Au Maroc, nous soutenons principalement la recherche sur la préservation de l’eau, l’agriculture, le développement de la petite entreprise et la prestation des services gouvernementaux.

Par exemple, des travaux sur la hausse du niveau des océans et sur les tempêtes plus récentes et plus dévastatrices ont appuyé les plans du gouvernement visant à aider les secteurs de l’agriculture et du tourisme à s’adapter aux changements climatiques. Par ailleurs, dans le cadre de recherches antérieures sur la mise au point de nouvelles variétés d’orge, le pays a sollicité la participation des agriculteurs à son programme de phytosélection. Il en a résulté la mise au point de nouveaux cultivars à rendement élevé qui étaient adaptés aux champs des agriculteurs.

Des cyberservices gouvernementaux efficaces

Grâce à notre soutien, l’efficacité du gouvernement connaît également une amélioration. Ainsi, des chercheurs de l’Université Al-Akhawayn ont collaboré avec les autorités locales et nationales afin de mettre sur pied le premier réseau de télécommunications sans fil de la ville de Fès. Auparavant, les citoyens devaient attendre très longtemps pour obtenir leur acte de naissance, document qu’ils doivent produire pour postuler un emploi ou s’inscrire dans un établissement d’enseignement. Ils peuvent désormais l’obtenir rapidement à une borne électronique.

Au cours des six premiers mois de 2010, l’arrondissement d’Agdal avait délivré 37 % plus d’actes de naissance que durant toute l’année précédente. Ce succès a incité bon nombre d’autres administrations locales désireuses d’améliorer leurs services à accorder des contrats et des subventions à l’équipe de chercheurs.

L’huile d’argan, une manne pour les femmes

À la fin des années 1990, des chercheurs de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed V de Rabat ont travaillé avec des femmes berbères à l’amélioration des techniques utilisées pour extraire l’huile du fruit de l’arganier, un arbre indigène du Maroc. Après avoir adopté des procédés de production plus rapides, les femmes ont eu l’idée de créer des coopératives en vue de commercialiser cette huile à nulle autre pareille. L’autonomie économique qu’elles ont acquise a amené ces femmes à apprendre à lire et à écrire et à investir dans l’avenir de leurs enfants.

Ce projet financé par le CRDI a également encouragé les collectivités à protéger l’arganier et a ainsi contribué à la lutte contre la désertification. L’huile d’argan, très prisée de l’industrie des cosmétiques, bénéficie depuis mai 2011 d’une indication géographique protégée (IGP) attribuée par l’Union européenne pour ses qualités exceptionnelles. En 2010, la chargée de projet, la chercheuse Zoubida Charrouf, s’est vu remettre, pour ses travaux novateurs, le Grand prix pour l’invention et la recherche en science et technologie décerné par le Maroc.

Soutien accordé par le CRDI

Depuis 1982, le CRDI a financé 77 activités d’une valeur de 12 millions CAD

World Bank / A.Hoel

Grâce à l’appui du CRDI :

  • les habitants des plaines et des montagnes du Maroc s’adaptent aux changements climatiques;
  • les connaissances sur la propriété intellectuelle s’accroissent et les réformes de politique requises s’opèrent;
  • les manifestations exigeant une reddition de comptes et une légitimité accrues de la part du gouvernement sont mieux comprises;
  • la gestion des parcours dans la province de Rhamna s’améliore;
  • des politiques sont promues afin de protéger les minorités comme les communautés kurdes et amazighes, qui représentent 50 millions de personnes dans la région.

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