Un think tank transforme des connaissances en changements au Ghana

April 20, 2015

En février 2015, l’Institute of Economic Affairs (IEA) du Ghana a tenu une succession de séances d’information sur les progrès réalisés dans la promotion de la transparence et de la responsabilisation, des facteurs qui influent sur la croissance économique et la perception du public à l’égard des conditions socio-économiques et de la gouvernance au Ghana. L’IEA est l’un des think tanks (groupes de réflexion) soutenus par l’Initiative Think tank du CRDI.

L’indice favorise la transparence et la responsabilisation

L’IEA a annoncé les résultats de son projet de 2015, Petroleum Transparency and Accountability Index (P-TRAC), qui surveille la transparence et la responsabilisation dans la gestion des ressources pétrolières et gazières du Ghana. Comparativement aux résultats des deux rapports précédents, ceux du rapport de 2015 font état d’une progression stable des efforts déployés pour améliorer la transparence des revenus. Le projet a permis la formulation d’un certain nombre de recommandations en matière de politiques, notamment l’adoption de lois, un meilleur financement des organes de surveillance déjà en place et un processus plus ouvert et transparent d’octroi de contrats et de permis.

Facteurs qui influent sur la croissance économique du Ghana

Lors d’une table ronde sur les facteurs qui influent sur la croissance économique, l’IEA a invité divers intervenants, y compris des représentants du gouvernement, du parlement et des partis politiques, des universitaires, des think tanks et des groupes de la société civile, à faire connaître leur point de vue. Les discussions ont été vives et ont visé à répondre aux questions concernant les variations du taux de change et les répercussions possibles de l’accord de partenariat économique de l’Union européenne sur le Ghana. Les recommandations proposées portaient notamment sur le besoin pour le gouvernement de faire en sorte que l’économie demeure concurrentielle, de maintenir les taux d’intérêt à un niveau bas, de contenir l’inflation et de gérer les contraintes en matière d’infrastructures. Les représentants se sont aussi demandé si l’accord de partenariat économique de l’Union européenne sera favorable à la croissance et au commerce. Le professeur John Asafu-Adjaye, agrégé supérieur invité à l’IEA, était d’avis qu’un accord commercial réciproque avec l’Union européenne aurait probablement des effets généraux indésirables pour les pays de la CEDEAO, dont le Ghana. Il a conclu que le mieux pour la CEDEAO serait de conclure un accord de libre-échange exempt de barrières tarifaires et non tarifaires et apportant des solutions aux contraintes liées à l’approvisionnement.

Perceptions du public sur les conditions socio-économiques et la gouvernance

L’IEA a aussi présenté les résultats du sondage de 2015 sur les conditions socio-économiques et la gouvernance mené dans les 10 régions du pays. L’étude a permis de recueillir des renseignements importants sur la perception des Ghanéens de divers enjeux : conditions économiques et de vie; sécurité publique et sûreté; liberté et dérive médiatique; discrimination et relations entre les groupes ethniques; facteurs qui influent sur les élections; confiance dans les institutions, problèmes importants touchant le pays; rendement du gouvernement, corruption, pots-de-vin et accès aux services publics. Il s’agit d’une ressource inestimable pour les personnes responsables de planifier et de réformer les politiques et de mettre en oeuvre des mesures stratégiques. Entre autres, il existe un besoin d’adopter des réformes qui accéléreront le transfert des avancées afin d’améliorer les conditions de vie des Ghanéens, particulièrement en ce qui concerne l’emploi, de conclure l’IEA.

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