Nous appuyons la recherche en Cisjordanie et à Gaza depuis 1984. Après s’être d’abord concentrés sur l’agriculture, les travaux ont ensuite abordé d’autres sujets, dont les effets d’un conflit qui perdure, la réforme des lois, les risques que l’environnement présente pour la santé, la conservation de l’eau et les politiques économiques. Une grande partie des travaux exécutés enrichissent les connaissances des principaux acteurs qui, sur la scène locale et internationale, préparent l’avènement d’une paix durable.

Par exemple, des chercheurs de l’Université de Birzeit, à Ramallah, une ville palestinienne au centre de la Cisjordanie, ont recommandé l’adoption de réformes législatives visant à améliorer le système de justice. Les réformes proposées visent à intégrer au système de justice officiel les pratiques non officielles de règlement des différends et à favoriser un plus grand respect du principe de la primauté du droit.

Stress des adolescents et conflit qui perdure

Le conflit qui perdure et la violence politique ont aggravé le stress chez les adolescents, qui constituent près de la moitié de la population de la Cisjordanie. La violence politique et le conflit qui perdure ont aggravé le stress chez les adolescents. Le problème a été analysé dans le cadre de travaux menés en collaboration avec l’Université de Birzeit et l’Université de Queen, au Canada.

À Ramallah, plus de 3 000 adolescents de 15 à 17 ans ont été interrogés par des chercheurs qui voulaient comprendre comment ils composaient avec le stress et les traumatismes. L’équipe de chercheurs a joué un rôle de mentor dans le cadre du programme de réadaptation communautaire d’une organisation non gouvernementale qui mettait alors au point une démarche d’intervention communautaire.

Maintenant suivie dans 34 endroits en Cisjordanie et à Gaza, cette démarche, qui offre une solution de rechange au traitement biomédical des traumatismes psychologiques résultant de conflits violents, s’est avérée fort bénéfique pour les jeunes et pour les collectivités.

Sécurité : le point de vue de la population

En août 2009, les autorités palestiniennes se sont engagées à moderniser les services de sécurité publics en Cisjordanie et à Gaza. Dans les mois qui ont suivi cet engagement, le Palestinian Center for Policy and Survey Research a relevé une lacune importante dans la réforme du secteur de la sécurité, à savoir l’absence de consultation de la population.

Grâce aux fonds accordés par le CRDI, les chercheurs ont pu interroger des représentants du ministère de l’Intérieur, des services de sécurité, de l’appareil judiciaire, du Conseil législatif palestinien (ou parlement) et des organismes voués aux droits de la personne. Et, surtout, ils ont pu demander à la population si le secteur de la sécurité répondait à ses besoins et donnait suite à ses priorités. Les recherches de cette nature fournissent aux responsables des politiques un modèle pour surveiller le secteur changeant de la sécurité et son rendement. Elles donnent un aperçu de la façon dont ce secteur aide les Palestiniens ou leur nuit au quotidien.

Soutien accordé par le CRDI

Depuis 1984, le CRDI a financé 94 activités d’une valeur de 14,8 millions CAD

World Bank / A.Hoel

Grâce à l’appui du CRDI :

  • les femmes et les jeunes trouvent des emplois dans de petites entreprises;
  • les agriculteurs tirent le maximum de ressources limitées;
  • les producteurs agricoles accèdent aux meilleures connaissances sur l’agriculture;
  • les responsables des politiques comprennent les enjeux concernant les réfugiés;
  • les citoyens arabes accroissent leur présence sur le Web.

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