vivent les femmes scientifiques dans les organismes d’enseignement et de recherche dans les STIM, y compris dans le secteur privé ? Comment ces questions ont-elles été prises en compte ? Quelles mesures ont été prises par les organismes nationaux, régionaux ou internationaux de financement de la recherche pour tenir compte de la dimension de genre et de la diversité dans leurs processus de financement, et avec quels résultats ?[xix] Quelles sont les spécificités du domaine des STIM qui pourraient conduire à des politiques et des pratiques particulières offrant un environnement plus favorable aux femmes scientifiques ? Quelles leçons peut-on tirer des rôles que les femmes scientifiques ont assumés pendant la pandémie de COVID-19 au travail, à la maison et ailleurs ? Comment les expériences d’une région peuvent éclairer des interventions courantes ou envisagées dans une autre?

Cette possibilité de financement aidera les chercheurs dans le domaine des STIM dans les PRFI à entreprendre des recherches et à créer des réseaux pour traiter certaines de ces questions, lesquelles font également l’objet de recherches par leurs pairs ailleurs. Par exemple, une étude britannique examine les facteurs qui expliquent des taux plus faibles de collaboration internationale parmi les ingénieures.[xx] C’est un problème également cité dans des recherches récentes sur la prochaine génération de scientifiques (tous domaines confondus) en Afrique.[xxi] La recherche-action pourrait aider à définir, catégoriser et évaluer à la fois les défis et les types d’intervention spécifiques pour une participation accrue des femmes dans l’enseignement supérieur et la recherche dans le domaine des STIM. Une telle analyse, des données probantes d’autres pays, et même des interventions pilotes pourraient être utilisées par les consortiums pour informer des politiques et pratiques visant à promouvoir l’égalité des sexes dans les STIM dans leurs pays et régions.

Thème 4 : Protection des femmes scientifiques

L’incidence du harcèlement et de la violence sexuelle fondés sur le sexe dans les établissements universitaires et de recherche reste largement sous-estimée, et ce dans toutes les régions du monde. Face au faible nombre d’incidents officiellement signalés, les institutions scientifiques peuvent avoir l’impression que la justice et la sécurité ne sont pas des enjeux importants pour elles, d’où l’argument qu’il n’y pas lieu d’y répondre par des mesures institutionnelles concertées. À quelques exceptions près,[xxii] la plupart des éléments de preuve se sont concentrés sur l’ampleur du harcèlement et de la violence sexuelle dans les universités, et sur l’inadéquation des réponses institutionnelles. En Amérique latine, par exemple, une enquête menée en 2019 auprès de 100 universités dans 16 pays a révélé que 60 % d’entre elles n’avaient pas de politique pour traiter les plaintes de harcèlement sexuel, tandis qu’en Afrique, où de nombreuses universités ont des politiques de genre et de lutte contre le harcèlement sexuel, la manipulation sexuelle des femmes et des jeunes serait répandue.[xxiii] Il y a quelques signes de progrès, notamment au niveau du nombre d’universités qui adoptent des politiques sur l’inconduite sexuelle en Amérique latine, sous la pression de mouvements étudiants sur les campus.[xxiv] Plusieurs chercheurs mènent des recherches sur la violence sexuelle dans des universités en Afrique[xxv] et en Asie.[xxvi] Cependant, il faut davantage de recherche pour comprendre et traiter les questions précises qui se posent dans l’enseignement et la recherche scientifiques, et sur la manière de rendre les environnements plus justes, plus sûrs et plus propices à l’apprentissage et au travail des femmes en tant que scientifiques. Comment les expériences des femmes scientifiques, et en particulier celles qui travaillent dans le domaine des STIM, se comparent-elles à celles de leurs pairs dans d’autres disciplines ? Des interventions à l’échelle universitaire peuvent répondre à certaines de leurs préoccupations, mais d’autres peuvent être nécessaires pour répondre aux différences entre les groupes de personnes touchées, les types d’institutions et les contextes nationaux et culturels.

Ce thème de recherche est important pour générer des connaissances et pour mieux étayer la conception et la mise en œuvre des politiques visant à protéger les femmes scientifiques. Les candidats à cet appel sont encouragés à réfléchir à des interventions innovantes et pertinentes qui peuvent contribuer à réduire le harcèlement fondé sur le genre et la violence sexuelle dans des institutions et communautés spécifiques, ainsi qu’à préciser les groupes de population et disciplines ou champs disciplinaires qui seront ciblés par leurs recherches.

 

 

[1] Le terme « analyse comparative entre les genres » est ici également synonyme de « l’analyse comparative fondée sur le sexe et le genre », laquelle se définit comme étant toute approche qui examine systématiquement les différences fondées sur la sexospécificité (biologique) et sur le genre (socioculturel).

 

[i] À titre d’exemple, citons Tessa E.S. Charlesworth et Mahzarin R. Banaji, « Gender in Science, Technology, Engineering, and Mathematics: Issues, Causes, Solutions », Journal of Neuroscience, vol. 39, no 37, 11 septembre 2019, p. 7228-7243, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6759027/pdf/zns7228.pdf;

S. Cheryan, S.A. Ziegler, A.K. Montoya et L. Jiang, « Why are some STEM fields more gender balanced than others? », Psychological Bulletin, vol. 143, no 1, 2017, p. 1-35, https://doi.org/10.1037/bul0000052;

A.A. Eaton, J.F. Saunders, R.K. Jacobson et K. West, « How Gender and Race Stereotypes Impact the Advancement of Scholars in STEM: Professors’ Biased Evaluations of Physics and Biology Post-Doctoral Candidates », Sex Roles, 2020, https://faculty.fiu.edu/~aeaton/wp-content/uploads/2019/06/Eaton-Saunders-Jacobson-West-2019.pdf.

[ii] M.W. Nielsen, C.W. Bloch et L. Schiebinger, « Making gender diversity work for scientific discovery and innovation », Nature Human Behaviour, vol. 2, 2018, p. 726-734, https://www.nature.com/articles/s41562-018-0433-1.

[iii] Par exemple, une analyse de près de 3 millions d’articles sur l’informatique publiés entre 1970 et 2018 a conclu que la parité des sexes ne serait pas atteinte dans ce domaine avant 2100 au moins, même dans un scénario où les femmes seraient à l’origine de 90 % de toutes les publications dans les années à venir. Cité dans Alessandro Bello, Tonya Blowers, Susan Shneegans et Tiffany Straza, Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive : extrait tiré du Rapport de l’UNESCO sur la science, 2021, https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000375429_fre.

[iv] Seulement 2,3 % du capital-risque est canalisé vers les jeunes entreprises dirigées par des femmes, selon une enquête mondiale réalisée en 2020 auprès de 700 entreprises par Trustradius. Alessandro Bello, Tonya Blowers, Susan Shneegans et Tiffany Straza, Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive : extrait tiré du Rapport de l’UNESCO sur la science, 2021, https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000375429_fre.

[v] Global Research Council, Statement of Principles and Actions Promoting the Equality and Status of Women in Research, 2016, https://www.globalresearchcouncil.org/fileadmin/documents/GRC_Publications/Statement_of_Principles_and_Actions_Promoting_the_Equality_and_Status_of_Women_in_Research.pdf.

[vi] Par exemple, voir C. Tannenbaum, R.P. Ellis, F. Eyssel, J. Zou et L. Schiebinger, « Sex and gender analysis improves science and engineering », Nature, vol. 575, 2019, p. 137-146, https://www.nature.com/articles/s41586-019-1657-6.

[vii] Par exemple, le réseau GENDER-NET Plus de l’Espace européen de la recherche de la Commission européenne, un consortium réunissant 17 partenaires de 13 pays, avait plusieurs projets examinant l’intégration de la dimension de genre dans l’enseignement des STIM, le contenu de la recherche et le transfert de connaissances et de technologies. Cette initiative et d’autres initiatives récentes de l’UE ont accordé plus d’attention aux changements structurels et politiques en vue d’un meilleur équilibre entre les sexes dans les équipes de recherche et les programmes d’enseignement, mais très peu à la prise en compte de la dimension de genre dans la conception de la recherche et de l’innovation technologique.

[viii] Le terme « analyse comparative entre les genres » inclut ici « l’analyse des sexes et des genres », qui examine systématiquement les différences fondées sur le sexe (biologiques) et sur le genre (socioculturelles). Pour plus d’informations sur l’analyse des sexes et des genres, veuillez consulter la page 2 de l’actuel Guide du candidat du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie : tenir compte de l’équité, de la diversité et de l’inclusion dans votre demande à l’adresse https://www.nserc-crsng.gc.ca/_doc/EDI/Guide_for_Applicants_FR.pdf.

[ix] Voir, par exemple, A. Bello, Women in Science, Technology, Engineering and Mathematics (STEM) in the Latin America and the Caribbean Region, ONU Femmes, 2020, https://www2.unwomen.org/-/media/field%20office%20americas/documentos/publicaciones/2020/09/women%20in%20stem%20un%20women%20unesco%20en32921.pdf?la=en&vs=4617.

[x] C. Wajngurt et P.J. Sloan, « Overcoming Gender Bias in STEM: The Effect of Adding the Arts (STEAM) », InSight: A Journal of Scholarly Teaching, vol. 14, 2019, p. 13-28, https://files.eric.ed.gov/fulltext/EJ1222869.pdf.

[xi] Par exemple, les prix STIAM Horizon de la société canadienne Ingenium-NSERC permettent de promouvoir les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie, des arts et du design, et des mathématiques auprès de la prochaine génération de scientifiques et d’ingénieurs et ingénieures. Le CRDI a collaboré avec l’Université Carleton pour mettre en place un réseau de chercheuses et chercheurs du Canada et de pays à revenu faible et intermédiaire qui établissent un lien entre la conception avec dimension de genre et les STIAM. https://www.idrc.ca/fr/project/conception-sexospecifique-dans-les-stiam-sciences-technologies-ingenierie-arts-et.

[xii] L. Colucci-Gray, P. Burnard, C. Cooke, R. Davies, D. Gray et J. Trowsdale, Reviewing the potential and challenges of developing STEAM education through creative pedagogies for 21st learning: how can school curricula be broadened towards a more responsive, dynamic, and inclusive form of education?, 2017, https://scholar.google.ca/citations?user=gpWIC38AAAAJ&hl=en#d=gs_md_cita-d&p=&u=%2Fcitations%3Fview_op%3Dview_citation%26hl%3Den%26user%3DgpWIC38AAAAJ%26citation_for_view%3DgpWIC38AAAAJ%3AR3hNpaxXUhUC%26tzom%3D240.

[xiii] Au sujet de la demande croissante de profils d’emploi hybrides, consulter les documents suivants :

J. Bersin, « Catch the wave: The 21st-century career », Deloitte Review, no 21, 2017, https://www2.deloitte.com/insights/us/en/deloitte-review/issue-21/changing-nature-of-careers-in-21st-century.html;

E. Orange, E. Weiner et E. Ranasinghe, 10 Trends to Watch in 2018 & Beyond, Omidyar Network, 2018, https://omidyar.com/wp-content/uploads/2021/01/10-Trends-to-Watch-in-2018-Beyond_Omidyar-Network.pdf;

J.E. Aoun, « Hybrid Jobs Call for Hybrid Education », Harvard Business Review, 2016, https://hbr.org/2016/04/hybrid-jobs-call-for-hybrid-education;

Sur l’Argentine, voir Tecnología y Arte: la combinación perfecta para tu futuro laboral, http://noticias.universia.com.ar/cultura/noticia/2018/06/18/1160275/tecnologia-arte-combinacion-perfecta-futuro-laboral.html.

[xiv] X. Han et R.P. Appelbaum, « China’s science, technology, engineering, and mathematics (STEM) research environment: A snapshot », 2018, http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0195347;

A. Musa et D.S. Mohammed, « A framework for the integration of steam in electrical technology education curriculum in Nigerian universities », 2016, http://www.atbuftejoste.com/index.php/joste/article/view/288;

Universidad Católica Santiago de Guayaquil, Pedagogía, http://www.universia.com.ec/estudios/universidad-catolica-santiago-guayaquil/ingenieria-produccion-direccion-artes-multimedia/st/242607.

[xv] Iruka N. Okeke, Chinedum P. Babalola, Denis K. Byarugaba, Abdoulaye Djimde et Omolaja R. Osoniyi, « Broadening Participation in the Sciences within and from Africa: Purpose, Challenges, and Prospects », CBE—Life Sciences Education, vol. 16, no 2, 2017, doi : 10.1187/cbe.15-12-0265, https://dx.doi.org/10.1187%2Fcbe.15-12-0265;

UNESCO, Measuring Gender Equality in Science and Engineering: The SAGA Survey of Drivers and Barriers to Careers in Science and Engineering, document de travail no 4, 2018, https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000266146.locale=fr;

M.T. Wang et J.L. Degol, « Gender Gap in Science, Technology, Engineering, and Mathematics (STEM): Current Knowledge, Implications for Practice, Policy, and Future Directions », Educational Psychology Review, vol. 29, no 1, 2017, p. 119-140, https://doi.org/10.1007/s10648-015-9355-x;

Leslie J. Rissler, Katherine L. Hale, Nina R. Joffe et Nicholas M. Caruso, « Gender Differences in Grant Submissions across Science and Engineering Fields at the NSF », BioScience, vol. 70, no 9, septembre 2020, p. 814-820, https://academic.oup.com/bioscience/article/70/9/814/5875252;

S.M. West, M. Whittaker et K. Crawford, Discriminating Systems: Gender, Race, and Power in AI, AI Now Institute, 2019, https://ainowinstitute.org/discriminatingsystems.html.

[xvi] « La carrière des femmes en sciences se heurte toujours aux préjugés de genre, selon l’UNESCO », Rapport de l’UNESCO sur la science, 2021, https://fr.unesco.org/news/carriere-femmes-sciences-se-heurte-toujours-aux-prejuges-genre-lunesco;

UNESCO, Women in Science, Technology, Engineering and Mathematics (STEM) in the Latin America and the Caribbean Region, ONU Femmes, 2020, https://www2.unwomen.org/-/media/field%20office%20americas/documentos/publicaciones/2020/09/women%20in%20stem%20un%20women%20unesco%20en32921.pdf?la=en&vs=4617;

UNESCO, A Complex Formula: Girls and Women in Science, Technology, Engineering and Mathematics in Asia, Bureau de Bangkok et Korean Women’s Development Institute (KWDI), 2015, https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000231519;

UNESCO, STEM education for girls and women: breaking barriers and exploring gender inequality in Asia, 2020, https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000375106.

[xvii] Global Research Council, Supporting Women in Research: Policies, Programs and Initiatives Undertaken by Public Research Funding Agencies, 2019, https://www.globalresearchcouncil.org/fileadmin/documents/GWG/GRC_GWG_Case_studies_final.pdf.

[xviii] Voir, par exemple, l’Organisation des femmes de science pour le monde en développement. https://owsd.net/about-owsd/what-owsd.

[xix] Voir, par exemple, les efforts déployés par le Conseil de la recherche en sciences physiques et en ingénierie du Royaume-Uni pour prendre en compte les dimensions de genre et de diversité dans leur gouvernance, leurs appels, et la conception des processus d’évaluation par les pairs. https://epsrc.ukri.org/funding/edi-at-epsrc/furthering-equality-diversity-and-inclusion-in-engineering-and-physical-sciences-research/.

[xx] L’École d’ingénieurs de l’Université de Glasgow examine la transition des ingénieures à partir des bourses postdoctorales, alors que les taux d’attrition semblent être plus élevés pour les femmes que pour les hommes, ainsi que les taux plus faibles de collaboration internationale en matière de recherche impliquant des femmes. Voir https://gtr.ukri.org/projects?ref=EP%2FS012079%2F1&pn=0&fetchSize=10&selectedSortableField=parentPublicationTitle&selectedSortOrder=ASC.

[xxi] H. Prozesky et C. Beaudry, « Mobility, gender and career development in higher education: Results of a multi-country survey of African academic scientists », Social Sciences, vol. 8, no 6, 2019, p. 188, doi : 10.3390/socsci8060188. On a ainsi constaté des différences plus importantes entre les hommes et les femmes ingénieures sur un certain nombre d’indicateurs de mobilité et de collaboration que dans d’autres disciplines.

[xxii] Par exemple, voir : L. Wessel et R.P. Ortega, « ’The spark has ignited.’ Latin American scientists intensify fight against sexual harassment », Science, 2020, https://www.sciencemag.org/careers/2020/02/spark-has-ignited-latin-american-scientists-intensify-fight-against-sexual.

[xxiii] Voir C. Dranzoa, « Sexual Harassment at African Higher Education Institutions », International Higher Education, vol. 94, 2018, p. 4-5, https://www.researchgate.net/publication/325707634_Sexual_Harassment_at_African_Higher_Education_Institutions.

[xxiv] Par exemple, sur le Chili, voir : A. Maldonado-Maldonado et F. Acosta, « Women are increasingly challenging campus machismo », University World News, 2018, https://www.universityworldnews.com/post.php?story=20180711134740581.

[xxv] Sur l’Éthiopie, voir E.G. Sendo et M. Meleku, « Prevalence and factors associated with sexual violence among female students of Hawassa University in Ethiopia », Science Postprint, vol. 1, no 2, 2015, p. 1-10, https://www.researchgate.net/publication/275241854_Prevalence_and_factors_associated_with_sexual_violence_among_female_students_of_Hawassa_University_in_Ethiopia;

Sur le Nigéria, voir M.M.I. Mezie-Okoye et F. Alamina, « Sexual Violence among Female Undergraduates in a Tertiary Institution in Port Harcourt: Prevalence, Pattern, Determinants and Health Consequences », African Journal of Reproductive Health, vol. 18, no 4, 2014, p. 79-85, https://www.ajol.info/index.php/ajrh/article/view/113507;

Sur l’Afrique du Sud, voir : Helen Oni T., Takalani Tshitangano G. et Henry Akinsola A., « Sexual harassment and victimization of students: a case study of a higher education institution in South Africa », African Health Sciences, vol. 19, no 1, 2019, p. 1478-1485, https://europepmc.org/backend/ptpmcrender.fcgi?accid=PMC6531969&blobtype=pdf.

[xxvi] A. Kamimura, H.N. Trinh, H. Nguyen, N. Yamawaki, H. Bhattacharya, W. Mo, R. Birkholz, A. Makomenaw et L.M. Olson, « Bystander Attitudes to Prevent Sexual Assault: A Study of College Students in the United States, Japan, India, Vietnam, and China », Journal of Sex Research, vol. 53, no 9, 2016, p. 1131-1138, https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/27268768/;

H. Kousar, « Sexual Violence in the University Campuses of Delhi, India, and Therapeutic Jurisprudence for Justice to Victims: A Qualitative Study », in Information Resources Management Association (éd.), Social Issues Surrounding Harassment and Assault: Breakthroughs in Research and Practice, États-Unis, IGI Global, 2019, p. 175-190, https://www.igi-global.com/chapter/sexual-violence-in-the-university-campuses-of-delhi-india-and-therapeutic-jurisprudence-for-justice-to-victims/211383.