Une percée qui permet de fournir toute une industrie en petits poissons

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES

Les pisciculteurs ont besoin d’alevins pour ensemencer leurs étangs ou leurs cages en mer. Aux Philippines, l’approvisionnement en alevins de chanidé est aujourd’hui meilleur et plus fiable qu’il y a 30 ans. Les méthodes utilisées pour nourrir ce poisson très prisé, nutritif et abordable, et pour en faire l’élevage se sont elles aussi améliorées.

À LIRE ET À VOIR ÉGALEMENT
 
 Les chanidés en captivité (1986)
Tiré des archives du CRDI
 
Southeast Asian Fisheries Development Centre (SEAFDEC)
Division de l'aquaculture du SEAFDEC, Iloilo, Philippines
 
 
Chanos
Article de Wikipédia sur le chanos (ou chanidé) 
 
Bibliothèque numérique du CRDI
Extrants de recherche relatifs aux chanidés
 

Ces améliorations sont le fruit de travaux de recherche menés par une équipe du Southeast Asian Fisheries Development Center (SEAFDEC) formée de chercheurs de divers pays. Au cours des années 1970 et 1980, le CRDI a consenti un soutien technique et financier appréciable à ces travaux.

 
En 1978, le SEAFDEC a réussi le premier frai de chanidés (appelés bangus aux Philippines) en captivité. Cette percée technologique a permis l’essor de l’élevage du chanidé en Asie du Sud-Est. À l’époque, il se produisait environ 200 000 tonnes de chanidé par année aux Philippines. Pour ensemencer leurs étangs, les pisciculteurs ne disposaient que d’alevins sauvages pris au filet dans les eaux peu profondes du littoral pendant la saison du frai, c’est-à-dire d’avril à octobre. Cette collecte artisanale procurait un revenu à de nombreux pêcheurs du littoral, mais ne parvenait pas à assurer un approvisionnement en alevins l’année durant.
 
En 2009, la production de chanidé s’est chiffrée à 350 000 tonnes aux Philippines. Selon la Philippine Bangus Hatcheries Association, les pisciculteurs s’approvisionnent auprès de quatre alevinières philippines, d’alevinières indonésiennes et taïwanaises et de pêcheurs qui récoltent des alevins sauvages.
 
Grâce au SEAFDEC, les alevinières et les piscicultures de chanidé des Philippines et des pays voisins profitent d’une manne de connaissances et d’outils pratiques qui les aide à assurer une production durable. En outre, le centre a enseigné à des pêcheurs qui récoltent des alevins sauvages de meilleures méthodes de manipulation et de transport de ces petits organismes de 1,5 cm de longueur, si bien qu’un plus grand nombre survit.
 
Le chanidé représente environ la moitié de la production du secteur de la pisciculture aux Philippines. Importante source de protéine animale, ce poisson est un élément essentiel de la sécurité alimentaire du pays.
 

 Les travaux menés par le SEAFDEC ont été le point de départ, et aujourd’hui, partout en Asie du Sud-Est, les pisciculteurs disposent d’alevins en abondance, toute l’année durant.

— Jaime K. Montalvo, Alsons Aguaculture Corporation, Sarangani, Philippines 


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