L’Éthiopie a eu à relever bon nombre de défis ces dernières décennies, posés, entre autres, par des conflits sporadiques, des sécheresses récurrentes et la famine. Tout cela a non seulement nui énormément à l’agriculture et eu une incidence sur la qualité de vie, mais a également influé sur les priorités de financement du CRDI. 

Accès à une nourriture sûre et suffisamment abondante

L’amélioration de l’agriculture et de la nutrition a toujours été une priorité du CRDI en Éthiopie. Dans les années 1970, nous avons appuyé des travaux de scientifiques éthiopiens portant sur la sélection de variétés de sorgho robustes, à rendement élevé et donnant de bons résultats en altitude. Les chercheurs se sont aussi employés à protéger le sorgho d’une mauvaise herbe parasite, la striga, ce qui a entraîné la mise au point d’une variété résistant à la fois à la sécheresse et à la striga.

Nous avons également fait oeuvre de pionniers en soutenant une initiative africaine menée dans cinq pays d’Afrique de l’Est dans le but de préserver les rares ressources hydriques et foncières. En Éthiopie, il en a résulté des stratégies efficaces pour lutter contre les ravageurs, une eau de meilleure qualité, ainsi que de nouvelles cultures vivrières et cultures de rente.

Depuis quelques années, les travaux donnent lieu à l’adoption de meilleures techniques de production agricole et de variétés de pois chiches plus nutritives et d’un rendement plus élevé. Cette nouvelle approche s’est traduite par des rendements supérieurs de 60 % à 90 % à ceux des variétés classiques. Des légumineuses plus nutritives et une éducation en nutrition ont déjà aidé les enfants à prendre du poids, un indicateur clé en matière de nutrition. 

Amélioration de la santé et du bien-être

Les travaux visant à déterminer comment réduire l’anémie chez les enfants d’âge préscolaire ont démontré que la consommation d’aliments cuits dans des casseroles en fer pouvait augmenter l’apport en fer chez les enfants. Leurs conclusions ont incité le Programme alimentaire mondial à examiner si l’utilisation de casseroles en fer pouvait constituer une stratégie viable pour réduire les carences en fer dans les situations d’urgence et les camps de réfugiés.

Le soutien apporté par le CRDI à la recherche en santé a donné lieu à la création du programme de maîtrise en santé publique de l’Université d’Addis-Abeba. Un établissement canadien, l’Université McGill, a aidé à mettre sur pied ce programme, qui est toujours très vigoureux. Certains diplômés ont occupé des postes supérieurs auministère de la Santé et au sein de bureaux de santé de district.

Soutien accordé par le CRDI

Depuis 1972, le CRDI a financé 106 activités d’une valeur de 29,1 millions CAD

DFID/J.Lea

Grâce à l’appui du CRDI :

  • l’emploi des jeunes dans les micros et petites entreprises est pris en compte;
  • les pauvres en région rurale sont capables de gérer plus efficacement leurs ressources naturelles afin d’améliorer leur sécurité alimentaire et la sécurité de leur revenu;
  • l’utilisation de légumineuses telles que le pois chiche, la lentille et la féverole est encouragée afin d’obtenir une autre source de protéines, de revenus et de sécurité alimentaire;
  • l’échange de connaissances entre scientifiques et responsables des politiques est renforcé au Kenya et en Éthiopie;
  • les capacités au sein des think tanks sur la recherche sur les politiques en Éthiopie sont développées.

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