Une façon plus sécuritaire de combattre le paludisme au Mexique

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Le nombre de cas de paludisme a dégringolé au Mexique — de 25 023 en 1998 (un sommet) à 4 895 en 2001, puis à 1 985 en 2008. Le pays y est arrivé sans recourir au DDT. Aux termes de l’Accord de libre-échange nord‑américain, le Mexique s’était engagé à éliminer graduellement l’utilisation du DDT avant 2002.
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’importante flambée de paludisme qui est survenue dans l’État d’Oaxaca en 1998 a donné naissance à une nouvelle approche en matière de lutte antipaludique. Depuis, le nombre de cas a diminué d’année en année, et, de 2000 à 2007, on n’a constaté aucun décès relié au paludisme. L’approche du Mexique est devenue la norme en matière de lutte antipaludique partout en Amérique latine et a inspiré des campagnes très efficaces, de l’Amérique centrale à l’Équateur. Le Dr Mario Henry Rodríguez López, qui était chercheur principal au sein de l’équipe ayant mis au point cette fructueuse stratégie de lutte antipaludique avec le soutien du CRDI, explique qu’on a donné aux collectivités les moyens de prendre la situation en main.

 
Tout est dans la concertation : les scientifiques repèrent les foyers de paludisme, et les habitants des collectivités, quant à eux, détruisent les emplacements propices à la reproduction des moustiques, tels que les algues présentes dans les cours d’eau, et pulvérisent des insecticides plus sécuritaires dans leurs habitations. De nouvelles méthodes de surveillance permettent en outre d’intervenir rapidement, avant qu’une flambée ne dégénère en épidémie.
 
Le Dr Rodríguez López est aujourd’hui directeur général de l’Instituto Nacional de Salud Pública du Mexique. Son apport à la lutte antipaludique lui a valu de recevoir à plusieurs reprises le prestigieux prix Jorge Rosenkranz accordé pour l’excellence en recherche médicale. En 2009, l’Organisation panaméricaine de la santé lui a décerné le titre de champion de la lutte contre le paludisme dans les Amériques.
 
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