Mainstreaming Informal and Gender in Poverty Reduction : A Handbook for Policy-makers and other Stakeholders

Couverture du livre Mainstreaming Informal and Gender in Poverty Reduction : A Handbook for Policy-makers and other Stakeholders
Auteur(s) :
Martha Alter Chen, Joann Vanek et Marilyn Carr
Maison(s) d’édition :
Commonwealth Secretariat, CRDI
2004-01-01
ISBN :
0850927978
272 pages
e-ISBN :
1552501736

L’autonomie économique est aussi importante que l’indépendance politique. Les femmes veulent accéder aux ressources et en être propriétaires; elles veulent pouvoir s’exprimer et se représenter elles-mêmes, mais, plus que tout, elles veulent travailler. « Si nous travaillons, nous survivons » ", disent-elles.
– Ela Bhatt, fondatrice, SEWA

En septembre 2000, dans le cadre du Sommet du millénaire, les pays membres des Nations Unies se sont engagés à faire baisser de moitié, d’ici à 2015, le nombre de personnes qui, dans le monde, survivent avec moins de un dollar par jour. Beaucoup de ceux qui vivent dans la pauvreté travaillent toute leur vie sans jamais en sortir. L’Organisation internationale du travail estime à 550 millions le nombre de travailleurs à faible salaire et, d’après elle, ils pourraient être deux fois plus nombreux avant 2015. Donc, pour atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement (OMD) qui a trait à la pauvreté, il faudra chercher davantage à améliorer, tant quantitativement que qualitativement, les possibilités d’emploi offertes à ces travailleurs, en particulier aux femmes, car, dans l’ensemble, les OMD ne se concentrent pas assez explicitement sur l’emploi ni, de façon plus fondamentale, sur de meilleurs emplois pour les travailleurs à faible salaire.

Dans cet ouvrage, les auteurs soulignent le peu d’attention accordé à l’emploi, en particulier l’emploi dans le secteur non structuré, dans les stratégies de lutte contre la pauvreté et ils insistent sur les liens à établir entre le fait d’occuper un emploi dans ce secteur, d’être une femme ou un homme et d’être pauvre. Ils le font dans le contexte des grands changements apportés à la nature du travail compte tenu de la restructuration et de la libéralisation économiques et ils en dégagent les répercussions sur différentes catégories de producteurs et de travailleurs du secteur non structuré, hommes et femmes. Ils tirent abondamment parti de données et de faits réunis récemment par un réseau mondial de recherche appelé Women in Informal Employment: Globalizing and Organizing (WIEGO) ainsi que des connaissances et de l’expérience des organismes de la base qui font partie de ce réseau. À l’aide de nombreux exemples concrets, ils présentent des arguments convaincants en faveur d’une plus grande place accordée à l’emploi dans le secteur non structuré et aux sexospécificités dans les stratégies de lutte contre la pauvreté. Enfin, ils proposent un cadre stratégique mettant de l’avant des lignes directrices à l’intention des responsables des politiques qui souhaitent adopter cette approche.

Les auteurs

Martha Alter Chen, spécialiste en sexospécificités et développement, est chargée de cours en politiques publiques à la Kennedy School of Government, à l’université Harvard, aux États-Unis.

Joann Vanek, sociologue spécialisée dans les statistiques sociales et sexospécifiques, a travaillé pendant de nombreuses années à la Division de statistique de l’ONU, à New York.

Marilyn Carr est économiste du développement et attachée de recherche à l’Institute for Development Studies, à l’université du Sussex, au Royaume-Uni.