Nous appuyons la recherche au Népal depuis 1972. Ainsi, les chercheurs népalais ont été en mesure d’améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs, de rehausser la qualité de plusieurs variétés culturales et de contribuer à la lutte contre la propagation des maladies à Katmandou.

En 1988, à Kulekhani, où habitations et terres agricoles avaient été submergées à la suite de la construction d’un barrage, des chercheurs du Nepal Agricultural Research Council ont fait connaître la pisciculture en cage aux agriculteurs déplacés. Cette technique d’élevage des poissons, qui s’est avérée plus rentable que l’agriculture, a permis aux familles d’accroître leurs revenus, de faire instruire leurs enfants, de mieux se loger et de faire prospérer leurs entreprises.

Au cours des années 1980 et 1990, les recherches menées dans le domaine de la phytosélection ont donné lieu à l’amélioration du rendement de céréales telles que le mil et l’orge. D’autres activités de recherche ont rendu les agriculteurs mieux en mesure de préserver la diversité génétique de leurs cultures traditionnelles, si bien qu’en juillet 2006, une variété traditionnelle de riz de qualité supérieure voyait le jour, fruit de la collaboration des agriculteurs et des chercheurs. 

Un milieu urbain plus sain 

Pendant une décennie, les recherches ont porté sur l’environnement de Katmandou et la santé de ses habitants. Des chercheurs locaux travaillent de concert avec les dirigeants locaux et les résidents pour réduire la transmission des maladies d’origine alimentaire et hydrique des animaux aux humains. 

Les travaux ont donné lieu à la première loi sur l’abattage des animaux et l’inspection des viandes, au renforcement des réglementations sur les aliments et sur l’élimination des ordures et à l’amélioration de la prestation de services essentiels comme l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement. Les chercheurs ont mis à contribution des groupes marginalisés, dont les balayeuses des rues, pour améliorer la salubrité des quartiers de la capitale.

L’agriculture en pays montagneux

Depuis 1992, nous appuyons les recherches menées par le Centre international de mise en valeur intégrée des montagnes (ICIMOD) établi au Népal. Des équipes de chercheurs ont examiné les causes de la dégradation des montagnes de l’Hindu Kuch et de l’Himalaya et aidé à remédier à la situation. Le Centre a aussi contribué à améliorer les moyens de subsistance en milieu rural. Par exemple, les essais sur le terrain ont mis en évidence les avantages que procurent la production de légumes hors saison, les cultures à haut rendement et la pisciculture.

Les montagnards népalais font partie d’un réseau regroupant seize pays et visant à évaluer et à faire connaître les innovations en matière de production agricole, de transformation et de mise en marché. Notre collaboration avec le Fonds international de développement agricole sert à la mise sur pied d’un réseau d’évaluateurs dont les membres sont reliés au moyen de technologies numériques. 

Soutien accordé par le CRDI

Depuis 1972, le CRDI a financé 150 activités d’une valeur de 30 millions CAD

CIAT/N.PALMER

Grâce à l’appui du CRDI :

  • la vulnérabilité à la transmission de l’encéphalite japonaise dans les districts à haut risque s’atténue;
  • l’agriculture durable en terrasses s’améliore, lorsque les murets des terrasses représentent de 20 à 50 % de la superficie de la pente;
  • la production de petits mils au Népal, en Inde et au Sri Lanka augmente afin d’améliorer la nutrition;
  • le renforcement de la recherche de grande qualité, influente et en lien avec les politiques;
  • la gestion des changements climatiques est encouragée dans la région de l’Himalaya où 210 millions de montagnards et 1,3 milliard d’autres personnes dépendent de ses ressources en eau. 

Projets