Aller au contenu principal

Utilisez ce type pour entrer des renseignements sur un nouveau profil du CRDI. (p. ex : Conseil d'administration, Comité de gestion du Centre, Chercheurs canadiens, Anciens présidents, ..)

L’imagerie des satellites et des téléphones cellulaires augmente l’assurance-récolte adaptée aux changements climatiques au Kenya

13 septembre 2019
Media
ACIAR logo

Le fonds Cultiver l’avenir de l’Afrique (CultivAF) est un partenariat de 35 millions de dollars canadiens (37 millions de dollars australiens) sur dix ans entre le CRDI et le Australian Centre for International Agricultural Research (ACIAR). CultivAF finance la recherche appliquée visant à améliorer la sécurité alimentaire, la résilience et l’égalité des sexes en l'Afrique de l'Est et du Sud.

Les aléas climatiques causent de graves difficultés aux petits exploitants agricoles au Kenya, et les changements climatiques risquent d'accroître leur vulnérabilité aux conditions climatiques extrêmes. La prévision de pertes possibles décourage les agriculteurs de faire des investissements favorisant la productivité, les confinant à une agriculture à faible risque, mais à faible rentabilité. L'assurance agricole peut être une approche durable pour stimuler les investissements chez les petits exploitants agricoles et améliorer leur résilience et leur productivité.

La problématique

Les moyens de subsistance de millions de petits exploitants agricoles dans les pays en développement sont menacés en raison des événements météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses, les inondations et les vagues de chaleur. On s'attend à ce que ces risques augmentent considérablement en raison des changements climatiques.

L'assurance-récolte protège les agriculteurs contre les risques financiers posés par les conditions climatiques imprévisibles et a été largement préconisée comme un outil pour aider les ménages agricoles à éviter les pièges de la pauvreté et à investir dans l'agriculture à forte productivité adaptée aux changements climatiques. Cependant, il existe très peu de régimes d'assurance efficaces ciblant les petits exploitants. Les coûts élevés de surveillance et de vérification de l'assurance traditionnelle, la faible demande d'assurance indicielle qui élimine le besoin de vérifier les pertes et l'absence d'options complémentaires de gestion des risques (comme l'irrigation et les cultivars résistant à la sécheresse) sont autant de facteurs limitants.

La recherche

Les chercheurs compareront l'assurance fondée sur les photos et les images satellites avec l'assurance fondée sur la zone et le rendement, pour évaluer leur efficacité en ce qui a trait à l'augmentation de la productivité, la résilience et de la sécurité alimentaire des petits exploitants agricoles. Ils utiliseront l'imagerie des satellites et des téléphones cellulaires pour vérifier les pertes, observer les pratiques de gestion et interagir avec les agriculteurs.

Les chercheurs évalueront rigoureusement la demande de régimes d'assurance et l'influence de ces derniers. Ils encourageront l'adoption de technologies favorisant la productivité, mais résilientes, grâce à un regroupement de graines résistantes au stress et d'avis éloignés. Les photos au sol prises par les agriculteurs aideront à réduire les coûts de surveillance, à minimiser les risques de base et à créer des synergies avec les technologies adaptées aux changements climatiques. En prenant des photos des cultures assurées, les agriculteurs participeront directement au processus d'assurance et amélioreront la confiance et la tangibilité.

Les résultats attendus

  • 45 000 agriculteurs formés quant aux avantages des stratégies de gestion des risques adaptées aux changements climatiques, parmi lesquels un tiers devrait adopter la technologie;
  • Accroissement de l'utilisation de I'imagerie des satellites et des téléphones cellulaires pour améliorer l'assurance-récolte adaptée aux changements climatiques au Kenya;
  • Augmentation de l'adoption de technologies permettant d'accroître la résilience (irrigation et utilisation de variétés résistant à la sécheresse);
  • Réduction des pertes de récoltes dues aux risques climatiques et accroissement de l'utilisation de technologies résistantes au climat (comme l'irrigation), qui devraient améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle à long terme;
  • Augmentation de la productivité et de la diversité de production;
  • Augmentation de la couverture d'assurance et réduction des primes d'assurance;
  • Développement de la confiance entre les agriculteurs et les assureurs en utilisant une assurance basée sur des photos, ce qui permettra à un plus grand nombre d'agriculteurs d'adopter des produits d'assurance.

En savoir plus sur ce projet.

Le CRDI au lancement de la bourse One Planet Fellowship

12 septembre 2019
Le 16 septembre, le CRDI et ses partenaires du programme Femmes africaines dans la recherche et le développement agricole (AWARD), la Bill & Melinda Gates Foundation, la Fondation BNP Paribas, l’Agropolis Fondation, et la Commission européenne se réuniront à Nairobi, au Kenya, pour célébrer le lancement de la première cohorte de One Planet Fellowship.
AWARD  

Cette initiative quinquennale de 20 millions de dollars canadiens vise à former une communauté dynamique et intergénérationnelle de plus de 600 scientifiques africains et européens grâce à un modèle de perfectionnement professionnel qui met à profit le mentorat, la formation scientifique et les possibilités de réseautage. Des partenaires clés sont attendus au lancement, y compris des représentants du gouvernement du Kenya, des hauts-commissaires et des membres du corps diplomatique accrédités auprès du Kenya, des membres de la communauté AWARD et d’autres éminents scientifiques du domaine des changements climatiques.

Le changement climatique a des répercussions disproportionnées sur l’Afrique et ses effets négatifs se font de plus en plus sentir dans les systèmes agricoles et alimentaires. La capacité scientifique est essentielle pour appuyer l’adaptation du continent africain aux changements climatiques et pour transformer l’agriculture en un moyen de favoriser la prospérité économique et le développement social. Il est particulièrement important de fournir un appui aux scientifiques africains francophones, qui font face à des défis supplémentaires tels que des barrières linguistiques, de faibles niveaux de financement de la recherche et de la capacité limitée de créer des réseaux. Les femmes scientifiques africaines se heurtent à encore plus de défis et elles sont souvent laissées en marge de la recherche agricole.

One Planet Fellowship, financée conjointement par la Bill & Melinda Gates Foundation, la Fondation BNP Paribas et la Commission européenne, vise à former un solide réseau de scientifiques pour diriger les recherches sur le changement climatique. Ils seront équipés pour utiliser une optique sexospécifique afin de relever les défis liés au changement climatique auxquels font face les petits exploitants agricoles africains. La première cohorte compte 45 scientifiques (25 femmes et 20 hommes) de 12 pays africains (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Kenya, Mali, Malawi, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Togo et Zambie).

Le CRDI met à contribution le projet One Planet Women pour bonifier cette bourse, ce qui lui permet d’accroître les sources de financement des donateurs pour soutenir la participation de 30 nouvelles scientifiques francophones d’Afrique de l’Ouest. Le projet sera mis en oeuvre et géré par AWARD, l’organisation-chef de file sur la sexospécificité et le leadership en Afrique subsaharienne.

En savoir plus sur One Planet Fellowship.

 

Le rôle des jeunes dans la promotion de la paix et de la sécurité

9 août 2019

Dans le Triangle du Nord de l’Amérique centrale, une région ravagée par la violence des gangs et considérée comme l’une des plus violentes du monde, Glasswing International s’attaque aux facteurs complexes associés à la jeunesse, à la violence et à la pauvreté. L’organisation offre à 1 200 jeunes du Salvador et du Honduras une formation à des compétences pratiques et un soutien social, et repositionne la jeunesse comme une force positive pour le changement.

Faits saillants

  • Une organisation d’Amérique centrale promeut la paix et la sécurité par le biais d’entreprises sociales dans les zones touchées par la violence liée aux gangs.

  • Les approches de sécurité communautaire au Kenya et en Tanzanie font participer les jeunes à la consolidation de la paix communautaire et s’attaquent aux niveaux croissants de violence dans les deux pays.

  • Des recherches menées au Mali et au Niger recueillent des données sur les facteurs qui conduisent à l’engagement et au désengagement des jeunes dans les conflits et les groupes extrémistes violents.

L’ampleur du problème des gangs dans cette région a entraîné la stigmatisation des jeunes, en particulier des jeunes des villes. Les employeurs ont tendance à ne pas embaucher les jeunes issus de quartiers associés à des gangs, ce qui empêche ces derniers d’acquérir une expérience professionnelle et de développer des compétences appropriées. Si le manque de possibilités et la marginalisation peuvent pousser les jeunes à se joindre à des gangs, l’adhésion à un gang peut aussi apporter une protection contre la violence dans les rues, un sentiment d’appartenance et un certain statut social.

La réponse de Glasswing consiste à proposer une voie vers le développement des compétences ainsi qu’un esprit de communauté. Elle détermine quels défis urbains peuvent donner lieu à des occasions d’affaires pour des entreprises sociales dirigées par des jeunes – souvent des femmes. Dans un environnement de groupe favorable, les jeunes participants acquièrent des compétences utiles pour le marché du travail et pour traiter les problèmes de la communauté. Glasswing les soutient après la fin du programme pour faciliter leur transition vers le marché du travail ou la poursuite de leurs études.

En partenariat avec la Fundación Salvadoreña para el Desarrollo Económico y Social et la Banque interaméricaine de développement, une subvention du (CRDI) aide Glasswing à recueillir des données probantes sur cette expérience en vue d’influencer les politiques concernant la jeunesse dans la région.

Les absents de la paix : un appel à l’inclusion

Glasswing est l’un des nombreux projets appuyés par le CRDI qui contribuent à combler les lacunes de l’analyse fondée sur des données probantes concernant le rôle que les jeunes peuvent jouer dans l’édification de sociétés sûres, stables et pacifiques.

Il y a 1,8 milliard de jeunes de 10 à 24 ans dans le monde. Ce groupe d’âge représente déjà un quart de la population mondiale et son nombre devrait atteindre plus de 2,5 milliards en 2025.

Bien que les jeunes soient souvent perçus comme des fauteurs de troubles, de plus en plus de preuves montrent clairement que l’engagement des jeunes est essentiel pour créer des communautés sûres et inclusives. Une récente étude commandée par le Conseil de sécurité des Nations Unies explore le rôle que jouent les jeunes dans l’établissement et le maintien de la paix dans les communautés et les régions du monde entier. Le rapport qui en a résulté, Les absents de la paix : étude indépendante sur la jeunesse, la paix et la sécurité, s’appuie sur des consultations approfondies auprès des jeunes, dont plus de 260 groupes de discussion, des enquêtes auprès d’organisations de consolidation de la paix dirigées par des jeunes et une interaction directe avec plus de 4 200 jeunes.

« Tant que nous ne nous attaquerons pas au problème de l’exclusion des jeunes, nous ne pourrons pas empêcher les problèmes de l’extrémisme des jeunes, et la priorité a donc été de comprendre ce que les jeunes entendent par participation et inclusion significatives », a déclaré Graeme Simpson, auteur principal, lors du lancement du rapport à Ottawa en avril 2019.

Les jeunes ont clairement indiqué que tous ces problèmes concernaient les jeunes et qu’ils voulaient avoir leur mot à dire dans les réformes, telles que celles qui se rapportent aux systèmes éducatifs et judiciaires. L’étude a également révélé que les jeunes ont besoin d’espaces sûrs et protégés pour poursuivre l’innovation et la créativité qui favorisent la consolidation de la paix. Lorsque les institutions sociales ne fournissent pas de tels espaces, les jeunes sont souvent amenés à créer ces lieux eux-mêmes.

Favoriser la participation des jeunes à l’édification de sociétés résilientes et inclusives

Le CRDI finance près de 40 projets liés à la jeunesse qui élaborent des solutions adaptées aux réalités des contextes locaux, en mettant l’accent sur la sécurité et la justice. L’un de ces projets aide à faire face à la montée de la violence au Kenya et en Tanzanie en examinant comment les jeunes peuvent s’engager dans la consolidation de la paix communautaire. Le Kenya a importé l’approche de sécurité communautaire Nyumba Kumi de Tanzanie, où elle a connu un grand succès. Dans le cadre de ce modèle, des groupes d’une dizaine de ménages travaillent ensemble et coordonnent leurs efforts avec les organismes d’application de la loi pour faire face aux incidents de criminalité et de violence dans leur région. Il existe aujourd’hui plus de 200 000 groupes de ce type dans tout le Kenya.

Media
Photo des panélistes
CRDI / GREG TECKLES

Des chercheurs appuyés par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) ont fait part de leurs réflexions sur les espaces que les jeunes utilisent pour participer à la prévention des conflits et au développement à long terme dans leurs collectivités. Dans le sens horaire : Celina de Sola, cofondatrice, Glasswing (El Salvador); Jeanine Abatan, chercheuse, Institut d’études de sécurité (Sénégal); Martha Mutisi, administratrice de programme principale, CRDI (Nairobi); Malose Langa, chercheur principal adjoint, Centre for the Study of Violence and Reconciliation (Afrique du Sud); William John Walwa, chargé de cours en science politique à l’Université de Dar es-Salaam (Tanzanie).

Avec l’appui du CRDI, des chercheurs de l’Université de Dar es-Salaam étudient la manière dont Nyumba Kumi peut promouvoir l’interaction et le dialogue entre les jeunes, les communautés, les décideurs et les responsables de l’application de la loi. Le projet vise également à modifier les attitudes afin que les jeunes soient perçus comme des partenaires dans la prévention de l’extrémisme violent et l’amélioration de la sécurité communautaire.

Les recherches menées par le Centre for the Study of Violence and Reconciliation en Afrique du Sud montrent comment les programmes d’emploi dans le secteur public dirigés par les communautés peuvent s’attaquer avec succès aux causes immédiates et profondes de la violence urbaine. Appuyée par le CRDI, l’analyse du Programme de travail communautaire en Afrique du Sud effectuée par cet organisme révèle les principaux moyens d’accroître la résilience des communautés face à la violence.

Comprendre les stratégies de survie des jeunes

Les recherches appuyées par le CRDI au Mali et au Niger visent à mieux comprendre les facteurs qui poussent les jeunes à rejoindre des groupes extrémistes. Ces pays sont confrontés à une menace persistante de violence extrémiste et la participation des jeunes femmes est de plus en plus fréquente. Comprendre comment et pourquoi des jeunes, hommes et femmes, rejoignent des groupes extrémistes ou choisissent de les quitter peut conduire à des réponses politiques efficaces à cette menace.

À la suite de nombreuses discussions avec des jeunes, Jeannine Ella Abatan, chercheuse à l’Institut d’études de sécurité, a découvert que les raisons pour lesquelles les jeunes choisissent de rejoindre ou d’éviter des groupes extrémistes résultent d’un mélange complexe de motivations personnelles, sociales, religieuses et économiques. Elle cite l’exemple d’un jeune homme qui a résisté à plusieurs tentatives de recrutement parce que sa famille l’avait mis en garde contre ces groupes et que les opinions des extrémistes ne reflétaient pas ce qu’il avait appris dans le Coran.

Les autorités sont souvent réticentes à dialoguer avec ceux qui sont impliqués dans l’extrémisme violent, mais sans interaction directe, il est difficile de comprendre les circonstances qui ont conduit les jeunes à choisir leur voie. Ce projet a permis de mener plus de 70 entrevues avec des personnes impliquées dans des actes de violence extrémiste et plus de 80 entrevues avec des personnes qui ont choisi de ne pas y participer.

Ces projets donnent la parole à la prochaine génération en mobilisant les jeunes sur un éventail de questions sociétales. Ils fournissent également les éléments de preuve nécessaires pour promouvoir des stratégies et des politiques en faveur de la paix et de la sécurité face à la violence et aux conflits. La paix mondiale et le développement durable ne pourront être réalisés qu’en donnant la priorité à la voix, à l’action et au leadership de la jeunesse, et en considérant les jeunes comme des agents de changement résilients plutôt que comme des risques.

Visionnez l’enregistrement intégral du lancement du rapport, Les absents de la paix : étude indépendante sur les jeunes, la paix et la sécurité.

Visionnez l’enregistrement d’une table ronde où des chercheurs appuyés par le CRDI discutent du rôle des jeunes dans le maintien de la paix, la lutte contre l’extrémisme violent et le développement durable.

Kenya

Le Kenya est depuis longtemps le centre économique de l’Afrique de l’Est. Cependant, malgré des progrès économiques considérables au cours de la dernière décennie, la pauvreté et des inégalités persistent. Le bureau du CRDI à Nairobi est le point central des efforts du Centre en Afrique subsaharienne et il supervise les investissements dans 35 pays de la région.

Le soutien à la recherche que nous avons fourni au Kenya s’est concentré sur le développement rural, l’agriculture, la santé, l’éducation et l’adaptation aux changements climatiques.

Nous avons aussi mis l’accent sur la recherche en économie, afin d’approfondir les débats sur les questions économiques et de favoriser la prise de décisions fondées sur des données probantes. Nous avons contribué à la création du Consortium pour la recherche économique en Afrique (AERC), établi à Nairobi. Maintenant un organisme public indépendant, le Consortium tente de remédier à la pénurie de chercheurs en économie en Afrique subsaharienne. Des centaines d’économistes y ont obtenu leur diplôme de maîtrise ou de doctorat, et ils constituent des personnes influentes qui contribuent à leurs économies nationales respectives en œuvrant au sein d’administrations publiques de la région, du secteur privé et des universités.

Solution numérique pour la paix

Des chercheurs ont découvert qu’un conflit meurtrier survenu au Kenya en 2012 entre agriculteurs et bergers nomades était en grande partie alimenté par des rumeurs. Pour éviter que cela ne se reproduise, l’organisme canadien Sentinel Project et l’incubateur de technologie iHub de Nairobi ont lancé Una Hakika, une application mobile qui permet aux collectivités de signaler les rumeurs, d’en faire le suivi et de les dissiper. L’application a atteint environ 45 000 bénéficiaires dans le delta du fleuve Tana et elle est actuellement déployée dans le comté de Lamu et à Nairobi afin d’atteindre près d’un million de personnes.

Politique en matière de santé

Les technologies de l’information et de la communication renforcent progressivement le système de santé au Kenya. Grâce à notre financement, l’Institut kenyan de recherche médicale a généré les données probantes requises par le ministère de la Santé pour réviser la stratégie nationale en matière de cybersanté, élaborer la toute première politique sur la cybersanté et établir les lignes directrices et les normes relatives aux technologies mobiles en santé. Les interventions en santé sont maintenant mieux réglementées, protègent davantage les renseignements des patients et améliorent la santé de ces derniers. 

Soutien total accordé par le CRDI

Depuis 1972, le CRDI a financé 584 activités d’une valeur de 135,0 millions CAD

Le soutien sur CRDI contribue à :

  • améliorer l’accès à la justice pour 1,5 million de personnes dans les établissements spontanés de Nairobi
  • réduire les inégalités en matière de santé et mettre sur pied un service de cybersanté au Kenya
  • renforcer la capacité des agriculteurs à lutter contre les répercussions du changement climatique
  • restaurer et améliorer la capacité de recherche de grande qualité et pertinente pour les politiques du Kenya
  • développer un vaccin contre une pneumonie bovine dévastatrice
  • améliorer les débouchés économiques pour les femmes

Projets

Explorez les projets que nous appuyions dans cette région.

Financement de nouveaux projets portant sur la santé sexuelle et reproductive et les systèmes d’information sur la santé

15 juillet 2019
Femme assise et tenant son bébé
Alex Wynter / WHO

Sept équipes de recherche se joignent à un groupe existant de10 équipes approuvées en 2017–2018 dont les travaux portent sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents, le renforcement des données et des éléments probants et l’intégrité des systèmes d’information sur la santé.

Les 17 équipes de recherche formeront de jeunes chefs de file en matière de recherche, renforceront l’ensemble de données probantes, et favoriseront une meilleure utilisation des résultats de recherche en matière de politiques et de pratiques. Chaque projet est financé jusqu’à concurrence de 750 000 $ CAD pendant un maximum de cinq ans.

Voici quelques-uns des critères de sélection :

  • Générer de nouvelles données probantes et en assurer la promotion.
  • Garantir l’adoption d’une approche axée sur la sexospécificité et les droits, tout en tenant compte de la dimension de l’équité en matière de santé et du coût de l’intervention.
  • Renforcer les capacités des chercheurs émergents et chevronnés en matière de recherche et de leadership.
  • Favoriser une collaboration et des échanges continus avec les intervenants pertinents à l’intérieur des pays et à l’échelle régionale afin de créer un environnement robuste permettant de concevoir, d’élaborer et de mettre en œuvre des politiques.

Projets récemment approuvés

Cisjordanie et Gaza
Birzeit University
Renforcer le système d’information en matière de santé reproductive des adolescents dans la Cisjordanie et la bande de Gaza

Gambie
Agency for the Development of Women and Children; Society for Study of Women’s Health
Prévenir les grossesses chez les adolescentes et les mariages précoces en Gambie

Ghana
University of Health and Allied Sciences à Ho, région de la Volta, Ghana
Renforcer la capacité de gestion de la santé de district pour utiliser les données des systèmes d’information sur la santé et inciter les intervenants à aborder la grossesse chez les adolescentes

Ghana et Sénégal
Africa Health Economics and Policy Analysis, Accra, Ghana
Économie des interventions en santé reproductive et en santé des adolescents dans certains pays d’Afrique de l’Ouest

Liban
Faculté des sciences de la santé, Université américaine de Beyrouth
Améliorer les systèmes nationaux d’information sur la santé au Moyen-Orient afin d’intégrer un processus décisionnel fondé sur des données probantes dans les systèmes de santé

Faculté des sciences de la santé, Université américaine de Beyrouth
Établissement et maintien de dirigeants et d’une communauté de recherche sur la santé reproductive et l’égalité entre les sexes dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord

Moyen-Orient et en Afrique du Nord
Forum sur la politique de la santé au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
Développer et diffuser un cadre pour la santé sexuelle et reproductive des adolescents en Cisjordanie et bande de Gaza, au Liban, en Jordanie et au Maroc

 

Projets approuvés en 2017–2018

Bénin
Association pour l’éducation, la sexualité et la santé en Afrique 
Prévention des grossesses précoces au Bénin : développement d’une intervention basée sur l’estime de soi pour renforcer l’autonomisation

Burkina Faso, Nigéria et Kenya
Institut Supérieur des Sciences de la Population; Université Obafemi Awolowo, Nigéria
La socialisation sexospécifique des très jeunes adolescents à l’école, et la santé sexuelle et reproductive

Ghana
Kumasi Centre for Collaborative Research
Réduire la mortalité infantile : le rôle d’un système électronique d’information sur la santé intégré dans un téléphone cellulaire

Jordanie
Eastern Mediterranean Public Health Network
Établir un registre de santé reproductive normalisé en Jordanie pour améliorer la santé des mères et des enfants

Jordan University of Science and Technology
Mise en œuvre d’un système de surveillance et de vérification de la mortalité périnatale et néonatale en Jordanie

Liban
Faculté des sciences de la santé, Université américaine de Beyrouth
Réduire les mariages précoces chez les réfugiées syriennes adolescentes au Liban : améliorer l’accès à l’information et aux services liés à la santé sexuelle et reproductive

Nigéria
Institut de santé publique, Université du Nigéria
Répondre aux besoins non satisfaits en matière de contraceptifs chez les adolescentes au moyen d’interventions communautaires intégrées

Sénégal
Direction de la planification, de la recherche et des statistiques, Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, Institut de santé et développement
Approche multisectorielle intégrée pour un système durable de santé maternelle et infantile au Sénégal

Togo
Unité de Recherche Démographique, Université de Lomé
Les approches multisectorielles pour prévenir les grossesses précoces dans les collèges au Togo

Cisjordanie
Institut de santé communautaire et publique, Université Birzeit
Besoins en matière de santé reproductive des adolescentes des camps de réfugiés palestiniens : des données aux politiques

 

Annonce de 21,2 millions de dollars pour des projets de recherche sur des solutions vétérinaires innovatrices pour la résistance aux antimicrobiens

10 juin 2019
Projets de recherche visant à réduire les risques que pose la résistance aux antimicrobiens chez les animaux pour la santé et la sécurité alimentaire.
Bartay

En partenariat avec le Global Antimicrobial Resistance Innovation Fund du gouvernement du Royaume-Uni, qui est géré par le Department of Health and Social Care (DHSC), le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) a le plaisir d’annoncer l’octroi de 21,2 millions de dollars canadiens pour le financement de 11 nouveaux projets de recherche dans le cadre de l’initiative Solutions vétérinaires innovatrices pour la résistance aux antimicrobiens (InnoVet-AMR).

L’initiative répond à un besoin ciblé par les collectivités internationales des sciences et du développement. Elle est appuyée par des processus d’élaboration de politiques de haut niveau, dont la Déclaration politique sur la résistance aux agents antimicrobiens des Nations-Unies (2016), le G20/G7, le Global Health Security Agenda et son plan d’action ainsi que les plans d’action mondiaux de l’Assemblée mondiale de la Santé, de l’Organisation mondiale de la santé animale et de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture

Le défi

La résistance aux antimicrobiens chez les animaux est un problème d’envergure qui menace notre capacité à traiter les infections bactériennes chez les humains et les animaux. Les éleveurs de bétail et les aquaculteurs des pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI) sont grandement touchés par la hausse de maladies infectieuses et la baisse subséquente de productivité du bétail, ce qui, ultimement, compromet la sécurité alimentaire et nuit au commerce international. De plus, la contamination de produits d’origine animale avec des bactéries résistantes aux antimicrobiens est aussi un facteur de risque pour les humains, les animaux et l’environnement.

L’initiative

InnoVet-AMR finance la recherche pour la création de nouveaux vaccins pour animaux et d’autres innovations pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans les exploitations d’élevage et d’aquaculture des PRFI. L’initiative est fondée sur l’expertise du DHSC axée sur la promotion de l’innovation par l’appui de la recherche et de la technologie afin d’améliorer des vies. Elle puise également dans les antécédents du CRDI à titre d’organisme subventionnaire de la recherche pour le développement, qui possède une expérience de plusieurs décennies dans l’établissement de partenariats intersectoriels axés sur les connaissances.

Par l’intermédiaire d’InnoVet-AMR, le CRDI et le DHSC visent à atteindre deux objectifs principaux :

  • appuyer la recherche qui permettra de dégager des solutions novatrices en médecine vétérinaire, y compris des vaccins et d’autres solutions, pour réduire l’utilisation d’antimicrobiens dans les exploitations d’élevage et d’aquaculture dans les PRFI;
  • établir des partenariats efficaces pour mieux coordonner la découverte, le développement et la prestation durables de solutions vétérinaires novatrices ayant pour but de réduire l’utilisation d’antimicrobiens dans les exploitations d’élevage et d’aquaculture des PRFI.

Pour en savoir plus sur les 11 nouveaux projets de recherche d’InnoVet-AMR :

Pour en savoir plus sur InnoVet-AMR

Pour en savoir plus au sujet de notre partenaire, le Global AMR Innovation Fund du gouvernement du Royaume-Uni, qui fait partie du Department of Health and Social Care.

 

Lutter contre Salmonella dans les fermes avicoles du Kenya en utilisant des phages

6 juin 2019

Au Kenya, l’aviculture représente environ 30 % de la contribution totale de l’agriculture au produit intérieur brut. On estime que 75 % des familles rurales élèvent de la volaille, avec une moyenne de 13 oiseaux par ménage. Cependant, les maladies infectieuses associées à l’aviculture et à la production d’oeufs présentent des risques élevés pour l’industrie avicole et la santé des agriculteurs et des consommateurs.

Les salmonelles sont une des principales causes des intoxications alimentaires dans le monde. Dans les pays à faible revenu, cette intoxication alimentaire est potentiellement mortelle pour les consommateurs. En Afrique subsaharienne, on estime que les infections à Salmonella touche 3,4 millions de personnes, causant chaque année 700 000 décès. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la salmonellose est aussi l’une des deux plus importantes maladies bactériennes nuisant à la santé et à la productivité de la volaille au Kenya.

Problèmes avec les pratiques actuelles

Les antibiotiques sont abondamment utilisés dans les fermes avicoles pour traiter les infections à Salmonella ainsi que pour améliorer le taux de croissance et l’efficience alimentaire de la volaille. On estime que 75 % de ces antibiotiques administrés sont rejetés dans l’environnement, contribuant à l’émergence de la résistance aux antimicrobiens. La résistance aux antimicrobiens est un sujet d’inquiétude croissant pour les infections à Salmonella et menace de plus en plus tant la volaille que les consommateurs. Des compléments ou des alternatives aux antibiotiques sont maintenant nécessaires.

Media
Remote video URL

Résultats escomptés

Ce projet explorera l’utilisation des bactériophages (virus qui infectent spécifiquement des bactéries et s’y multiplient) pour éliminer les souches de Salmonella retrouvées sur des fermes avicoles au Kenya. L’équipe de recherche s’attend à mettre au point un système d’administration de phages efficaces afin d’améliorer la protection contre ces souches de Salmonella isolées au Kenya. Cette approche vise à trouver des solutions de rechange commerciales aux antibiotiques pouvant être adaptées et acceptées par l’industrie avicole kenyane, afin de prévenir et de contrôler les infections.

Institutions principales

Ce projet est une collaboration entre l’Université Laval au Canada et l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI) au Kenya.

• Durée : 33 mois

• Budget : 2 909 200 CAD

Le potentiel des probiotiques pour l’industrie porcine

6 juin 2019

Le rotavirus porcin est un important pathogène entérique (intestinal) qui entraîne des pertes économiques considérables pour les agriculteurs. Il a causé des éclosions de gastro-entérite virale chez les porcelets en sevrage et des maladies diarrhéiques chez les porcelets non sevrés. Les infections virales entériques augmentent également le risque d’infections bactériennes secondaires.

Des antibiotiques sont couramment prescrits pour traiter la gastro-entérite virale ou bactérienne, mais leur utilisation inadéquate favorise la résistance aux antibiotiques. Maîtriser les pathogènes viraux entériques du bétail est essentiel en matière de santé et de production des porcs, mais de mauvaises pratiques en matière de biosécurité dans de nombreux pays en développement et le manque de vaccins et d’antiviraux efficaces constituent des défis majeurs dans la lutte contre les rotavirus.

Utilisation novatrice des probiotiques

Les probiotiques améliorent la santé du bétail et l’efficience alimentaire, mais leurs effets antiviraux sont peu concluants, incohérents ou incomplets. La recherche vise à comprendre si certains mécanismes sous-estimés des probiotiques peuvent offrir des substituts alimentaires aux antibiotiques afin de lutter contre les virus entériques et les infections bactériennes secondaires associées.

Media
Remote video URL

Résultats escomptés

L’objectif est de concevoir une intervention probiotique mieux ciblée afin de réduire la diarrhée porcine infectieuse. La prise efficace de ces probiotiques peut potentiellement réduire l’utilisation des antibiotiques et améliorer la durabilité de l’industrie porcine dans les pays en développement.

Principales institutions

Ce projet est une collaboration entre l’Université de l’État de l’Ohio aux États-Unis et l’Université de Nairobi au Kenya.

•  Durée : 33 mois

•  Budget : 1 501 400 $ CAD

S'abonner à Kenya