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CultivAF met à profit les succès et lance de nouvelles innovations

12 juin 2019
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Le fonds Cultiver l’avenir de l’Afrique (CultivAF) est un partenariat de 35 millions de dollars canadiens (37 millions de dollars australiens) sur dix ans entre le CRDI et le Australian Centre for International Agricultural Research (ACIAR). CultivAF finance la recherche appliquée visant à améliorer la sécurité alimentaire, la résilience et l’égalité des sexes en l'Afrique de l'Est et du Sud.

CultiAF misera sur les succès de la première phase du partenariat et comprendra le développement de nouvelles innovations résistantes aux changements climatiques et adaptées aux sexospécifités destinées aux petits exploitants agricoles.

CultiAF-2 se concentrera sur quatre grandes priorités :

  • Améliorer la productivité et les revenus et réduire les pertes après récolte;

  • Promouvoir l’égalité entre les sexes;

  • Faire le lien entre l’agriculture, la nutrition et la santé humaine;

  • Changements climatiques et gestion durable de l’eau.

Faire face à la COVID-19 : Recherche sur la résilience chez les jeunes « agripreneurs ».

FAQ pour l’appel à propositions de projets : Renforcer les capacités des conseils subventionnaires de la recherche scientifique en matière d’égalité des genres et d’inclusion

Admissibilité et détails de la demande

1. Quel est l’objet de cet appel à propositions?

L’objet de cet appel est d’identifier une organisation qui soutiendra le renforcement des capacités des conseils subventionnaires de la recherche scientifique en matière d’égalité des genres et d’inclusion. Le projet proposé par l’organisation sélectionnée aidera les conseils à promouvoir des environnements de recherche et des politiques et pratiques en matière de science, de technologie et d’innovation qui soient transformatrices de genre et inclusives.

2. Quel est le domaine thématique sur lequel portent les propositions?

L’objectif du projet sur l’égalité des genres et l’inclusion est de renforcer la capacité des conseils subventionnaires de la recherche scientifique à intégrer l’égalité des genres et l’inclusion dans la science, la technologie et l’innovation. Le travail en cours de l’initiative des conseils subventionnaires de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne (ICSRS) sur l’égalité des genres et l’inclusion sera approfondi, et les conseils subventionnaires de la recherche scientifique seront soutenus pour mettre en œuvre les connaissances et les leçons acquises dans la phase actuelle de l’initiative. La réalisation de cet objectif pourrait inclure des travaux dans trois grands domaines :

  • promouvoir l’égalité et le statut des femmes dans la recherche;
  • promouvoir la diversité et l’inclusion au-delà de l’égalité des genres dans la recherche;
  • promouvoir le genre, l’inclusion et d’autres formes de dimensions d’intersectionnalité dans la conception et le contenu de la recherche.

3. Quels sont les points clés que les propositions devraient aborder?

Les propositions devraient porter sur les trois grands domaines d’intervention, à savoir :

  • l’égalité et le statut des femmes dans la recherche et la science, la technologie et l’innovation (par exemple avec l’inclusion de femmes dans les conseils, ou avec la présence de femmes dirigeant ou participant à la recherche, entre autres);
  • la diversité et l’inclusion au-delà de l’égalité des genres;
  • le genre, l’inclusion et autres dimensions d’intersectionnalité dans la conception et le contenu de la recherche.

Outre les conseils subventionnaires de la recherche scientifique en tant que tels, l’organisation sélectionnée devra travailler en étroite collaboration avec les autres bénéficiaires de l’ICSRS qui appuient les conseils, le consultant en suivi, évaluation et apprentissage de l’ICSRS, l’équipe de gestion de l’initiative et d’autres groupes pertinents tels que le groupe de travail sur le genre du Global Research Council.

Veuillez vous référer au document relatif à l’appel pour plus de détails et de contexte sur les objectifs et l’approche potentiels. Les candidats doivent utiliser les renseignements de l’appel comme guide pour élaborer leurs propositions et ne devraient pas se limiter aux points clés. L’originalité et la créativité sont des critères d’évaluation importants.

4. Quels sont les pays visés par cet appel?   

Le projet sera mis en œuvre dans les pays suivants : Botswana, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe.

5. Qui peut présenter une demande en tant qu’organisation individuelle ou que consortium?  

Les organisations africaines (organisations ayant un enregistrement légal indépendant dans un pays africain) peuvent soumettre des propositions en tant qu’organisation individuelle ou en tant qu’organisation principale d’un consortium. Le CRDI conclura un accord avec l’organisation responsable.

6. Qu’entend-on par « organisation individuelle »?

Les organisations individuelles peuvent être des organisations non gouvernementales, des organisations de la société civile, des universités, des établissements universitaires, des instituts de recherche, des think tanks, des organisations du secteur privé (à but lucratif) ou des fondations privées (à but non lucratif).

7. Qu’entend-on par « consortiums »? Qui peut être membre d’un consortium?

Les consortiums sont des groupes d’organisations qui collaborent pour soumettre une proposition de financement et mettre en œuvre leur projet.  

Les propositions émanant de consortiums doivent mentionner une organisation principale. L’organisation principale doit être une organisation africaine (organisations ayant un enregistrement légal indépendant dans un pays africain). 

Les membres du consortium peuvent être d’autres organisations africaines, des bureaux nationaux, régionaux ou internationaux d’organisations multilatérales, des organisations non gouvernementales internationales, ou d’autres organisations de l’extérieur de l’Afrique.   

Les membres de consortiums doivent établir entre eux des partenariats justes et équitables.

8. Quelles sont les exigences relatives aux membres de l’équipe de projet?

Les membres de l’équipe de projet doivent posséder les qualités suivantes :

  • connaissance du genre et de l’inclusion dans le cadre des systèmes de la science, des technologies et de l’innovation (STI) nationaux en Afrique, y compris les principales parties prenantes (organismes), les politiques et les rôles des conseils subventionnaires de la recherche scientifique dans le courtage des connaissances, la facilitation, le financement et la coordination des interactions entre les différentes parties prenantes;
  • expertise et expérience (étayées au moyen de publications pertinentes) dans l’utilisation d’approches fondées sur le genre et l’inclusion dans le cadre de l’élaboration ou de l’examen des politiques en matière de science, de technologie et d’innovation et des politiques connexes, ainsi que des approches axées sur l’interaction avec la sphère des politiques de préférence dans le contexte de l’Afrique subsaharienne;
  • expérience de travail avec des organismes du secteur public dans le domaine de la science, de la technologie et de l’innovation en Afrique (notamment les conseils subventionnaires de la recherche scientifique) dans le cadre du renforcement des capacités;
  • la capacité de travailler à la fois en français et en anglais est une exigence et les demandes qui ne démontrent pas ces deux capacités linguistiques ne seront pas évaluées. La capacité à travailler en portugais sera un avantage supplémentaire.

9. Quels sont les critères d’une organisation principale?  

  • Capacité à gérer une subvention de grande envergure d’un point de vue financier et opérationnel
  • Présence sur le terrain
  • Expérience thématique liée à l’objet de la proposition  
  • Capacité à coordonner plusieurs partenaires et membres d’un consortium (s’il s’agit d’un consortium)
  • Être légalement constituée, posséder un statut juridique indépendant et être en mesure de passer des contrats en son nom et pour son compte

10. Quels documents l’organisation principale doit-elle fournir au CRDI pour justifier son statut juridique?

Une copie de la documentation (ou un lien Internet vers celle-ci) sera exigée pour confirmer la création de l’organisation chef de file et son statut juridique indépendant. La documentation fournie au CRDI doit indiquer clairement le nom de l’institution. Les documents rédigés dans une langue autre que l’anglais ou le français doivent être accompagnés d’une traduction assermentée. 

La documentation varie en fonction du lieu et de la catégorie de l’organisation. À titre d’exemple, la documentation peut comprendre : 

  • lettres patentes; 
  • articles de constitution en société; 
  • articles d’association; 
  • certificats de constitution en personne morale;  
  • certificats d’enregistrement; ou  
  • preuves délivrées par les autorités gouvernementales ayant compétence en matière de constitution des sociétés privées ou organisations non gouvernementales.

11. Une organisation dont l’enregistrement est en attente dans un pays admissible peut-elle postuler à un appel?

Non. Les organisations doivent déjà être enregistrées ou constituées en société dans un pays admissible.

12. Mon organisation a un bureau national/régional dans un pays d’Afrique, mais notre siège social se trouve hors d’Afrique. Puis-je postuler en tant qu’organisation individuelle ou faut-il diriger un consortium?

Non. Vous pouvez participer en tant que membre d’un consortium, mais pas en tant qu’organisation individuelle, ni en tant qu’organisation principale.

13. Les consortiums peuvent-ils inclure des gouvernements nationaux?  

Non, toutefois les candidats sont invités à inclure les gouvernements nationaux en tant que partenaires stratégiques dans leurs projets.

14. Les consortiums doivent-ils absolument inclure des organismes canadiens?   

Non.

15. Les partenaires doivent-ils se trouver dans la même région géographique?  

Pas nécessairement. Les partenaires du consortium peuvent se situer dans différentes régions géographiques.

16. Quelle est la date limite de soumission?

Les propositions doivent être envoyées avant le 5 août 2022 (17h00, heure d’Afrique de l’Est).

Les propositions doivent être soumises par voie électronique au secrétariat de l’Initiative des conseils subventionnaires de la recherche scientifique à l’adresse sgcssa@idrc.ca.

17. Dans quelle langue la proposition devrait-elle être rédigée?

Les propositions doivent être présentées en anglais.

La capacité de travailler à la fois en français et en anglais est une exigence et les demandes qui ne démontrent pas ces deux capacités linguistiques ne seront pas évaluées. La capacité à travailler en portugais sera un avantage supplémentaire.

18. Puis-je communiquer avec quelqu’un si j’ai des questions concernant l’appel à propositions?  

Le document relatif à l’appel et cette page de FAQ doivent pouvoir répondre à la plupart des questions pertinentes et sont mis à jour régulièrement. Néanmoins, si vous avez des questions techniques ou éprouvez des difficultés, veuillez communiquer avec sgcssa@idrc.ca.

19. Les candidats recevront-ils une rétroaction au sujet de leur demande?

Le CRDI transmettra uniquement une rétroaction sur les propositions sélectionnées aux candidats sélectionnés. Compte tenu du volume de propositions attendues, veuillez noter que nous ne fournirons pas de commentaires aux candidats non retenus.

Appel à propositions de projets : Renforcer les capacités des organismes subventionnaires de la recherche scientifique en matière d’égalité des genres et d’inclusion

Logo de IOSRS
L’Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (IOSRS) lance un appel à propositions de projets en vue de renforcer les capacités des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (OSRS) en matière de genre et d’inclusion.

1. Sommaire  

L’Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (IOSRS) en Afrique subsaharienne lance un appel à propositions de projets en vue de renforcer les capacités des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (OSRS) en matière de genre et d’inclusion. 

L’IOSRS a convenu de deux nouveaux partenariats : le premier impliquant l’Agence norvégienne de coopération au développement (Norad) et le CRDI, et le second avec le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni et le CRDI. Les deux partenariats sont à mettre en œuvre sur une période de 48 mois (du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2025). Les partenariats approfondiront et étendront le travail de l’IOSRS dans des domaines qui sont complémentaires aux activités soutenues dans le cadre des partenariats existants de l’IOSRS avec l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida), le CRDI, la National Research Foundation (NRF) d’Afrique du Sud et la Fondation allemande pour la recherche (DFG). L’objectif du projet sur l’égalité des genres et l’inclusion (EGI) qui doit être financé dans le cadre de cet appel est de renforcer la capacité des organismes subventionnaires de la recherche scientifique (OSRS ou Conseils) à intégrer l’EGI dans la science, la technologie et l’innovation (STI). Les travaux en cours de l’IOSRS concernant l’EGI seront approfondis, et les conseils seront soutenus afin de mettre en œuvre les connaissances et les enseignements acquis dans le cadre des deux phases des projets de l’IOSRS (IOSRS-1 et IOSRS-2). La réalisation de cet objectif pourrait comprendre des travaux dans trois grands domaines : la promotion (i) de l’égalité et du statut des femmes dans les environnements de recherche, (ii) de la diversité et de l’inclusion au-delà de l’égalité des genres dans les environnements de recherche et (iii) de la dimension du sexe, du genre et de l’inclusion dans la conception et le contenu de la recherche.  

L’IOSRS invite les organismes (y compris les think tanks, les instituts, les universités et les agences) ayant une expérience et des références avérées à soumettre des propositions de projets afin d’approfondir le travail en cours avec les conseils afin d’améliorer l’EGI. Ces travaux, qui sont à déterminer en consultation avec les Conseils, peuvent leur permettre de lancer ou d’approfondir diverses formes de stratégies, d’activités, d’études et de mécanismes supplémentaires afin de mettre en œuvre des travaux transversaux portant sur le genre et l’inclusion. Il pourrait s’agir d’offrir une formation et un soutien technique aux OSRS (et aux organismes connexes tels que les commissions ou les fonds) dans des domaines particuliers de l’EGI dans le secteur de la STI, de soutenir les dialogues des parties prenantes portant sur l’EGI et de commander des recherches sur des thèmes particuliers liés au genre tels que : a) le statut des femmes et d’autres groupes dans la recherche et les obstacles qu’ils rencontrent pour participer à la STI; b) les répercussions de la diversité des genres sur la recherche; et c) l’évaluation des initiatives actuelles des Conseils et d’autres approches visant à promouvoir l’EGI dans la recherche et la pratique organisationnelle. 

Le CRDI conclura un accord avec l’organisme demandeur principal sélectionné.  

La section suivante présente l’historique, le contexte, les objectifs potentiels et l’approche du projet. Les personnes responsables des propositions sont censées utiliser ces renseignements uniquement à titre de guide dans l’élaboration de leurs propositions. Le contenu des propositions ne doit pas se limiter aux points indiqués ci-dessous et l’originalité ou la créativité feront partie des principaux critères d’évaluation.

2. Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne  

Les organismes subventionnaires de la recherche scientifique (OSRS) (et les organismes connexes tels que les commissions et les fonds) remplissent des fonctions cruciales qui contribuent au fonctionnement efficace et performant des systèmes scientifiques nationaux en matière de STI. Ces fonctions varient d’un pays à l’autre, mais comprennent le versement de subventions pour la recherche, le développement et l’innovation; le renforcement des capacités de recherche au moyen de bourses d’études; la définition et le suivi des programmes et des priorités de recherche; la délivrance de permis de recherche; la formule ou l’examen des politiques nationales en matière de STI; la fourniture de conseils stratégiques aux gouvernements; la gestion des accords bilatéraux et multilatéraux en matière de STI; le suivi et l’évaluation des répercussions de la recherche financée par des fonds publics et de la recherche financée par d’autres sources. 

Depuis 2015, l’Initiative des organismes subventionnaires de la recherche scientifique en Afrique subsaharienne (IOSRS-1) implique une collaboration entre plusieurs financeurs, à savoir le FCDO, le CRDI, la NRF, l’ASDI, la DFG et plus récemment la Norad. Des Conseils de toute l’Afrique de l’Est, du Sud et de l’Ouest y ont participé afin de renforcer leurs capacités à soutenir la recherche et les politiques fondées sur des données probantes qui peuvent contribuer au développement économique et social. Pas moins de 15 pays y ont participé (encadré 1) et le Nigeria et la Sierra Leone ont maintenant l’occasion de s’y associer.  
 

Encadré 1 : Pays participant à l’IOSRS 

Botswana, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Kenya, Malawi, Mozambique, Namibie, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Ouganda, Zambie, Zimbabwe. 

Au départ, l’IOSRS s’est concentrée sur le renforcement de la capacité des Conseils à : (a) gérer la recherche; (b) concevoir et suivre les programmes de recherche et formuler et mettre en œuvre des politiques basées sur des indicateurs en matière de STI; (c) soutenir l’échange de connaissances avec le secteur privé; et (d) établir des partenariats entre les Conseils et avec d’autres parties prenantes du système scientifique.  

Le travail avec les Conseils dans ces domaines a été approfondi dans l’actuelle deuxième phase de l’IOSRS (IOSRS-2). Il s’est également élargi pour inclure l’excellence de la recherche; les communications stratégiques, la valorisation des résultats de la connaissance; l’EGI; les partenariats avec le secteur public, les ONG et les communautés locales; et le soutien à la recherche fondamentale est également possible (voir encadré 2). Les Conseils ont reçu des fonds pour gérer leurs propres appels de recherche et ont tiré parti de leurs capacités accrues afin de promouvoir les projets de recherche coopératifs et la mise en réseau.  

Encadré 2 : Thèmes de l’IOSRS-2 

Thème 1 – Renforcer la capacité des organismes subventionnaires de la recherche scientifique dans la gestion de la recherche.  

Thème 2 – Renforcer la capacité des organismes subventionnaires de la recherche scientifique à utiliser les données et les éléments de preuve dans la formulation de politiques et la prise de décision.  

Thème 3 – Soutenir la capacité des organismes subventionnaires de la recherche scientifique à financer la recherche et l’innovation. 

Thème 4 – Soutenir les communications stratégiques, l’adoption des résultats de la connaissance et la mise en réseau. 

Thème 5 – Renforcer les capacités des organismes subventionnaires de la recherche scientifique en matière d’égalité des genres et d’inclusion (EGI). 

La théorie générale du changement (TGC) de l’IOSRS décrit comment les thèmes de l’initiative sont associés aux résultats attendus correspondants, et comment ces résultats contribuent aux résultats et aux répercussions. Le résultat attendu à moyen terme est l’efficacité des investissements des Conseils dans la recherche, le développement et l’innovation, tandis que les répercussions à long terme sont censées être des systèmes scientifiques nationaux solides qui contribuent au développement économique et social en Afrique subsaharienne. 

Le renforcement des capacités et d’autres formes de soutien technique aux organismes subventionnaires de la recherche scientifique sont réalisés au moyen d’un encadrement personnalisé en personne ou virtuel et de cours et d’ateliers de formation en groupe mis en œuvre par des équipes d’agences techniques de collaboration (ATC) et un consultant en suivi, évaluation et apprentissage (SEA). Les projets de recherche sont également financés conjointement avec les Conseils participants et gérés soit par les Conseils eux-mêmes, soit au moyen d’une agence technique de collaboration (ATC). L’IOSRS soutient et encourage l’apprentissage entre pairs à la fois entre et au sein du personnel des Conseils.  

La structure de gouvernance de l’IOSRS comprend un comité de direction (CD) responsable de la supervision de haut niveau, un groupe de conseillers chargés de fournir des conseils stratégiques et de déterminer les occasions de réseautage, un comité chargé d’assurer une plus grande mobilisation des conseils participants, et l’équipe de gestion de l’Initiative, responsable de la gestion quotidienne de l’IOSRS.  

3. Historique et contexte du projet 

Depuis le milieu des années 2010, les appels en faveur de politiques et de mesures de mise en œuvre concernant les dimensions de sexe et de genre dans la conception et le contenu de la recherche, ainsi que dans les politiques et pratiques internes des établissements se sont multipliés. Il s’agit notamment du document Statement of Principles and Actions on Promoting the Status and Equality of Women in Research (en anglais seulement) du Global Research Council (GRC) de 2016 ainsi que la Déclaration en matière d’égalité du CRDI, adoptée en 2019, et son Cadre de programmation pour l’égalité des genres et l’inclusion du CRDI mis à jour en 2021. 

En réponse, les décideurs et les organismes ont de plus en plus mis l’accent sur l’intégration de la dimension de genre dans les politiques et les initiatives en matière de science, de technologie et d’innovation afin de parvenir à l’égalité des genres pour toutes les femmes et les filles. Cependant, l’inégalité demeure un défi majeur pour le développement durable du continent. Les conclusions d’une étude visant à évaluer les actions actuelles en matière d’intégration de la dimension de genre dans les organismes subventionnaires de la recherche scientifique et le statut de la recherche et de la collaboration en matière de genre dans les pays étudiés révèlent « des données probantes indiquant des progrès inégaux dans la promotion de l’égalité des genres dans les opérations des conseils, y compris le financement de la recherche et la promotion de l’intégration des dimensions de genre dans le contenu de la recherche et les programmes d’études ». Tous les OSRS participant à cette étude ont souligné les engagements nationaux en matière de genre et l’importance du genre dans la STI, mais elles ont reconnu que sur les plans structurel et institutionnel, il y avait un décalage entre la politique et la pratique. Par exemple, la plupart des organismes subventionnaires de la recherche scientifique n’avaient que très peu ou pas de programmes de financement concernant le genre en vue de le promouvoir ainsi que la STI ou afin d’éliminer les obstacles auxquels les femmes universitaires sont confrontées. Dans l’ensemble, les résultats de l’étude suggèrent que les OSRS doivent renforcer leurs actions pour intégrer le genre dans la science et se rapprocher de leurs objectifs de l’ODD5. 

C’est dans ce contexte qu’un projet en cours portant sur le genre et l’inclusion (septembre 2020 à février 2023) dans le cadre de l’IOSRS-2 cherche à renforcer les capacités des conseils participant à l’IOSRS afin qu’ils deviennent davantage sensibles au genre et plus inclusifs. Ce projet vise également à soutenir la recherche et les environnements de recherche qui sont transformateurs de genre et inclusifs, et à promouvoir les politiques et pratiques en matière de STI qui sont transformatrices de genre et inclusives. En outre, le projet soutient l’intégration d’une approche transformative intersectionnelle dans le développement, la mise en œuvre et le suivi de la politique, des programmes et de la recherche sur le genre par les organismes subventionnaires de la recherche scientifique, afin de favoriser un changement systémique durable dans le secteur national de la STI. 

Le projet en cours implique une approche de mise en œuvre participative afin d’encourager des partenariats importants entre les OSRS, de renforcer leur travail, d’encourager les activités du projet qui sont sensibles aux contextes et de déterminer les points d’entrée stratégiques pour le changement. Cette approche vise à soutenir le changement structurel à plus long terme vers un travail davantage inclusif en matière de genre dans le secteur de la STI. 

Quelques résultats clés du projet IOSRS-2 en cours portant sur le genre et l’inclusion 

L’agence technique de collaboration qui est responsable du projet en cours a développé une analyse du genre et de l’inclusion dans la documentation de l’IOSRS (2012-2020) qui a aidé à comprendre comment le genre et l’inclusion sont encadrés dans un contexte plus large de l’IOSRS. L’agence technique de collaboration et chacun des 15 conseils participants ont réalisé des profils de pays intitulés « Renforcer le genre et l’inclusion dans le système national de la science, de la technologie et de l’innovation ». Ces profils permettent de synthétiser les données provenant de multiples indicateurs relatifs au genre afin de fournir aux conseils et aux autres parties prenantes une analyse complète des disparités entre les genres (et des progrès réalisés afin de combler ces écarts) dans chaque pays.  

Un processus d’apprentissage au moyen de mesures portant sur le genre a impliqué la création d’une communauté d’apprentissage virtuelle et d’activités de groupe et individuelles par courriel, téléphone et au moyen de la plateforme Zoom. Ce processus a également permis aux Conseils de déterminer les domaines de travail sur lesquels ils souhaitent se concentrer dans le cadre du projet concernant le genre et l’inclusion. Jusqu’à présent, les équipes de changement de la plupart des Conseils participants ont déterminé les domaines d’intervention prioritaires en fonction de leur contexte, formulé leurs propres questions d’apprentissage et commencé à s’approprier le processus de changement.  

Les principales réalisations du projet en cours concernant le genre et l’inclusion sont résumées dans l’encadré 3. 

Encadré 3 : Principales réalisations du projet actuel portant sur le genre et inclusion 

Forum mensuel en ligne : Création d’un espace d’apprentissage par les pairs permettant aux conseils de se rencontrer, de faire part de leurs expériences et de leurs points de vue, d’apprendre les uns des autres et de s’impliquer dans des expériences d’apprentissage par l’action. 

Centre d’apprentissage en ligne : Un centre d’apprentissage expérimental et continu afin de soutenir l’établissement de liens entre pairs entre les réunions formelles. 

Accompagnement continu des OSRS : Soutenir les Conseils individuellement en vue de faire avancer leurs expériences en matière de changement, en étant plus conscients de leur pensée, de leurs processus et de leur apprentissage. 

Les nouveaux partenariats de l’IOSRS avec la Norad, le FCDO et le CRDI 

Les nouveaux partenariats de l’IOSRS sont conçus afin d’approfondir et d’accroître la mobilisation stratégique de l’IOSRS avec les Conseils dans quatre domaines clés qui sont complémentaires aux travaux en cours dans le cadre de l’IOSRS -2, notamment le genre et l’inclusion.  

4. But et objectifs du projet 

L’objectif du projet à financer dans le cadre de cet appel est de renforcer la capacité des OSRS , leur permettant de mettre en place ou d’approfondir diverses formes de stratégies, d’activités, d’études et d’autres mécanismes pour mettre en œuvre des travaux transversaux sur le genre et l’inclusion.  

La réalisation de cet objectif pourrait comprendre des travaux dans trois grands domaines d’intervention du projet en cours concernant le genre et l’inclusion : promouvoir (1) l’égalité et le statut des femmes dans les systèmes de recherche et de STI (ce qui pourrait comprendre les femmes dans les conseils ainsi que les femmes dirigeant ou participant à la recherche, entre autres), (2) diversité et inclusion au-delà de l’égalité des genres, et (3) la dimension du sexe, du genre et de l’inclusion dans la conception et le contenu des recherches. Outre les Conseils eux-mêmes, les agences techniques de collaboration devront travailler en étroite collaboration avec les autres agences techniques de collaboration, le consultant en suivi, évaluation et apprentissage de l’IOSRS, l’équipe de gestion de l’Initiative et d’autres groupes pertinents tels que le groupe de travail sur le genre du Global Research Council.  

  1. Promouvoir l’égalité et le statut des femmes dans la recherche 

Afin d’aider les Conseils à promouvoir l’égalité et le statut des femmes dans la recherche, l’agence technique de collaboration peut proposer diverses activités et approches. L’agence technique de collaboration peut s’appuyer sur le document Statement of Principles and Actions : Promoting the Equality and Status of Women in Research du Global Research Council de 2016, que tous les conseils impliqués dans le Global Research Council ont signé, et qui décrit plusieurs mesures que les conseils pourraient prendre afin de soutenir la participation et la promotion des femmes dans le personnel de recherche dans leurs pays. Ces éléments sont détaillés dans la brochure du Global Research Council, « Supporting Women in Research : Policies, Programmes and Initiatives Undertaken by Public Research Funding Agencies » (en anglais seulement). De même, les résultats d’une enquête (2020) menée par le Groupe de travail sur le genre du Global Research Council concernant les tendances en matière de collecte et de communication de données désagrégées selon le sexe ou le genre peuvent être pertinents. Certains Conseils peuvent demander un soutien afin de participer au travail à l’échelle mondiale du groupe de travail sur le genre (en particulier au moyen de ses représentants régionaux en Afrique) afin de promouvoir l’égalité et le statut des femmes dans la recherche. L’agence technique de collaboration sélectionnée peut soutenir des séances particulières pendant les réunions de l’IOSRS et la mobilisation du Conseil dans le cadre du travail du Global Research Council à l’égard du genre et de l’inclusivité.  

  1. Promouvoir la diversité et l’inclusion au-delà de l’égalité des genres 

L’excellence de la recherche progresse considérablement lorsqu’un groupe diversifié de personnes peut participer au développement du capital humain et à l’entreprise de recherche. Au-delà de l’accent mis sur l’égalité des genres et le statut des femmes dans la recherche, et dans le cadre de l’inclusivité, l’agence technique de collaboration peut proposer de soutenir des documents de recherche, des dialogues et des compilations de notes politiques où les bonnes pratiques, les perspectives et les expériences sont échangées entre les Conseils et leurs partenaires. Par exemple, une étude à laquelle ont participé l’IOSRS, le chapitre national sud-africain de l’Organisation pour les femmes en sciences pour le monde en développement (OWSD) et la Fondation allemande pour la recherche (DFG) a contribué à une meilleure compréhension de l’intersectionnalité dans le contexte du financement de la recherche. Les perspectives intersectionnelles reconnaissent que la combinaison d’éléments relatifs à l’identité (p. ex. la race, le genre, l’ethnicité, la sexualité, le statut social) crée certaines circonstances qui peuvent produire de l’oppression et de la discrimination. 

L’agence de collaboration technique sélectionnée pourra envisager de commander des recherches sur des thèmes spécifiques relatifs au genre tels que : a) le statut des femmes et d’autres groupes dans la recherche, et les obstacles qu’ils rencontrent pour participer à la STI; b) les répercussions de la diversité des genres sur la recherche; et c) l’évaluation des initiatives actuelles des conseils et d’autres approches en vue de promouvoir le genre et l’inclusion dans la recherche et la pratique organisationnelle, ainsi que le soutien aux conseils afin qu’ils donnent la priorité aux recherches qui s’attaquent aux inégalités et visent à prévenir ou à réduire les répercussions de ces inégalités sur les populations.  

  1. Promouvoir la dimension du sexe, du genre et de l’inclusion dans la conception et le contenu de la recherche 

Comme le soulignent plusieurs études et rapports, dont le document Statement of Principles and Actions de 2016 du Global Research Council, il existe des raisons importantes de prendre en compte la dimension de genre dans la recherche, le développement et l’innovation et d’encourager son développement. Il existe une corrélation directe entre la production de connaissances qui prennent en compte les préoccupations, les capacités et les besoins de divers groupes de personnes et l’excellence de la recherche. Un discours scientifique genré contribue positivement à la manière dont sont décidés les priorités scientifiques, les paramètres des questions de recherche, la composition des équipes de recherche, les décisions de financement, les méthodologies utilisées afin de mener les recherches, les résultats et les conclusions rapportés et, enfin, la manière dont sont formulées les suggestions d’études futures.  

L’agence de collaboration technique sélectionnée pourra proposer des moyens d’aider les Conseils à s’assurer que les recherches qu’ils financent prennent en compte la dimension du sexe, du genre et de l’inclusion dans tout le cycle de recherche, et en particulier les projets de recherche financés en collaboration avec l’IOSRS dans le cadre de l’IOSRS-2. En outre, les Conseils pourraient bénéficier d’occasions d’apprentissage par l’action et d’un soutien technique en vue de promouvoir le genre et l’inclusion dans leur mission. 

5. L’approche du projet 

Les personnes responsables des propositions doivent présenter la manière dont elles soutiendront et travailleront avec les conseils et autres collaborateurs potentiels comme indiqué ci-dessus. Outre l’apprentissage participatif par l’action qui favorise l’appropriation du processus de renforcement des capacités par les OSRS et la collaboration avec les différentes parties prenantes, l’approche de soutien doit permettre des méthodes adaptées au contexte et aux besoins de chaque OSRS. Par conséquent, la formation et le soutien technique aux conseils pourraient impliquer un accompagnement personnalisé dans le pays (soutenu par des experts locaux lorsque cela est possible et souhaité par les conseils), des cours ou des ateliers de formation en personne et l’utilisation de plateformes en ligne. L’agence de collaboration technique sélectionnée devra proposer de nouveaux domaines de travail qui s’appuieront sur les résultats obtenus à ce jour avec les Conseils concernant le genre et l’inclusion. La proposition de l’agence de collaboration technique doit comprendre des activités sous trois rubriques : (i) appui technique et formation aux OSRS en tant que groupe, (ii) appui technique et formation répondant aux besoins individuels des OSRS, et (iii) recherche guidant les deux.                                                                                         

Ce projet devrait être mis en œuvre en collaboration très étroite avec toutes les autres composantes de l’IOSRS-2 de manière conjointe, et en particulier les projets concernant la gestion de la recherche, l’utilisation des données et des données probantes dans la politique et la prise de décision, et les communications stratégiques et l’adoption des connaissances. Il sera également important de s’assurer que le travail en matière de SEA et de systèmes de gestion des données dans ce projet est harmonisé avec le processus général en matière de SEA de l’IOSRS. La proposition devrait comprendre une description détaillée de la manière dont l’approche de mise en œuvre dans le cadre du projet prendra en compte les circonstances uniques créées par la pandémie de COVID-19. 

La chercheure ou le chercheur principal (CP) du projet, basé dans l’organisme demandeur principal, sera responsable de la gestion technique et financière du projet, des rapports et des autres obligations contractuelles. 

6. Échéancier et budget

Activité

Description

Dates prévues

 

Appel à propositions de projets et processus d’examen

Lancement de l’appel à propositions

6 juillet 2022

 

Date limite pour la présentation des propositions

5 août 2022

 

Examen des propositions

5 au 16 août 2022

 

Le résultat de la procédure de sélection est communiqué à toutes les personnes ayant soumis une proposition.

19 août 2022

Achèvement de la mise en œuvre et des plans de travail

Les personnes ayant soumis une proposition retenue travailleront avec l’équipe de gestion chargée de l’initiative.

Août 2022

 

Signature de l’accord de subvention

Préparation des documents d’approbation de projet et élaboration et signature des accords de subvention entre le CRDI et la principale agence technique de collaboration (ATC).

Août à septembre 2022

Période de mise en œuvre du projet (36 mois)

Le consortium de l’agence technique de collaboration (ATC) sélectionné met en œuvre le projet portant sur l’égalité des genres et l’inclusion.

Septembre 2022 à octobre 2025

Le budget disponible pour ce projet est d’environ 1 020 000 CAD (tout compris) pour une période d’environ 36 mois. Un projet de budget doit être soumis en utilisant le classeur du CRDI (https://idrc.ca/fr/budget-de-proposition ou https://idrc.ca/en/proposal-budget).

7. Marche à suivre pour présenter une proposition et date limite pour la soumettre  

Les propositions (25 pages ou moins, à l’exclusion des annexes) doivent être soumises par voie électronique au secrétariat de l’IOSRS (SGCSSA@idrc.ca) avant le 18 juillet 2022à 17 h heure d’Afrique de l’Est). Les propositions présentées après la date limite ne seront pas acceptées. Veuillez adresser toute demande de renseignements concernant cet appel au secrétariat, avec copie à Loise.

Les propositions doivent être soumises en anglais, au format Word. Les demandes doivent être concises et comprendre au minimum les éléments suivants :  

  • le titre, le nom, l’adresse et les autres coordonnées de la personne responsable de la proposition et le nom et l’adresse de l’organisme demandeur principal;  
  • le résumé;  
  • l’historique du projet et sa justification;  
  • le but, les objectifs spécifiques, les activités clés et les liens avec d’autres thèmes de l’IOSRS.  
  • l’approche à l’égard de la formation et du soutien technique;  
  • les réalisations et les résultats escomptés ainsi que le suivi et évaluation à l’échelle du projet; 
  • l’égalité des genres, l’inclusion et les exigences éthiques (lors de la soumission d’une proposition, tout conflit d’intérêts réel, apparent ou potentiel doit être déclaré au CRDI); 
  • les risques et mesures d’atténuation potentiels (ces renseignements doivent être présentés dans un tableau énumérant les principaux risques associés à la mise en œuvre du projet, ainsi que leur probabilité et leurs répercussions, ainsi que les mesures d’atténuation ou de gestion potentielles); 
  • les profils organisationnels et personnels clés du projet;  
  • les courtes biographies des principaux membres de l’équipe du projet (en annexe). 

8. Exigences de l’équipe de projet  

Les exigences pour les membres de l’équipe de projet sont les suivantes :  

  • Connaissance du genre et de l’inclusion dans le cadre des systèmes de la science, des technologies et de l’innovation (STI) nationaux en Afrique, y compris les principales parties prenantes (organismes), les politiques et les rôles des organismes subventionnaires de la recherche scientifique dans le courtage des connaissances, la facilitation, le financement et la coordination des interactions entre les différentes parties prenantes. 
  • Expertise et expérience (étayées au moyen de publications pertinentes) dans l’utilisation d’approches fondées sur le genre et l’inclusion dans le cadre de l’élaboration ou de l’examen des politiques en matière de science, de technologie et d’innovation et des politiques connexes, ainsi que des approches axées sur l’interaction avec la sphère des politiques de préférence dans le contexte de l’Afrique subsaharienne.  
  • Expérience de travail avec des organismes du secteur public dans le domaine de la science, de la technologie et de l’innovation en Afrique (notamment les organismes subventionnaires de la recherche scientifique) dans le cadre du renforcement des capacités.  
  • La capacité à travailler en anglais et en français est une exigence. Les propositions ne comportant pas les deux langues ne seront pas évaluées. La capacité à travailler en portugais sera un avantage supplémentaire.  

9. Critères d’évaluation as 

Les propositions seront examinées par l’équipe de gestion de l’IOSRS et notées à l’aide d’une échelle de 50 points comme suit :  

Critères  

Note 

Expertise et expérience des membres de l’équipe de projet en matière d’intégration de l’égalité des genres et de domaines plus larges en matière d’inclusion dans les systèmes de science, de technologie et d’innovation; travail avec les parties prenantes clés (organismes) des systèmes de science, de technologie et d’innovation de l’Afrique, y compris les organismes subventionnaires de la recherche scientifique; suivi, évaluation et apprentissage; autres domaines pertinents couverts par l’IOSRS (p. ex. processus d’élaboration des politiques des systèmes de science, de technologie et d’innovation); et travail en Afrique subsaharienne.  

15 

Originalité, créativité et clarté de la proposition, démontrant une compréhension du travail de l’IOSRS et de l’ambition du projet et des rôles des organismes subventionnaires de la recherche scientifique dans les systèmes scientifiques nationaux, ainsi qu’une articulation claire de la manière dont le projet s’appuie sur le travail en cours concernant le genre et l’inclusion afin de soutenir un renforcement durable des capacités des OSRS participants à devenir davantage sensibles au genre et plus inclusifs; soutenir la recherche et les environnements de recherche qui sont transformateurs de genre et inclusifs; et promouvoir les politiques et pratiques en matière de science, de technologie et d’innovation (STI) qui sont transformatrices de genre et inclusives. 

12 

Adéquation du niveau d’expérience et d’expertise des membres de l’équipe dans tous les domaines pertinents pour la mise en œuvre du projet, et degré de présence des membres de l’équipe du projet en Afrique subsaharienne. 

11 

La clarté et la solidité de l’approche du projet en matière de formation et de soutien technique, y compris l’adéquation avec les organismes subventionnaires de la recherche scientifique de l’Afrique subsaharienne, les conditions créées par la pandémie de COVID-19, ainsi que l’harmonisation avec l’approche de mise en œuvre conjointe de l’IOSRS.  

La clarté et la justification du budget et le degré d’harmonisation avec les activités du projet proposé sur la base des principes d’optimisation des ressources (p. ex. économie, efficience, efficacité). 

10. À propos des partenaires financiers  

Le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) est un ministère du gouvernement britannique qui poursuit les intérêts nationaux et projette le Royaume-Uni comme une force du bien dans le monde. Le FCDO promeut les intérêts des citoyens britanniques, sauvegarde la sécurité du Royaume-Uni, défend ses valeurs, réduit la pauvreté et s’attaque aux défis mondiaux avec des partenaires internationaux. 

L’Agence norvégienne de coopération au développement (Norad) est une direction du ministère des Affaires étrangères de la Norvège. Son objectif principal est d’œuvrer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). La Norad a cinq priorités : Investir de manière plus stratégique; être un partenaire clé du développement durable; contribuer à un monde plus vert; être un champion de l’innovation au sein de la coopération au développement; renforcer et systématiser le développement, l’échange et l’utilisation des connaissances au sein de la Norad. 

L’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi) est une agence gouvernementale du ministère des Affaires étrangères de la Suède. L’Asdi s’efforce de réduire la pauvreté dans le monde en allouant des ressources et des connaissances dans le but de changer les choses pour les populations d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud. Pour ce faire, l’Asdi collabore avec des intervenants de la société civile et des universités ainsi qu’avec le secteur public et privé.

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) est une société d’État canadienne qui soutient la production de connaissances et l’innovation en vue de soutenir des changements positifs. Le CRDI produit, cerne et valide des idées et des innovations évolutives, met les solutions entre les mains de parties prenantes en mesure d’obtenir des effets à vaste échelle, et évalue les premières réussites du déploiement à vaste échelle afin de déterminer et de diffuser les facteurs essentiels de réussite.

La National Research Foundation (NRF) d’Afrique du Sud est une agence de recherche et de développement scientifiques mandatée par le gouvernement, dont l’objectif est de créer des instruments de financement innovants, de faire progresser le développement des carrières dans la recherche, d’accroître l’engagement scientifique du public et d’établir des plateformes de recherche de pointe qui transformeront le paysage scientifique et inciteront une communauté de chercheures et de chercheurs représentative à aspirer à la compétitivité mondiale.

La Fondation allemande pour la recherche (DFG) est l’organisme autonome pour la science et la recherche en Allemagne. Elle sert tous les secteurs de la science et des sciences humaines. En termes d’organisation, la DFG est une association de droit privé. Ses membres sont des universités de recherche allemandes, des établissements de recherche non universitaires, des associations scientifiques et les académies des sciences et des sciences humaines.  

Présentation du travail des boursières IVVN-CRDI

La date et l’heure de l’événement
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Un collage de photos des six lauréates de la bourse.
IVVN
Rangée supérieure (de gauche à droite) : Dr Merci Yvonne Akinyi, Dr Amany Hassan, Dr Sreeja Lakshmi Rangée du bas (de gauche à droite) : Dr Angela Makumi, Dr Laura Oliveira, Dr Tanja Smith

En 2020, le Réseau international de vaccinologie vétérinaire (IVVN), avec le soutien du CRDI, a lancé un programme de bourses pour les chercheures postdoctorales des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (PFR-PRI). Le financement a été accordé à six projets axés sur le développement de vaccins pour le bétail.  

Rejoignez le CRDI et l'IVVN lors d'un événement en ligne afin de célébrer le travail de ces six boursières et pour en davantage plus sur leurs projets passionnants ainsi que sur les répercussions de la bourse sur leur développement professionnel. L'événement comprendra une table ronde qui explorera le manque de possibilité auquel sont confrontées les femmes chercheures des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Les membres du public auront l'occasion de poser des questions aux boursières à propos de leurs projets. L'événement sera présidé par Tim Connelley, directeur de l'IVVN, et Wendy Manchur, administratrice de programme principale au CRDI.  

Consultez le programme et inscrivez-vous pour participer.

À propos de la bourse

Cette bourse a été conçue pour combler le fossé en matière de mentorat et de possibilités d'avancement de carrière auquel sont confrontés les chercheurs en début de carrière, ce qui contribue à la sous-représentation des femmes des PFR-PRI dans les échelons supérieurs de la recherche scientifique. Nous encourageons tout particulièrement les chercheures en début de carrière issues de pays à revenu faible ou intermédiaire à participer à cet événement pour en savoir davantage sur cette bourse et d'autres occasions semblables. 

En savoir plus à propos des boursières et leurs projets

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Appel à notes conceptuelles : Adaptation aux changements climatiques et résilience (CLARE)

Fermés
Appel
Manifestation d'intérêt
Date butoir
Programmes
Systèmes alimentaires résilients au climat
Adaptation aux changements climatiques et résilience
Durée
Jusqu'à 42 mois
Sujet(s)
Développement
Environnement
Pays
Afrique du Sud
République centrafricaine
North Africa
Asie du sud
Extrême-Orient
Algérie
Angola
Bangladesh
Bénin
Bhoutan
Botswana
Burkina Faso
Burundi
Cambodge
Cameroun
Tchad
République du Congo
Côte d'Ivoire
Djibouti
République démocratique du Congo
Égypte
Guinée équatoriale
Érythrée
Éthiopie
Gabon
Gambie
Ghana
Guinée
Guinée-Bissau
Inde
Indonésie
Kenya
Laos
Lesotho
Libéria
Madagascar
Malawi
Mali
Mauritanie
Maroc
Mozambique
Birmanie
Namibie
Népal
Niger
Nigéria
Pakistan
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Philippines
Rwanda
Sénégal
Sierra Leone
Somalie
Soudan du Sud
Sri Lanka
Soudan
Tanzanie
Thaïlande
Togo
Tunisie
Ouganda
Vietnam
Zambie
Zimbabwe
Financée par
Organisé par le CRDI et le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni
Budget
Subventions plus allant jusqu'à un million et demie de dollars canadiens. Subventions plus importantes entre six et huit millions de dollars canadiens
Point de contact
CLAREcalls@idrc.ca
Type
Subvention
État
Fermés
Portée

Le CRDI et le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni ont le plaisir d'annoncer un appel à notes conceptuelles dans le cadre de l'initiative Adaptation aux changements climatiques et résilience (CLARE).  

Le sixième Rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui vient d'être publié et qui s'intitule Conséquences, adaptation et vulnérabilité, révèle que les changements climatiques ont des conséquences de manière croissante et disproportionnée sur les personnes les plus vulnérables de la planète. Il met l'accent sur l'urgence le besoin crucial d'être en mesure de s'adapter et de trouver des solutions qui transcendent les secteurs et les systèmes et s'attaquent aux inégalités sociales afin de permettre un avenir plus résilient au climat pour tous.  

L'initiative CLARE vise à répondre à ce défi. Il s'agit d'une initiative ambitieuse en vue de soutenir la recherche afin de permettre des mesures durables et socialement inclusives pour renforcer la résilience face aux changements climatiques et aux risques naturels en Afrique et en Asie-Pacifique. Compte tenu de l'ampleur et de l'urgence de la situation, outre le fait de mettre en œuvre des projets de recherche, l'initiative CLARE mettra davantage l'accent sur l'utilisation des connaissances et des données probantes. L'initiative CLARE permettra de renforcer les mesures dans les pays du Sud pour effectuer et utiliser les travaux de recherche en vue de prendre des mesures d'adaptation et proposer des solutions d'adaptation concrètes pour soutenir les plus vulnérables. 

Cet appel à notes conceptuelles vise à cerner des équipes transdisciplinaires motivées à mener une recherche orientée vers l'action portant sur un (ou plusieurs) des trois thèmes de recherche de l'initiative CLARE :  

  • Compréhension du risque climatique : recherche visant à améliorer notre compréhension des risques associés aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles, en comblant les lacunes du corpus scientifique.  

  • Mesures précoces fondées sur le risque : recherche visant à améliorer les mesures d'anticipation fondées sur le risque pour réduire les incidences des conditions météorologiques, de la variabilité du climat et des risques naturels connexes sur l'humain.  

Développement dans un climat changeant : recherche visant à orienter le développement dans un climat changeant; mesures permettant de renforcer la résilience dans le climat actuel et qui s'adaptent aux futurs changements climatiques. 

Admissibilité

Cette occasion de financement est ouverte aux équipes de recherche transdisciplinaires travaillant dans les pays admissibles d'Afrique et d'Asie-Pacifique. Veuillez consulter le document d'appel détaillé pour des conditions d'admissibilité plus précises.

Plus de détails

Voir l’enregistrement du webinaire d’information sur l’appel à notes conceptuelles CLARE.

Pour davantage de renseignements, veuillez lire le document détaillé de l'appel à notes conceptuelles, ainsi que la foire aux questions qui s'y rapporte. 

En savoir davantage sur l'initiative CLARE 

Projets de plus petite envergure : https://idrc-crdi.smapply.io/prog/clare_smaller_grants 

Projets de plus grande envergure : https://idrc-crdi.smapply.io/prog/clare_larger_grants 

Contextualiser les défis inhérents à l’inclusion des femmes dans la construction de chaînes de valeur agricoles résilientes au climat

3 mars 2022

Ces dernières années, les changements climatiques, les perturbations régionales et les mesures de santé publique relatives à la COVID-19 ont considérablement exacerbé les défis inhérents à l’égalité des genres dans les systèmes agricoles et alimentaires africains. Le débat sur la meilleure façon de soutenir la participation des femmes à ces systèmes est complexe et multiforme, et l’ampleur croissante de ces obstacles n’a fait que rendre la conversation plus tendue.  

« En temps de crise, souligne Mercy Rurii, administratrice de programme au CRDI, nous devons être vigilants dans le soutien que nous apportons aux femmes. Cela exige de la souplesse et des ajustements pour que les femmes ne soient pas abandonnées ou laissées pour compte. L’inclusion doit rester au premier plan des interventions. »  

Bien qu’elles représentent 50 à 75 % de la main-d’œuvre du continent, les femmes africaines sont confrontées à des désavantages majeurs et permanents : accès limité aux ressources et aux financements, obstacles à une formation adéquate et sous-représentation constante dans les rôles de direction et les discussions politiques.    

Dans ce contexte, le CRDI a réfléchi à son histoire de recherche et d’interventions axées sur l’agriculture, dans le but de faire part de connaissances en matière d’approches qui permettent de mieux comprendre l’importance des agricultrices, et de leurs familles, dans des systèmes alimentaires sains et durables.    

Trois différents projets de recherche financés par le CRDI et couvrant trois régions de l’Afrique offrent une perspective unique sur les possibilités, les défis et la voie à suivre pour les femmes travaillant dans les chaînes de valeur agricoles. Ces projets ont également fait l’objet d’un événement lors du Forum de la révolution verte en Afrique de l’année dernière.   

Autonomiser les agricultrices d’Afrique de l’Est   

Le projet de haricots précuits Cultiver l’avenir de l’Afrique (CultivAF), basé au Kenya et en Ouganda, s’attaque directement aux inégalités entre les genres dans les communautés locales et la chaîne de valeur. Les initiatives du projet comprennent des formations aux bonnes pratiques agronomiques et à la gestion financière, la fourniture de semences de variétés de haricots améliorées et le développement d’une application mobile grâce à laquelle les agricultrices sont payées directement pour leurs produits.    

Pour les femmes, l’application signifie qu’elles reçoivent leur paiement sans qu’il soit d’abord détourné par leur mari ou d’autres membres de leur foyer. Ce système renforce l’autonomie des femmes en tant que propriétaires d’entreprises, leur permettant d’enregistrer leurs entreprises en leur nom propre et d’accéder à leurs bénéfices de manière indépendante, et de les utiliser comme bon leur semble.  

Grace Nanyonjo, membre de l’équipe de recherche sur les haricots précuits, estime que le projet a eu des répercussions considérables : plus de 5 000 agricultrices ont eu accès à des variétés de haricots améliorées – dont le rendement est plus de deux fois supérieur à celui des variétés traditionnelles – et plus de 10 800 se sont inscrites à l’application numérique.    

« Les technologies numériques », a souligné Grace Nanyonjo, « ont le potentiel d’autonomiser les femmes rurales, et de nombreuses agricultrices peuvent témoigner de la manière dont cette technologie a permis à leurs ménages d’assurer la sécurité alimentaire, la sécurité de la nutrition et la sécurité des revenus. »  

Tirer le meilleur parti du quinoa marocain   

Un autre projet de recherche vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés rurales pauvres du Maroc au moyen de la chaîne de valeur du quinoa.  

Redouane Choukr-Allah, membre de cette initiative, estime que l’un des aspects les plus significatifs du travail de son équipe est la manière dont elle utilise des cultures nutritives et tolérantes à la sécheresse pour améliorer les moyens de subsistance des femmes en milieux ruraux. Plus précisément, le projet a permis de sensibiliser la communauté agricole aux avantages économiques du quinoa et à son potentiel en tant qu’autre option tolérante au stress aux cultures céréalières traditionnelles. L’équipe a également travaillé avec quatre coopératives de femmes en leur fournissant des graines de quinoa et des équipements de transformation, ainsi qu’une formation à la production et à la transformation du quinoa.  

Grâce à ces efforts, 140 femmes ont été formées pour devenir plus efficaces dans la production de quinoa, améliorant ainsi leurs revenus et leur sécurité alimentaire. Le projet a introduit cinq nouvelles variétés de cultures, qui ont permis d’augmenter les rendements de ces agricultrices de 130 % en moyenne. Le projet a également permis de développer des liens solides entre les institutions de recherche et les services nationaux de vulgarisation et de conseil afin de renforcer les services de renforcement des capacités et de s’assurer que les agricultrices reçoivent un soutien efficace pour l’adoption de technologies, telles que des variétés de semences améliorées.  

Le karité burkinabé comme parcours de résilience 

Le troisième projet se concentre sur les chaînes d’approvisionnement en karité du Burkina Faso, qui ont une longue histoire de résilience de quelque 700 ans. Actuellement, 10 000 organisations de femmes font le commerce du karité et 94 % des ménages collectent du karité – dont 60 % vendent des noix de karité ou du beurre de karité. Ces éléments de réflexion confèrent à cette culture une grande importance au sein de la population.  

 Cependant, malgré l’importance du karité en tant que ressource agricole précieuse, les parcs dans lesquels il pousse manquent cruellement de protection – un facteur de risque majeur déterminé par l’équipe de recherche du projet. Par conséquent, la surexploitation, le surpâturage, les incendies et les changements climatiques représentent des menaces permanentes pour cette culture. En réponse à ce constat, le projet a co-organisé un Forum national du karité en juin 2021, qui a rassemblé 180 parties prenantes et productrices de karité (majoritairement des femmes) afin de développer un appel à l’action pour que le gouvernement s’attaque à la dégradation des parcs à karité.  

Pour sa part, Andrew Wardell, chef de projet, reste profondément préoccupé par le fait que si la ressource arboricole s’épuise, aucune formation, aucun renforcement des capacités ou aucune organisation des productrices de karité ne pourra empêcher la perte de leurs moyens de subsistance.    

Surmonter les défis et garantir l’inclusion au premier plan des interventions   

Chacun de ces projets a dû adapter ses opérations face aux crises récentes, telles que les restrictions de voyage relatives à la pandémie de COVID-19, les épisodes climatiques et les perturbations géopolitiques régionales.  

Comment les initiatives visant à stimuler les systèmes alimentaires résilients et équitables pour les hommes et les femmes peuvent-elles survivre, voire prospérer, face à de tels défis?    

Les partenariats, tant avec des entités du secteur public que du secteur privé, ont été désignés par les équipes de projet comme essentiels à la résilience et à la capacité d’atteindre les populations cibles. Les initiatives menées avec ces partenaires comprenaient le développement de ressources, telles que l’application mobile de l’équipe des haricots précuits en Ouganda, créée en partenariat avec la Fondation Mastercard, et l’influence sur les politiques, notamment au moyen du Forum national du karité au Burkina Faso, organisé en collaboration avec le ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique.    

Redouane Choukr-Allah, membre de l’équipe du projet Quinoa, pense qu’il est essentiel que les décideurs politiques et les chercheurs reconnaissent la profonde interconnexion de chaque composant des chaînes de valeur et l’interdépendance des acteurs qui en résulte à chaque étape. « Vous ne pouvez pas parvenir à une autonomisation durable sans autonomiser tous les acteurs de la chaîne de valeur », a indiqué Redouane Choukr-Allah. Il est essentiel, selon lui, de soutenir les femmes travaillant dans toutes les activités, de l’agriculture à la commercialisation, afin de produire des répercussions significatives, équitables et durables.   

Les expériences de ces projets à travers l’Afrique illustrent une leçon claire : malgré des circonstances sans précédent et des périodes de difficultés incroyables pour tant de personnes, les projets de recherche sur le développement doivent continuellement s’adapter pour continuer à se concentrer sur les femmes et les soutenir en tant qu’actrices cruciales de la chaîne de valeur et de personnes qui développent la résilience. 

Faits saillants

  • Malgré des circonstances sans précédent et des périodes de difficultés incroyables pour tant de personnes, les projets de recherche sur le développement doivent continuellement s’adapter pour continuer à se concentrer sur les femmes et les soutenir en tant qu’actrices cruciales de la chaîne de valeur et de personnes qui développent la résilience. 

  • Les partenariats, tant avec des entités du secteur public que du secteur privé, sont essentiels pour renforcer la résilience et contribuer à la mise en place de systèmes alimentaires davantage équitables pour les femmes.  

  • Les technologies numériques ont le potentiel d’autonomiser les femmes des milieux ruraux, et de nombreuses agricultrices peuvent témoigner de la manière dont cette technologie a permis à leurs ménages de bénéficier d’une sécurité alimentaire, nutritionnelle et de revenus. 

  • Face aux changements climatiques en cours et progressifs, l’agriculture dans les régions très vulnérables doit se tourner vers des cultures davantage tolérantes à la sécheresse et nutritives pour améliorer les moyens de subsistance des femmes rurales.

Le renforcement des capacités d’apprentissage précoce par le jeu : données probantes du Nigeria, de Gambie et du Kenya

Une éducation de la petite enfance (EPE) de qualité peut améliorer la préparation à l’école, influencer positivement les résultats d’apprentissage et augmenter les taux d’achèvement des études aux niveaux primaire et secondaire. L’éducation préprimaire offre une formidable possibilité de briser les cycles intergénérationnels d’iniquité liés aux inégalités entre les sexes, à la pauvreté et au handicap. Dans toute l’Afrique, l’accès au DEPE continue d’augmenter. Toutefois, des problèmes de qualité et d’accès équitable subsistent. L’un des défis en matière de qualité est la transmission efficace du contenu par le biais d’approches basées sur le jeu. Ce projet vise à générer des données probantes qui pourraient contribuer à l’adoption et à la mise à l’échelle des approches basées sur le jeu en comblant les lacunes dans le contenu des programmes et les styles d’enseignement.

La recherche sera ancrée dans un modèle connu sous le nom de Tayari, un modèle de DEPE rentable et évolutif dont il a été prouvé qu’il favorise la préparation à l’école. Tayari se prête à l’intégration d’approches basées sur le jeu, car il s’appuie sur des styles pédagogiques existants et a été bien accueilli par les acteurs politiques et les responsables de la mise en œuvre aux niveaux national et sous-national. Cette recherche permettra d’intégrer des approches d’apprentissage par le jeu dans les programmes de renforcement des capacités des enseignants en Gambie, au Kenya et au Nigeria. Elle permettra également de générer des connaissances sur les innovations qui renforcent la capacité des enseignants à mettre en œuvre des approches basées sur le jeu dans les écoles maternelles des trois pays. La recherche vise à transformer les perceptions néfastes des relations de pouvoir et des normes sexospécifiques par le biais d’approches basées sur le jeu, tout en promouvant un accès/une offre équitable de possibilités d’apprentissage pour tous, y compris les groupes vulnérables, notamment les enfants ayant des besoins spéciaux et ceux vivant dans un dénuement socio-économique extrême.

Ce projet fait partie d’une série de cinq projets qui ont été sélectionnés dans le cadre d’un appel à propositions pour l’apprentissage précoce du programme Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation en Afrique orientale, occidentale et australe intitulé « Générer et mobiliser des connaissances innovantes pour relever les défis régionaux en matière d’éducation ».

Project ID
109852
Project Status
Actif
Duration
22 months
IDRC Officer
Joy Nafungo
Total Funding
CA$ 999,700.00
Location
Gambie
Kenya
Nigéria
Programmes
Éducation et sciences
Programme Échange de connaissances et d’innovations
Institution Country
Kenya
Institution
The African Early Childhood Network

Renforcer les connaissances et le leadership dans les pays du Sud sur le déplacement forcé : l’Afrique de l’Est en ligne de mire

La région de l’Afrique de l’Est accueille le plus grand nombre de réfugiés sur le continent africain. En 2020, quelque 13,9 millions de personnes étaient confrontées à des déplacements internes ou transfrontaliers en Afrique. Parmi eux, 7,7 millions se trouvent en Afrique de l’Est. La plupart des personnes déplacées à l’intérieur du pays sont des femmes, des enfants et des jeunes de moins de 18 ans. La région se caractérise par des défis en matière de développement et une démographie changeante, les populations augmentant et migrant vers les centres urbains, d’autres parties de la région ou au-delà. Les moteurs sont les conflits forcés, l’insécurité politique et les catastrophes environnementales. Malgré une convention de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays, entrée en vigueur en 2012, très peu de pays d’Afrique ont adopté des politiques globales pour s’attaquer au rôle que ces facteurs jouent dans les déplacements et pour inverser le cycle de la pauvreté qui peut en résulter.

Ce projet a sélectionné deux universités d’Afrique de l’Est pour créer des chaires de recherche interdisciplinaires sur le déplacement forcé. La chaire de recherche sur la Tanzanie se concentrera sur les conflits et les guerres civiles, les changements climatiques, les catastrophes, les efforts de conservation et les projets de développement à grande échelle. La chaire de recherche en Éthiopie se concentrera sur les cadres juridiques, la gouvernance et la sécurité; les économies de déplacement et les moyens de subsistance; l’éducation; la santé et le soutien psychosocial; et la diversité et l’inclusion.

Ce projet fait partie d’une initiative quinquennale du CRDI sur les déplacements forcés à travers le soutien à des chaires de recherche dans des universités établies dans quatre régions (Moyen-Orient, Afrique de l’Est, Amérique centrale et du Sud et Asie du Sud et du Sud-Est). L’objectif est de donner aux universités les moyens de définir des programmes de recherche et de mettre en place des solutions pratiques et sexotransformatrices pour promouvoir les droits sociaux, économiques, politiques et sanitaires des personnes déplacées de force et des communautés d’accueil dans les pays du Sud, tout en veillant à ce que les voix du Sud influencent les discussions politiques locales, régionales et mondiales sur le déplacement forcé.

Project ID
109817
Project Status
Actif
Duration
60 months
IDRC Officer
Martha Mutisi
Total Funding
CA$ 1,199,500.00
Location
Érythrée
Éthiopie
Kenya
Somalie
Soudan du Sud
Soudan
Tanzanie
Ouganda
Programmes
Gouvernance démocratique et inclusive
Institution Country
Ethiopia
Institution
Addis Ababa University
Institution Country
Tanzania
Institution
University of Dar es Salaam

Catalyser les actions politiques en matière d’environnement alimentaire pour la prévention de la double charge de la malnutrition au Kenya

La double charge de la malnutrition augmente dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire, en grande partie à cause d’environnements alimentaires malsains. Le Kenya manque de politiques pour réglementer l’environnement alimentaire, ce qui entraîne un niveau élevé de consommation d’aliments malsains et une vulnérabilité face au manque d’accès à des aliments nutritifs. Le gouvernement kenyan a récemment pris des engagements importants en faveur du changement des systèmes alimentaires, notamment au moyen d’une collaboration entre les ministères de la Santé et de l’Agriculture.

L’objectif de ce projet est de répondre à cette volonté de changement. Il permettra de rassembler des données probantes et de mobiliser des actions multipartites en vue de mettre en œuvre un ensemble de politiques pour des environnements alimentaires de consommation plus sains et plus équitables qui réduisent la double charge de la malnutrition. L’accent sera mis sur un ensemble de quatre politiques en matière d’environnement alimentaire qui préviennent la consommation de régimes alimentaires malsains et encouragent la consommation d’aliments sains riches en nutriments et en énergie. La mise en œuvre de deux (étiquetage des aliments et marchés publics) des quatre politiques prioritaires sera soutenue par des évaluations d’impact et des recherches sur la mise en œuvre. L’efficacité d’autres politiques (réglementation du marketing alimentaire auprès des enfants et politiques fiscales) sera également modélisée. Les voies du changement seront étudiées pour l’ensemble des politiques. Un modèle de profilage des nutriments pour le Kenya, en cours d’élaboration, sera réalisé et évalué de manière rigoureuse afin d’informer le développement et l’application de l’ensemble des politiques.

Une coalition pluridisciplinaire de responsables gouvernementaux et de responsables des systèmes alimentaires apportera son expertise en matière de nutrition, de santé publique, de normes et de réglementations, de défense des intérêts et de recherche pour mettre en œuvre ce projet. Cette large collaboration, qui s’appuie sur les infrastructures et les programmes existants, rendra le projet évolutif et durable.

Ce projet sera financé par l’initiative Catalyser le changement pour des systèmes alimentaires sains et durables, un partenariat de cofinancement entre le CRDI et la Fondation Rockefeller.

Project ID
109865
Project Status
Actif
Duration
36 months
IDRC Officer
Greg Hallen
Total Funding
CA$ 1,247,800.00
Location
Kenya
Programmes
Systèmes alimentaires résilients au climat
Catalyser le changement pour des systèmes alimentaires sains et durables
Institution Country
United States
Project Leader
Gershim Asiki
Institution
African Population and Health Research Centre
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