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Pôles régionaux du KIX

25 avril 2020

Le Partage de connaissances et d’innovations du Partenariat mondial pour l’éducation, une initiative conjointe entre le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) et le CRDI, vise à améliorer les politiques et les pratiques d’éducation dans les pays du Sud.

La transmission et l’échange de connaissances sont l’une des principales fonctions du KIX. Les représentants des pays échangent des renseignements, des innovations et des meilleures pratiques pour établir leurs politiques et programmations en matière d’éducation, ainsi que pour combler les lacunes dans les connaissances et éclairer les priorités en matière de politiques.

Quatre pôles régionaux gérés par un partenaire d’apprentissage régional font office de services de courtage du savoir pour le KIX. Chacun d’eux représente un groupe de pays partenaires du PME et fonctionne comme un forum régional pour faciliter l’échange et la mobilisation de connaissances, l’apprentissage, la synthèse et la collaboration entre les principaux acteurs nationaux du domaine de l’éducation. Voici quelques exemples des responsabilités et objectifs généraux des pôles :

  • Favoriser l’échange de connaissances régionales axées sur la demande et renforcer la capacité des membres des pôles à cerner, utiliser, échanger et mobiliser des données probantes;

  • Produire des synthèses pertinentes de connaissances et de données probantes et les fournir aux acteurs concernés;

  • Favoriser une mobilisation régionale efficace ainsi que l’utilisation des connaissances et des données probantes.

Parmi les autres activités :

  • La réalisation d’examens du système d’éducation;

  • L’établissement de plateformes d’échange numériques;

  • L’élaboration d’un appel régional à l’action pour définir les priorités des parties prenantes en éducation.

Les pôles régionaux soutiennent également un autre élément essentiel du programme : le financement. Ils servent de mécanisme de financement pour l’octroi de subventions à l’échelle mondiale et régionale, afin d’investir dans la production de connaissances et dans l’innovation, et d’appliquer à grande échelle des approches éprouvées.

Les quatre pôles régionaux du KIX

Map of Africa

KIX Afrique 19 gère le pôle qui supervise les activités dans 19 pays partenaires du Partenariat mondial pour l’éducation, principalement en Afrique orientale et australe. Il s’agit d’un consortium composé de trois organisations :

  • L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), qui encourage la collaboration internationale dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture afin d’accroître le respect universel de la justice, de la loi et des droits de l’homme, ainsi que des libertés fondamentales proclamées dans la Charte des Nations unies.

  • Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui fournit une aide humanitaire et au développement à des enfants du monde entier.

  • L’Union africaine, qui est composée de 55 États membres et qui englobe l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA). L’ADEA, une institution panafricaine qui repose sur des partenariats entre les ministères africains de l’Éducation et de la Formation ainsi que leurs partenaires techniques et externes, vise à agir comme un catalyseur pour les réformes et les politiques et pratiques prometteuses en mettant en commun les idées, les expériences, les leçons apprises et les connaissances.

Map of Africa

KIX Afrique 21 gère le pôle qui supervise les activités dans 21 pays partenaires du Partenariat mondial pour l’éducation, principalement en Afrique occidentale et centrale. Il s’agit d’un consortium composé de trois organisations :

KIX EAP est composé d’une organisation qui supervise les activités des pays partenaires du Partenariat mondial pour l’éducation en Asie, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et dans les îles du Pacifique :

Media
Map
  • Le Réseau sur les politiques et la coopération internationales en éducation et en formation (NORRAG), un réseau mondial composé de membres. Le mandat principal et la force du NORRAG sont la production, la diffusion et le courtage de connaissances essentielles, et le renforcement des capacités parmi le large éventail de parties prenantes qui constituent le réseau. Ces parties prenantes guident et façonnent les politiques et les pratiques d’éducation aux niveaux national et international. Elles sont liées par un engagement commun en faveur des principes de justice sociale, d’équité et de qualité dans l’éducation.

KIX ALC supervise les activités des pays partenaires du Partenariat mondial pour l’éducation en Amérique latine et dans les Caraïbes. Il s’agit d’un consortium de deux organisations :

  • SUMMA, créé en 2016 par la Banque interaméricaine de développement et la Fundación Chile avec le soutien des ministères de l’Éducation du Brésil, du Chili, de la Colombie, de l’Équateur, du Guatemala, du Honduras, du Mexique, du Panama, du Pérou et de l’Uruguay. En tant que premier laboratoire de recherche et d’innovation en éducation pour l’Amérique latine et les Caraïbes, SUMMA a pour mission d’accroître la qualité, l’équité et l’inclusion au sein des systèmes d’éducation de la région en améliorant le processus décisionnel menant aux politiques et aux pratiques d’éducation.

  • L’Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO), qui se consacre à l’harmonisation et à l’intégration économiques, à la protection des droits de l’homme et des droits juridiques, ainsi qu’à l’encouragement de la bonne gouvernance parmi les pays indépendants et non indépendants des Caraïbes orientales. L’OECO compte actuellement 11 membres répartis dans l’ensemble de la région : Anguilla, Antigua-et-Barbuda, Dominique, Grenade, Guadeloupe, Martinique, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les Grenadines et les îles Vierges britanniques.

 

Contact: kix@idrc.ca

Intelligence artificielle pour le développement

27 février 2019

Équilibrer le potentiel de l’intelligence artificielle

Nous pouvons déjà constater le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) en matière de développement international : elle offre des possibilités apparemment sans limites pour améliorer la production et l’innovation dans les domaines des soins de santé, de l’agriculture, de l’éducation, du transport et de la gouvernance.

Cependant, il devient tout à fait clair que l’IA pourrait également avoir des répercussions négatives, surtout dans les pays disposant de protections juridiques et de capacités institutionnelles plus faibles. De plus, l’AI pourrait menacer les processus démocratiques, l’emploi, les droits humains et - en raison de la transformation en arme des outils d’IA - la vie privée, le maintien de l’ordre et la défense.

Hormis ces menaces et ces avantages potentiels, le potentiel de transformation de l’IA, soit de faire le bien ou de nuire, sera exacerbé dans les pays du Sud, où les inégalités entre les sexes et les inégalités socio-économiques qui existent actuellement pourraient être tempérées ou exacerbées.

Intelligence artificielle dans les pays du Sud 

Étant donné les possibilités et les conséquences potentielles liées aux nouvelles techniques d’automatisation et de mécanisation, ainsi qu’aux analyses avancées réalisées au moyen de l’apprentissage automatique et des réseaux neuronaux, le CRDI investit dans la recherche appliquée dans un certain nombre de domaines, afin d’améliorer le bien public en utilisant l’IA pour le développement (IAPD).

Les objectifs de ces activités sont les suivants :

  • Améliorer les politiques et les règlements pour promouvoir une IA inclusive et fondée sur les droits humains
    Les institutions réceptives et une bonne gouvernance jouent un rôle crucial dans l’atténuation des dommages potentiels de l’IA, tels que les pertes d’emploi, tout en s’assurant que les systèmes d’IA favorisent l’innovation et produisent un impact.
  • Promouvoir les applications d’IA dans l’intérêt public
    Les réseaux de recherche et d’innovation favoriseront des espaces interdisciplinaires et de collaboration pour permettre aux experts de concevoir des solutions d’IA propres au contexte dans un large éventail de secteurs.
  • Favoriser le développement de compétences et une infrastructure d’IA dans les pays du Sud
    La recherche appuyée par le CRDI s’assure que les avantages de l’IA sont utilisés pour faire progresser le développement, réduire les inégalités sociales et favoriser une plus grande parité entre les sexes.

Concrètement, en quoi consiste le l’IAPD ?

La recherche appuyée par le CRDI s’assure que les avantages de l’IA sont utilisés pour faire progresser le développement, réduire les inégalités sociales et favoriser une plus grande parité entre les sexes.

Les objectifs de ces activités sont les suivants :

Fournir un aperçu complet du potentiel et des avantages de l’IA pour les pays en développement

Jardins de la baie à Singapour.

Le livre blanc du CRDI intitulé Intelligence artificielle et développement humain offre une analyse détaillée des répercussions potentielles de l’IA dans les pays du Sud et propose un programme de recherche proactif pour relever les défis posés par l’IA dans les pays en développement. 

Établir des réseaux de recherche sur l’IA dans l’ensemble des pays du Sud

Media
Carte des écosystèmes d'intelligence artificielle des économies émergentes
CRDI

Une récente cartographie des talents, des acteurs et des points chauds de l’IA dans les pays du Sud illustre la mesure dans laquelle les universités, les nouvelles entreprises et les autres intervenants travaillent déjà avec l’IA à l’échelle de l’Afrique.

Grâce à une série de consultations et d’ateliers, le CRDI travaille avec des partenaires afin de créer des réseaux d’innovateurs et de chercheurs en IA en Amérique latine, en Afrique et en Asie. Un élément essentiel de ces consultations est la manière dont l’IA peut contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU. Par la suite, ces consultations serviront de fondement aux réseaux d’excellence afin de faire avancer et de mettre en oeuvre le programme de l’IAPD. 

Financer la recherche de pointe

Où mènera l’IA et qui en profitera ? Le CRDI finance la recherche qui vise à améliorer la compréhension des répercussions de l’IA sur le développement humain.

Carte de l'Afrique recouverte de nœuds de lumières interconnectés

Nouveau réseau de recherche sur l’intelligence artificielle en Afrique subsaharienne

Le lancement d’un réseau d’excellence appuyé par le CRDI améliorera notre compréhension des répercussions de l’IA sur le développement humain.

Trois représentations de la planète Terre entourées de millions de points de données

Exploiter les données massives pour atteindre les ODD

Le réseau de données massives pour le développement utilise l’IA pour mesurer les progrès réalisés par rapport aux ODD.

​​​​​​​Une innovation ouverte et collaborative pour favoriser l’égalité entre les sexes, l’emploi des jeunes et l’inclusion à grande échelle

Le réseau Open Africa Innovation Research Network (OpenAIR) examine comment les centres de haute technologie facilitent l’adaptation et l’adoption de l’IA pour éclairer les priorités du gouvernement.

Le Canada est le premier pays à adopter une stratégie en matière d’intelligence artificielle

Dans ce blogue de l’UNESCO, Naser Faruqui (CRDI), Elissa Strome (ICRA) et Rémi Quirion (Province de Québec) expliquent pourquoi le Canada a été en 2017 le premier pays au monde à annoncer une stratégie nationale visant l’intelligence artificielle.

escalier en colimaçon vers le haut

Excitation, préoccupation, et espoir pour l’intelligence artificielle dans les pays du Sud

Selon Matthew Smith du CRDI, l’intelligence artificielle est une arme à double tranchant – c’est la raison pour laquelle ses avantages et ses inconvénients doivent s’équilibrer.

Un programme d’action – Transition vers un système alimentaire durable et sain en Amérique latine

L’Amérique latine contribue à près de 10 % du total des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde, qui proviennent principalement du secteur de l’énergie, de l’agriculture et de l’utilisation des terres. Dans les deux derniers cas, les émissions de GES de la région représentent 56 % du total, alors que la moyenne mondiale est de 22 %. Avec les taux de surcharge pondérale et d’obésité les plus élevés du monde, coexistant avec une sous-alimentation persistante et le changement climatique, l’Amérique latine est emblématique de ces questions sanitaires et environnementales interdépendantes. Pourtant, c’est aussi une région où se développe une communauté d’universitaires, de militants et d’acteurs clés pour l’élaboration de politiques, qui ont permis de mener des politiques et des expériences alignées sur un cadre de systèmes alimentaires sains.

Parallèlement au travail de partenariat de la Fondation Rockefeller et du CRDI sur les systèmes alimentaires sains et durables en Afrique de l’Est, Wellcome et le CRDI soutiendront l’élaboration d’un programme d’action pour une transition vers un système alimentaire favorable à la santé et respectueux du climat en Amérique latine. Une coalition multidisciplinaire de chercheurs de toute la région examinera les données probantes sur la manière d’accélérer la transition vers des systèmes alimentaires sains et durables, donnant la priorité à l’accès à des régimes alimentaires sains et abordables, tout en maintenant les émissions de GES dans des limites durables. Ils analyseront l’économie politique sous-jacente pouvant empêcher ou permettre une action rapide.

Les résultats attendus comprennent un programme collectif de plaidoyer et d’action en faveur de systèmes alimentaires sains et durables, élaboré en collaboration avec des agents de changement de toute la région, notamment en Argentine, au Brésil et au Chili. Le projet permettra également de développer une communication ciblée sur les possibilités de changement local, contribuera au leadership mondial de l’Amérique latine et assurera la visibilité et la discussion d’un programme d’action au niveau national, régional et international.

Project ID
109603
Project Status
Actif
Duration
12 months
IDRC Officer
Roberto Bazzani
Total Funding
CA$ 791,636.00
Location
Argentine
Brésil
Amérique du Sud
Programmes
Systèmes alimentaires résilients au climat
Catalyser le changement pour des systèmes alimentaires sains et durables
Institution Country
Argentina
Project Leader
Institution
Centro de Estudios de Estado y Sociedad
Institution Country
Chile
Project Leader
Institution
Universidad Adolfo Ibáñez
Institution Country
Brazil
Project Leader
Institution
Instituto Brasileiro de Defesa do Consumidor

Organisme de coordination du Partenariat pour des données rapides et réactives

Ce projet créé Résultats pour le développement (RPD) comme organisme de coordination du Partenariat pour des données rapides et réactives (PDRR). Financé conjointement par la Fondation William et Flora Hewlett et le CRDI, ce partenariat soutient 11 équipes nationales dans des pays à revenu faible ou intermédiaire afin de promouvoir et de faciliter l’utilisation de données probantes dans la prise de décisions par les responsables des politiques et les parties prenantes de tous les secteurs.

L’organisme de coordination encouragera la collaboration et l’apprentissage parmi les divers partenaires du PDRR afin d’amplifier l’impact du travail de chaque équipe et de générer des enseignements concernant l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes. RPD organisera des ateliers annuels en personne et élaborera des mécanismes et des plateformes pour une communication et un apprentissage régulier entre et parmi les membres du PDRR et communiquera les résultats et les enseignements du PDRR à des publics externes. RPD supervisera également la gestion et la vision stratégique du projet avec le partenariat et favorisera la durabilité de celui-ci à long terme.

Project ID
109593
Project Status
Actif
Duration
32 months
IDRC Officer
Marie-Gloriose Ingabire
Total Funding
CA$ 1,600,000.00
Location
Brésil
Burkina Faso
Cameroun
Chine
Colombie
Éthiopie
Liban
Nigéria
Sud du Sahara
Amérique du Sud
Ouganda
Antilles
Programmes
Santé mondiale
Santé mondiale
Institution Country
United States
Project Leader
Institution
Results for Development Institute, Inc.

Une étude de cohorte mondiale pour comprendre les facteurs de risque et les conséquences sanitaires à long terme de la COVID-19

Les facteurs de risque comportementaux et environnementaux de la COVID-19 sont peu connus en raison d’un manque de données épidémiologiques de haute qualité. Bien que les premiers rapports aient établi des associations entre la COVID-19 et le tabagisme, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, ces conclusions ne sont pas cohérentes et il n’existe pas de consensus scientifique clair sur les facteurs de risque sous-jacents qui augmentent le risque d’infection par la COVID-19. En outre, les effets à long terme de la COVID-19 sur la santé cardiovasculaire et respiratoire ne sont pas clairs.

Ce projet vise à examiner les facteurs qui augmentent ou réduisent le risque d’infection par la COVID-19, en plus des répercussions à long terme de la COVID-19 sur la santé respiratoire et cardiovasculaire. Il étudiera 35 000 adultes de 13 pays qui ont déjà été recrutés pour l’étude PURE (Prospective Urban and Rural Epidemiology Study), une étude internationale évaluant la santé de 200 000 personnes de 28 pays du monde entier. Les participants seront soumis à un test de dépistage de la COVID-19 et seront évalués pour les facteurs de risque comportementaux et physiques tels que le tabagisme, la consommation d’alcool ou une faible activité physique. L’examen clinique et le suivi des patients permettront d’évaluer les effets de la COVID-19 sur la fonction respiratoire, ainsi que sur le risque de maladies cardiovasculaires ou pulmonaires à long terme. Les résultats de l’étude fourniront des connaissances précieuses sur les facteurs de risque liés à la COVID-19 et les conséquences à long terme potentiellement néfastes de la maladie.

Le projet a été sélectionné dans le cadre de la Possibilité de financement pour une intervention de recherche rapide relative à la COVID-19 en mai 2020, coordonné par les Instituts de recherche en santé du Canada en partenariat avec le CRDI et plusieurs autres organismes de financement de la recherche en santé au Canada.

Project ID
109556
Project Status
Actif
Duration
12 months
IDRC Officer
Zee Leung
Total Funding
CA$ 2,054,692.00
Location
Brésil
Colombie
Équateur
Inde
Malaisie
Moyen-Orient
Philippines
Amérique du Sud
Tanzanie
Turquie
Zimbabwe
Programmes
Santé mondiale
Santé mondiale
Fondements pour l'innovation
Institution Country
Canada
Project Leader
Institution
McMaster University

Engagement social, agence citoyenne et gouvernance : vers un nouveau consensus démocratique en Amérique latine post-pandémie

Ce projet cherche à comprendre comment les gouvernements et les groupes de citoyens ont organisé les réponses à la crise COVID-19, ainsi que les dynamiques sociales, politiques et institutionnelles qui ont façonné les réponses en Argentine, en Bolivie, au Chili, en Colombie, au Guatemala et au Mexique. On évaluera comment la pandémie et les réponses à la crise ont affecté le contrat social entre les citoyens et l’État ainsi que la cohésion sociale entre les citoyens.

Le projet met particulièrement l’accent sur la manière dont la pandémie a affecté la capacité des femmes et des populations vulnérables à élaborer des stratégies en tenant compte des taux de pauvreté déjà élevés chez les femmes, les populations autochtones et les personnes d’origine africaine. Les groupes les plus vulnérables aux conséquences économiques et sanitaires de COVID-19 sont également les plus susceptibles d’être politiquement marginalisés pendant la crise.

L’objectif du projet est de soutenir l’amélioration des politiques et des pratiques d’intervention auprès des groupes vulnérables, tant pour les organisations de la société civile que pour les agences gouvernementales. Il cernera à la fois les échecs et les innovations en matière de gouvernance en examinant les pratiques de mobilisation citoyenne, les accords politiques distincts, les approches de création commune de politiques et l’utilisation de la technologie comme outil pour relier les agences de l’État et les décideurs politiques au public. Il mettra en évidence des modèles de leadership et de gouvernance en réponse à la crise. Il vise aussi à renforcer les initiatives de la société civile, à intégrer des innovations et à aider à mobiliser l’autonomie des groupes vulnérables. Enfin, les activités alimenteront les discussions sur la manière de revitaliser la politique démocratique dans un contexte de déclin de la confiance du public dans les institutions politiques traditionnelles.

Project ID
109500
Project Status
Actif
Duration
36 months
IDRC Officer
Nicholas Benequista
Total Funding
CA$ 1,338,800.00
Location
Argentine
Bolivie
Colombie
Guatemala
Mexique
Amérique du Sud
Programmes
Gouvernance démocratique et inclusive
Gouvernance et justice
Institution Country
Colombia
Project Leader
Institution
Universidad ICESI
Institution Country
Mexico
Project Leader
Institution
Nosotr@s por la Democracia, Asociación Civil
Institution Country
Argentina
Project Leader
Institution
Asuntos del Sur Asociacion Civil
Institution Country
Guatemala
Project Leader
Institution
ASOCIACIÓN CIVIL DIÁLOGOS

Aborder les effets socioéconomiques de la COVID-19 avec une perspective sexospécifique en Amérique latine

La pandémie de COVID-19 et le confinement provoquent de graves perturbations sur les marchés de l’emploi et la sécurité alimentaire en Amérique latine, exacerbant les problèmes structurels du marché de l’emploi comme l’informalité, l’inégalité et la faible productivité. Des millions de travailleurs se retrouvent sans protection, ce qui souligne la nécessité de renforcer les systèmes de protection sociale. Les répercussions sur le système alimentaire exacerbent les inefficacités et les inégalités, mettant en danger les moyens de subsistance des petits producteurs et l’accès à une alimentation saine pour les consommateurs pauvres. Jusqu’à présent, la plupart des gouvernements d’Amérique latine n’ont pas adopté de mesures politiques pour s’attaquer à ces problèmes.

Ce projet soutiendra la production de données probantes, l’assistance technique et un projet-pilote d’initiatives concernant les systèmes alimentaires, les défis du marché du travail et la protection sociale qui mettent l’accent sur la sexospécificité et la diversité. Il proposera des réponses politiques opportunes et rentables pour favoriser la sécurité alimentaire et des marchés alimentaires traditionnels plus efficaces et plus inclusifs; il soutiendra aussi la conception et la mise en œuvre de programmes de protection sociale innovants pour atteindre les travailleurs informels; et il éclairera les politiques d’emploi temporaire pour l’Amérique latine afin de réduire les effets socioéconomiques de la pandémie et de promouvoir une reprise plus équitable et durable. Le projet aura également une portée mondiale et favorisera la visibilité et le leadership des chercheurs des pays du Sud, avec au moins 15 universitaires de la région engagés dans des dialogues politiques mondiaux sur les réponses à la COVID-19.

Le projet sera mis en œuvre au Pérou, en Équateur et dans deux autres pays d’Amérique latine qui seront sélectionnés en fonction des effets de la pandémie, du potentiel d’impact politique et des capacités de recherche.

Project ID
109495
Project Status
Actif
Duration
30 months
IDRC Officer
Carolina Robino
Total Funding
CA$ 1,481,700.00
Location
Équateur
Pérou
Amérique du Sud
Programmes
Gouvernance et justice
Économies durables et inclusives
Institution Country
Peru
Project Leader
Institution
Group of Analysis for Development / Groupe d'analyse pour le développement / Grupo de Análisis para el Desarrollo

Répercussions de la COVID-19 sur l’agriculture familiale et la sécurité alimentaire en Amérique latine : des réponses de politique publique

La pandémie de COVID-19 menace les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de millions de personnes. L’agriculture familiale représente une part importante de l’approvisionnement alimentaire et joue un rôle de premier plan dans la transition vers des systèmes agroalimentaires durables et la lutte contre une éventuelle crise alimentaire. Ce secteur doit relever de multiples défis qui sont exacerbés par la pandémie actuelle.

Ce projet, mis en œuvre au Chili, en Colombie, en Équateur, au Guatemala et au Mexique, permettra de recueillir des données probantes et de promouvoir des changements dans les systèmes agroalimentaires à la suite de la pandémie. Il contribuera à atténuer les effets sur la sécurité alimentaire et les modes de consommation des plus vulnérables, en particulier des femmes. Il encouragera l’agriculture à petite et moyenne échelle, en plus de systèmes agroalimentaires plus durables, plus sensibles aux sexospécificités, plus inclusifs et plus résistants aux chocs tels que la pandémie de COVID-19.

Project ID
109494
Project Status
Actif
Duration
36 months
IDRC Officer
Sandra Gagnon
Total Funding
CA$ 1,388,700.00
Location
Colombie
Équateur
Guatemala
Mexique
Amérique du Sud
Programmes
Systèmes alimentaires résilients au climat
Systèmes alimentaires résilients au climat
Gouvernance et justice
Institution Country
Chile
Project Leader
Institution
[Corporación de Derecho Privado Rimisp" - Centro Latinoamericano para el Desarrollo Rural] or [Corporación Rimisp]"

Production de connaissances et création de réseaux pour les conseils scientifiques en cas d’urgence

La pandémie de COVID-19, tout comme les changements climatiques et d’autres menaces importantes, est omniprésente dans le monde. La reconnaissance de cette réalité est au cœur de l’Agenda 2030 des Nations unies et est intégrée dans chacun des objectifs de développement durable (ODD). Pourtant, la compréhension claire des menaces communes et des moyens de les atténuer est beaucoup moins développée. Cela s’explique en partie par le fait que les structures nécessaires pour les conseils scientifiques des gouvernements sont souvent faibles ou absentes, en particulier dans les pays du Sud.

Depuis 2014, le International Network for Government Science Advice (INGSA) est à l’avant-garde des efforts mondiaux visant à encourager l’élaboration de politiques fondée sur des données probantes en s’appuyant sur les systèmes scientifiques nationaux dans le cadre des efforts déployés pour faire progresser les ODD. Ces efforts comprennent une initiative financée par le CRDI à partir de 2017 pour soutenir la recherche, la formation et la mise en réseau dans les pays du Sud, sous les auspices de l’International Science Council. En 2020, le travail de l’INGSA a pris un nouveau tournant urgent dans le contexte de la pandémie mondiale de COVID-19, en agissant comme intermédiaire entre les agences nationales de santé publique et les organismes de recherche et en établissant une plateforme de diffusion d’informations et de collecte de données sur la manière dont les décisions politiques connexes sont prises.

Ce projet s’appuiera sur les travaux antérieurs de l’INGSA concernant les pays du Sud et sur ses premiers efforts en réponse à la pandémie de COVID-19. Il se concentrera sur les idées, les institutions, les personnes et les modes d’intégration qui peuvent grandement améliorer la façon dont les conseils scientifiques sont fournis en Asie, en Amérique latine et en Afrique, en mettant l’accent sur les réponses à la pandémie et aux situations d’urgence en général. Il soutiendra une étude comparative complète des réponses à la COVID-19 par des recherches originales, y compris la création d’une nouvelle plateforme mondiale pour le suivi des politiques connexes ainsi que des études de cas approfondies.

En parallèle, le projet pilotera un réseau régional de conseillers scientifiques de haut niveau relié à une plateforme d’intelligence politique pour l’Asie du Sud-Est et explorera les possibilités de déploiement à grande échelle dans d’autres régions.

Project ID
109484
Project Status
Actif
Duration
30 months
IDRC Officer
Matthew Wallace
Total Funding
CA$ 745,600.00
Location
Indonésie
Malaisie
Népal
Philippines
Amérique du Sud
Sud du Sahara
Thaïlande
Programmes
Éducation et sciences
Éducation et sciences
Fondements pour l'innovation
Institution Country
France
Project Leader
Institution
Conseil international pour la science / International Science Council

Gouvernance du cyberespace pendant une pandémie : Politique numérique, droits de la personne et politique dans les pays du Sud

Face à la pandémie de COVID-19, les gouvernements utilisent de nouvelles technologies et de nouveaux systèmes de surveillance pour contenir la propagation de la maladie, atténuer les risques et améliorer les politiques publiques. Toutefois, ces mesures suscitent d’importantes préoccupations en matière de protection de la vie privée et des données personnelles. Jusqu’à présent, les mesures n’ont suscité qu’une contestation limitée de la part des citoyens, mais que se passera-t-il lorsque l’épidémie sera terminée? Si les outils d’information, de communication et de réseautage et leurs mécanismes de surveillance peuvent être efficaces dans la lutte contre le virus, de nombreux experts avertissent qu’un nouveau pacte social pourrait être nécessaire une fois la pandémie contenue.

Ces temps de bouleversement mettent également en lumière des questions de politique numérique non résolues qui sont essentielles pour atténuer les inégalités sociales, économiques et entre les sexes. L’inégalité d’accès à la large bande soulève des questions sur la manière de continuer à interagir avec le monde dans le contexte de la crise et sur les personnes qui peuvent le faire. La pandémie de COVID-19 met en évidence le manque d’infrastructures numériques critiques et oblige à mener des recherches sur les lacunes en matière de connectivité, la robustesse et la sécurité des réseaux, la gestion du trafic, la censure et la désinformation, ainsi que sur la disponibilité et la qualité des données pour prendre des décisions stratégiques fondées sur des données probantes.

Il est également essentiel de réfléchir à la transition post-pandémique et de promouvoir de futures politiques numériques qui atténuent les effets néfastes de la pandémie tout en protégeant les droits numériques, l’accès à la connectivité et les nouvelles technologies dont les sociétés seront de plus en plus dépendantes à l’avenir.

Dans ce contexte, le Centro de Política Digital para América Latina, Asociación Civil, une organisation non gouvernementale régionale basée au Mexique, concentrera ses efforts sur l’analyse et l’influence des décisions sur les politiques numériques qui découlent de cette urgence mondiale en Amérique latine. En conséquence, les gouvernements d’Amérique latine seront mieux informés sur la manière dont ces mesures touchent la protection de la vie privée et des données, ainsi que sur la façon dont le fossé numérique aggrave les effets de la pandémie pour les populations vulnérables.

Project ID
109437
Project Status
Actif
Duration
24 months
IDRC Officer
Fernando Perini
Total Funding
CA$ 560,600.00
Location
Amérique du Sud
Programmes
Éducation et sciences
Éducation et sciences
Économies en réseaux
Institution Country
Mexico
Project Leader
Institution
Centro de Política Digital para América Latina, Asociación Civil
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