Nous avons soutenu la recherche au Soudan dès 1974, soit deux ans après la fin de la première guerre civile qui a ravagé le pays. Les chercheurs se sont d’abord intéressés à la production alimentaire. Leurs travaux ont débouché sur la création de variétés nutritives de sorgho qui résistent bien à une mauvaise herbe parasite.

De nouveaux conflits internes ont entravé les activités de recherche de 1983 à 2005, année de la signature d’un accord de paix. À l’heure actuelle, les recherches portent surtout sur la consolidation de la paix et la satisfaction des besoins des populations déplacées. Elles visent également à mettre fin au conflit au Darfour-Ouest, où, depuis 2003, les combats ont entraîné la mort de centaines de milliers de personnes et le déplacement de millions d’autres.

Objectif paix et sécurité

Les recherches que nous soutenons ont éclairé l’action en matière de paix et de sécurité de l’Autorité intergouvernementale pour le développement, un groupe d’échanges commerciaux dans la Corne de l’Afrique. Par la tenue de tables rondes, les chercheurs, en collaboration avec d’autres organisations, ont cerné les facteurs de déstabilisation de la région : pauvreté généralisée, absence d’une même menace pesant sur tous les États membres du groupe et trop peu de visées politiques communes, entre autres.

Ces échanges ont favorisé les débats et fait connaître l’importance du rôle joué par les groupes de la société civile dans la recherche de la paix et de la sécurité.

Un avenir à préparer

Des chercheurs de l’Ahfad University for Women, au Soudan, et de l’Université York, du Canada, ont démontré en collaboration que l’on peut stimuler l’entrepreneuriat même en zone de conflit. Un forum ayant réuni des Soudanais déplacés et des spécialistes a aidé les chercheurs à cerner les possibilités considérables qui s’offrent au secteur privé dans le sud du Soudan et au Darfour.

Des forgerons ayant présenté leurs réalisations aux participants ont en effet décroché deux importants contrats de fabrication d’outils destinés à des collectivités de l’ouest et du nord du pays. Autre retombée positive : la création d’un programme de stages auquel participent des étudiants en administration des affaires, en droit et en génie de quatre universités du Soudan.

Soutien accordé par le CRDI

Depuis 1974, le CRDI a financé 58 activités d’une valeur de 8,4 millions CAD

UN/A.G.Farran

Grâce à l’appui du CRDI :

  • la transition vers la paix est promue
  • des règlements politiques plus inclusifs sont créés pour éviter la reprise des conflits
  • la participation des Soudanaises aux politiques et à la vie publique s’accroît après l’introduction du système de quotas lors des élections de 2010

Projets