Women’s organizations: An untapped resource for resilience

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Agricultrice affichant la récolte de pois

Telesia Kioko, du village de Munyuni dans le district de Migwani au Kenya, montre sa récolte de pois cajans

Katherine Liston

Les questions de genre sont souvent négligées dans les réponses qu'offrent les organismes de développement en matière de sécurité alimentaire. Les organisations de femmes sont une source inexploitée ayant une expertise dans la compréhension de la façon dont les femmes et les collectivités vivent les crises et le stress. Grâce à une subvention du CRDI, Oxfam Canada a exploré la manière dont les organisations de femmes définissent le risque et mettent en oeuvre des stratégies visant à accroître la résilience.

En septembre 2013, Oxfam Canada a également tenu un forum d'apprentissage sur les droits des femmes et la résilience, à Ottawa. Au forum, Oxfam a présenté ses résultats de recherche et ses recommandations aux organisations de femmes, au secteur du développement et au milieu universitaire.

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Constatation des risques au niveau du ménage

Les organisations de femmes ont souligné que l'insécurité alimentaire peut être causée non seulement par des désastres importants, mais aussi par des crises au niveau du ménage. Elles ont estimé que la pauvreté et les crises quotidiennes constituaient une menace plus grande pour la sécurité alimentaire que les événements d'envergure qui sont habituellement considérés comme des « urgences humanitaires ».

Une organisation sud-africaine explique : « Les crises sociales comme la violence faite aux femmes, le VIH/SIDA, l'accès à la terre... ne sont pas traitées de la même façon que les crises naturelles. L'urgence diminue. » En plus d'accroître la vulnérabilité des femmes et d'engendrer des crises d'envergure, ces crises peuvent être une cause directe d'insécurité alimentaire. Par exemple, en ayant une incidence néfaste sur la santé des femmes, la violence faite aux femmes réduit leur capacité de travailler, de participer à la prise de décisions et de transmettre leur expertise. Ceci menace la santé et la résilience de collectivités entières. 

Mettre l'accent sur les droits des femmes

Les organisations de femmes ont souligné que le manque de droits des femmes fait obstacle à l'accroissement de la résilience. La plupart des initiatives de renforcement de la résilience utilisent des solutions techniques, comme la cartographie des risques et la préparation aux catastrophes, ce qui ajoute à la charge de travail des femmes. Selon la recherche d'Oxfam, une combinaison de solutions techniques et de transformations sociales est nécessaire pour accroître la résilience. Les initiatives de renforcement de la résilience doivent permettre aux femmes de prendre des mesures en fonction de leurs connaissances et de leurs compétences. Les programmes doivent aussi reconnaître les responsabilités liées aux soins des femmes et avoir recours à des solutions qui ne surchargent pas les femmes.

Les résultats de la recherche révèlent également le besoin de reconnaître l'expertise et le potentiel inexploité des organisations de femmes. L'inclusion de ces organisations comme partenaires dans les initiatives d'accroissement de la résilience est une étape nécessaire dans le renforcement de la capacité des femmes de réagir aux crises et à l'insécurité alimentaire. 

Photo (à droite) : Andy Hall, Oxfam

Rasmata Pafadnam, membre de la coopérative de Taffoga au Burkina Faso, qui arrose son carré potage.

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