Quand nous avons commencé à appuyer la recherche au Zimbabwe en 1981, le pays était déjà reconnu dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur. La détérioration de la situation économique et politique, de même que l’exode massif des chercheurs et des universitaires, ont fait en sorte de rendre les travaux difficiles. 

Désormais, nous tentons surtout de préserver un minimum de capacités de recherche dans le pays. Les travaux que nous avons subventionnés ont porté sur la foresterie et les cultures arbustives, sur les grands enjeux en santé publique comme le paludisme et le sida, sur les technologies agricoles, ainsi que sur la gestion des terres communales et de la faune.

Depuis l’instauration d’un gouvernement de coalition en 2009, nous soutenons un dialogue national sur la reconstruction et le développement au sortir de la crise. Le financement accordé a permis à des chercheurs de mener une enquête sur la pauvreté pour déterminer les secteurs qui ont les besoins les plus criants. Les discussions avec les décideurs clés ont aidé les populations les plus pauvres du pays à bénéficier de la croissance économique.

Sécurité alimentaire, nutrition et santé 

Les premiers travaux ont débouché sur un meilleur accès à des aliments de qualité, les chercheurs ayant mis au point des modes de production et de transformation des légumes indigènes et permis de faire connaître la valeur nutritive de ces légumes. Des agriculteurs locaux ont collaboré avec les chercheurs soutenus par le CRDI et ont produit assez de semences pour vendre celles-ci à des entreprises locales de semences. 

Équité en santé

Le soutien que le CRDI apporte à la recherche sur les systèmes de santé au Zimbabwe donne des résultats. Le Réseau régional pour l’équité en santé en Afrique orientale et australe (EQUINET) s’emploie depuis 1999 à faire diminuer les écarts injustifiés qui existent entre différents groupes en ce qui a trait à la santé. À titre d’exemple, il a aidé les pays d’Afrique australe à déterminer avec précision les besoins en matière de services de santé afin d’affecter les ressources publiques là où elles sont les plus nécessaires. En 2011, le ministère de la Santé et de la Protection de l’enfant du Zimbabwe a adopté certains des outils de mesure mis au point. 

Le financement du CRDI a aussi permis à l’UNICEF et aux ministères de la Santé du Zimbabwe et du Kenya de se pencher sur les facteurs qui, dans ces deux pays, entraînent la mort de nombreuses femmes en couches. L’information recueillie a incité les autorités à améliorer la qualité des services de santé offerts aux femmes enceintes et aux nouvelles mamans.

Soutien accordé par le CRDI

Depuis 1981, le CRDI a financé 106 activités d’une valeur de 17,7 millions CAD

ICRISAT/S.Sridharan

Grâce à l’appui du CRDI :

  • des politiques fiables sont promues afin de lutter contre la pauvreté et de favoriser la croissance;
  • des recherches sont coordonnées sur la participation des femmes aux micros et petites entreprises;
  • un financement plus durable, universel et équitable de la santé est envisagé en vue d’une couverture santé universelle au Zimbabwe;
  • le profil des entrepreneurs migrants et la croissance partagée sont rehaussés;
  • des solutions d’après-récolte novatrices sont étudiées dans le but de réduire la contamination du grain;
  • la recherche sur les politiques fondées sur des données probantes et la promotion de la révolution verte en Afrique est renforcée.

Projets