Un outil destiné aux centres antipoison sauve des vies

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Division des communications, CRDI
DES EFFETS DURABLES
Morsure de serpent, empoisonnement alimentaire, exposition à des produits chimiques toxiques… voilà des situations qui peuvent causer la mort si l’on ne parvient pas à identifier et à administrer rapidement l’antidote voulu. Depuis 1988, INTOX, un système informatique qui relie des centres antipoison du monde entier, permet d’obtenir cette information cruciale en quelques minutes.
À LIRE ÉGALEMENT

Système IPCS INTOX
Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail
 
INCHEM.org
Chemical safety information from intergovernmental organizations (IPCS INCHEM) (en anglais)
 
Bibliothèque numérique de CRDI
Extrants de recherche relatifs à INTOX

Le CRDI en Égypte
Ces dernières années, les interventions du CRDI en faveur de l’Égypte ont d’abord visé à procurer de l’eau aux agriculteurs et à les aider à faire un meilleur usage de cette précieuse ressource

P.K. Abeytunga, vice-président du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail (CCHST), explique que l’on a constitué une énorme base de données à partir de données fiables provenant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres sources, qu’on a mise à la disposition de centres antipoison situés en différents endroits dans le monde.

Grâce au soutien du CRDI et en collaboration avec l’OMS, le CCHST a participé à la mise au point d’INTOX, qui bénéficie de l’expertise d’une centaine de spécialistes en toxicologie de 60 pays.

 
Ce système de gestion harmonisée des données fait en sorte qu’il est possible pour les centres antipoison de mettre en commun leurs connaissances et de profiter de leur expérience respective.
 
Selon M. Abeytunga, l’un des avantages de ce système, c’est qu’il est accessible à toutes sortes de centres, même les plus petits établis dans des pays en développement, comme celui qui a vu le jour au Caire en 1990 avec l’aide du CRDI.
 
On estime que le système a permis d’éviter une nouvelle flambée de botulisme (une maladie particulièrement meurtrière) en 1992. Par ailleurs, grâce à lui, plus d’un millier de médecins un peu partout en Égypte savent maintenant reconnaître, traiter et gérer les causes d’empoisonnement courantes.