Un programme de formation en médecine d’urgence vise à freiner l’exile des cerveaux en Éthiopie

July 15, 2014

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Freiner l’exile des cerveaux en Éthiopie

Dave MacKinnon fait une démonstration sur la confection d’un plâtre devant des médecins résidents à Addis-Abeba.

Depuis trente ans, 4 000 médecins ont quitté l’Éthiopie pour se spécialiser à l’étranger. Malheureusement, très peu d’entre eux y sont retournés pour pratiquer dans leur domaine de spécialité. Aujourd’hui, grâce à la Toronto-Addis Ababa Academic Collaboration in Emergency Medicine (TAAAC-EM), les Éthiopiens et les Éthiopiennes jouissent d’un accès croissant à des services de médecine d’urgence. Mené avec l’appui du CRDI, le programme de spécialisation en médecine d’urgence de la TAAAC-EM vise à améliorer les soins aux patients en Éthiopie.

Une collaboration canado-éthiopienne

De concert avec l’Université de Toronto, l’Université d’Addis-Abeba a mis au point un programme de formation en médecine d’urgence répondant aux besoins en matière de médecine d’urgence dans le pays. La médecine d’urgence constitue une priorité du gouvernement de l’Éthiopie depuis 2008. L’Université d’Addis-Abeba a d’ailleurs été chargée d’assurer la spécialisation des médecins et le maintien en poste des médecins spécialistes.

Avec l’appui du CRDI, la TAAC-EM a

  • fait en sorte que 80 % des diplômés de la promotion de 2013 (la première) occupent un emploi dans le secteur public en Éthiopie;
  • publié 54 modules de formation en ligne offerts en libre accès;
  • mis au point un programme de recherche axé sur les soins et services d’urgence fondés sur des données probantes à l’Université d’Addis-Abeba.

La TAAAC-EM constitue également un modèle pour les autres pays disposant de peu de ressources qui souhaitent pallier leurs lacunes sur le plan de la médecine d’urgence.

Prochaines étapes

Ce projet continuera d’assurer la formation de professionnels de la médecine d’urgence et d’oeuvrer à l’amélioration de la façon dont cette formation est offerte dans d’autres régions démunies. Afin de renforcer les capacités à l’échelle locale et d’assurer la durabilité des retombées, on confiera la direction du projet à des médecins spécialistes, qui assumeront alors les responsabilités de leurs homologues canadiens.  

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